Une voiture, un couteau et en avant

Donc aujourd’hui c’était au tour de Londres (arf, vive l’humour). Inutile d’épiloguer. Mode opératoire on ne peut plus commun, profil du suspect on ne peut plus convenu. Le tout dans une ville où les fliquettes ont le droit de bosser voilée et où le maire est un musulmans pakistanais. Preuve qu’on ne se mettra jamais assez à genoux devant l’islam – parce que si vous ne l’aviez pas compris, c’est une fois de plus de ça qu’il s’agit. C’est pénible à force.

Je vais un peu m’énerver, pour changer. S’il n’y avait que le terrorisme, ça serait gérable. On pourrait se dire qu’une minorité de salopards nous en veulent à mort et on attendrait gentiment que les flics fassent leur boulot, et, au fond, le nombre de morts annuel dans toute l’Europe resterait nettement inférieur à celui d’un week-end de la Toussaint bien arrosé sur les routes de France.  Mais il y a tous les musulmans « modérés ». Les suiveurs, les attentistes. Les faussement intégrés comme les braves gens sincères. Personne plus que moi ne peut se vanter de savoir que les situations individuelles sont toujours plus compliquées qu’on ne croit. Mais dès qu’on regarde la situation d’ensemble, ce qui nous pèse au quotidien, ce ne sont pas les attentats ni les prêches radicaux d’imams crasseux dans des mosquées obscures. Ce qui nous emmerde, ce sont les kebabs qui prolifèrent et leur clientèle de simili-racaille, les bars à chicha, les voyous qui squattent les immeubles, les criminels musulmans qui constituent 70% de la population carcérale, l’insupportable habitude de tutoyer tout le monde, les mariages rebeux qui bloquent la circulation, les fatmas obèses qui ne parlent pas un mot de français et font la queue à la CAF, les embrouilles pour une cigarette ou un regard, les épiceries orientales, les chauffeurs d’Uber qui jouent les beaux gosses, les comiques arrogants portés au pinacles par les chaînes de télé, les boucheries hallal, l’agressivité systématique à la moindre critique, les prières de rue, la revendication systématique pour tout et n’importe quoi. Bref, l’omniprésence d’une culture qui ne semblent réussir à s’hybrider avec la notre que sur ses pires aspects.

Musulmans modérés, vous souhaitez vraiment nous aider à lutter contre le terrorisme ? Commencez par rentrer au bled. On s’occupera des radicaux tous seuls.

 

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Quelles élections ?

Beaucoup de boulot et un manque irrépressible d’intérêt pour l’actualité ont ralenti un peu mon blog ces derniers temps. Il faut dire qu’entre la fissure anale d’un délinquant et les mésaventures archi-prévisibles des Fillon et Marine, les récents événements sont d’un ennui mortel. On a l’impression d’assister pour la nième fois à une mauvaise pièce de théâtre dont le grotesque enfle de façon inversement proportionnelle à la sincérité des protagonistes. Les journalistes eux-même ne croient plus vraiment à tout ce cirque qu’ils orchestrent en permanence et n’ont plus que pour unique solution d’en remettre des couches bien épaisses. La quantité, après tout, est une qualité par elle-même et permet de maintenir quelques instants de plus l’illusion.

Impossible donc de s’intéresser à l’élection présidentielle qui me paraît cette fois être une chose dont j’en viens à douter qu’elle arrive véritablement. C’est 2012 en pire. J’ai voté à toutes les élections depuis que j’ai l’âge légal pour participer à ce genre de choses interdites aux moins de 18 ans, mais cette fois, je doute. L’abstention façon Micberth me tente de plus en plus, mais un réflexe frileux et peut-être moutonnier me pousse à faire mon devoir, qui sonne plus comme celui d’un obligation conjugale pénible que comme le glorieux sacrifice d’un poilu. De plus, j’ai toujours eu la faiblesse de répondre à ceux qui critiquaient la politique sans avoir voté qu’ils auraient pu commencer par prendre leur carte d’électeur – histoire authentique, puisque la personne la plus râleuse que je connaisse au sujet de nos institutions et politiciens n’ai jamais pris la peine de s’inscrire sur une liste électorale et se pose pourtant en fervent défenseur de la république. Allez comprendre.

En attendant, je continue ma lecture du fameux Mallet et Isaac. Le second tome est consacré à l’âge classique, qui fourmille de guerres de religions en tous genres et de réactions nobiliaires. À croire que la France ne peut vivre sans trahison permanente de ses élites qui empêchent toute réforme et sans guerre, civile ou non.

Autre lecture fascinante : Les Derniers Jours, de Michel de Jaehgere. Un gros livre sur la chute de l’empire romain qui se lit vite malgré son nombre de pages conséquent (près de 700) et qui nous montre l’installation progressive des barbares dans l’empire finissant – et il faut noter au passage que ces fameux barbares germaniques, qui fascinent tant certains, n’étaient pas franchement les guerriers invincibles qu’on aiment à se représenter car s’ils ont envahi l’empire, c’est parce qu’ils fuyaient devant les Huns, et que la plupart de leurs confrontations avec une armée romaine organisée ont tourné à leur désavantage. Intéressant de voir comment des bandes de pillards frustes ont finit par prendre pied dans une société encore colossalement riche, mais en déliquescence complète. L’auteur ne se risque pas à répondre à la question mille fois débattue de ce qui a conduit à la chute de l’empire, mais il suggère quelques pistes qui sont évidemment en résonance avec des phénomènes que nous ne connaissons que trop bien : perte de sens civique, avortement généralisé, difficulté de recrutement des soldats parmi le peuple autochtone…

Courage, avec un peu de chance, on rigolera un peu en mai prochain

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Un dimanche dans le Nord

AC/DC tourne en boucle dans la sono qui crache à travers le vent froid du nord. Le cliché total du rock bien lourd. Ambiance idéale. Parfois la voix du speaker vient décrire un spectacle invisible avec un enthousiasme que le ciel bas et la température mordante ne viennent pas ternir. Devant moi ce n’est qu’une longue rangée de dos serrés les uns contre les autres surmontés de bonnets. Les gens son massés sur le parapet qui cours le long de la plage et il faut bien que je me rende à l’évidence : je ne vais pas voir grand chose du mythique départ de l’Enduro du Touquet.

Je suis arrivé pris dans le flot ininterrompu des motards qui convergent vers la plage du Touquet. Le ciel est nuageux comme jamais et il fait froid. Des dizaines de motos sont rangées sur le front de mer. Tous sont venu pour le fameux Enduro, qui s’appelle aujourd’hui Enduropale. Enduro. Côté d’opale. Tu suis ? J’ai mis une semaine à faire le rapprochement. Qu’importe. On est là pour voir des tas de bécanes ramer dans du sable pendant trois heures. Pour l’instant d’ailleurs, je ne vois pas gand chose. J’essaie d’apercevoir entre les corps massés le fameux départ. Juste dans un petit interstice, entre un bras et une taille, je surprends comme à travers une serrure la meute qui s’élance par vagues.

C’est vrai que quand ils chargent on dirait qu’ils sont mille. Tous de front sur quelques dizaines de mètres. Le sprint du départ, avant d’attaquer le premier virage qui va les faire entrer dans le circuit proprement dit, une longue boucle de 12 kilomètres de sable et de bosses. Le marathon du motocross. Trois heures à s’user, à foncer dans le sable et fatalement à s’enliser. Les meilleurs semblent voler du sommet d’une bosse à l’autre alors que le tout-venant peine à maintenir le rythme. Dès les premiers tours tous son recouverts d’une épaisse couche de sable. On se demande bien ce qu’ils peuvent voir à travers leur masque. Ils doivent aussi fatalement en respirer à plein poumons, de ce sable du nord. Les machines aussi sont recouvertes d’une croûte épaisse, tout se noie d’une couleur beige sombre, les roues et les chaînes crachent d’immenses gerbes.

Rapidement le flot se dilue, les motos passent en continu et il y a du spectacle pour tout le monde. J’ai réussi à me hisser sur le parapet et comme de milliers d’autres spectateurs je peux voir à quelques mètres de moi les engins furieux. La fatigue est vite palpable, les commissaires de pistes agitent sans cesse le drapeau jaune car il y a toujours une moto affalée quelque part qu’un anonyme épuisé essaie de relever pour repartir aussitôt. Voila que juste devant moi l’un d’un s’est arrêté, il a enlevé son casque. L’épuisement se lit dans son regard, il n’en peut plus. Deux heures déjà qu’il tourne dans cet enfer. Ses yeux peine à accrocher quoi que ce soit, il est l’image même du désarroi malgré les encouragements de la foule à continuer. Il repartira pourtant.

Vient le moment où les spectateurs eux aussi fatiguent et vont par petites grappes faire la queue devant une baraque à frites. Je déambule dans cette foule du nord. Il n’y a pas que des motards, beaucoup de familles. Des gens des environs. L’Enduro, c’est le gros événement de l’hiver. Il commence à pleuvoir doucement. Partout les visages et les démarches d’un peuple tranquille et un peu brut. La moto, c’est un truc de bourrins. L’authentique prolo du nord s’est donné rendez-vous ici. Même les frimeurs de la moto vintage n’osent pas se montrer. On est dans le vrai. Je consulte rapidement mon diversomètre : il indique le zéro absolu.

Plus loin je trouve un endroit pour m’approcher au plus près de la piste. Les motos bondissent à quelques centimètres de moi alors que je tente désespérément de les saisir à bout portant avec mon appareil photo. En un sens, ça me rassure de savoir qu’il y a encore des endroits où on peut risquer de se prendre une moto sur la gueule en bord de piste.

La pluie se met à tomber plus drue à quelques minutes de la fin. Il est temps de rentrer. Les gens remontent lentement de la plage. Le ciel est toujours aussi gris. Trois militaires patrouillent en vigipirate consciencieux qu’ils sont. Le diversomètre frémit légèrement à leur approche. Un peu plus loin, entre les oyats qui bordent la piste cyclable, un couple d’ado s’embrassent cachés dans leurs capuches.

La pluie me signifie clairement qu’il faut quitter les lieux. Au loin, la plage, la mer et le ciel se fondent dans un dégradé infini de gris. C’était un bon dimanche.

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Tocqueville et la démocratie

« Ainsi non seulement la démocratie fait oublier à chaque homme ses aïeux, mais elle lui cache ses descendants et le sépare de ses contemporains ; elle le ramène sans cesse vers lui seul et menace de le renfermer enfin tout entier dans la solitude de son propre coeur. »

Tocqueville, De la Démocratie en Amérique II – 2ème partie ch. 2

On y est arrivé. Effrayant.

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Dignité en kit

Métro le dimanche soir tard. Je tombe sur un affiche qui demande de faire un don de 7 euros afin d’offrir à « tous les réfugiés » un « kit dignité ». Pour que le chaland comprenne bien de quoi il s’agit, il y a une serviette, du savon, une brosse à dent, une serviette hygiénique et je ne sais quoi d’autre sur l’affiche. Je ne savais pas que la dignité se vendait en kit, et je me suis demandé si c’était vraiment utile d’offrir un nécessaire de toilette à des gens qui semblent avoir une propension à chier dans les douches – sans parler du fait que leur idée de bien se tenir inclue apparemment le viol des femmes et des enfants qui passent à leur portée.

Juste à côté, il y avait un type endormi en chien de fusil autour d’une bouteille de vin entamée. Il était habillé tout en noir et ses chevilles grêles qui flottaient dans les jambes de son pantalon lui donnait une impression de fragilité extrême. Quelques cheveux gris filasses s’échappaient d’un chapeau mou et encadrait un visage rougi par l’alcool. Un peu plus loin, un de ses camarades d’infortune dormait complètement enveloppé dans un sac de couchage informe, la tête posé sur un sac de sport usé presque vide. Par temps froid la RATP laisse les clochards s’abriter dans le métro. C’est déjà ça. Eux avait l’air d’en avoir un besoin urgent, de dignité. Et encore, ceux qui feraient bien de s’acheter un peu de dignité en kit, ce sont ceux qui s’apitoient sur le sort du migrant au destin somme toute volontaire en oubliant ces pauvres hères qui crèvent lentement dans le métro parisien.

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Un peu de lecture

L’actualité est tellement déprimante que je me lasse de la commenter. Par contre, je suis tombé par hasard sur une réédition en poche des fameux manuels d’histoire Malet et Isaac. J’ai acheté le premier tome sur l’antiquité et le moyen-âge, ça se lit très bien. Très clair, simple, ces livres donnaient assurément de bonnes bases – malgré quelques inévitables clichés, mais il faut bien comprendre que tout cela date du début du XXème siècle. Le plus étonnant est que le manuel en question était destiné à des élèves de 5ème et de 4ème. Au vu du niveau de langue avec lequel est écrit ce livre, je ne peut m’empêcher de me demander si des élèves de « niveau bac » d’aujourd’hui, comme on dit, seraient capable de le lire, sans parler d’en retenir le contenu.

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Le pouvoir des juges

Hollande, avant que de se faire éjecter en beauté, profite encore un peu du pouvoir présidentiel. Il a décidé de gracier totalement Jacqueline Sauvage, au mépris d’une décision de justice appuyée par deux fois sur le verdict de jurys populaires. Belle image de l’État de droit. J’avoue n’avoir que très peu suivi cette affaire, et je pense que ce bourgeois repu de Hollande ne cherche qu’un moyen de plus de se faire mousser avant la débâcle finale.

Évidemment, on ne peut qu’être pris dans un dilemme de détestation. Faut-il donner raison à un président honni qui se comporte en monarque contre une magistrature qui n’a que trop tendance à condamner lourdement les citoyens honnêtes qui ont le malheur de se défendre contre la racaille, tout en faisant preuve d’une mansuétude criminelle face à des multirécidivistes de toutes sortes ? Au contraire, faut-il soutenir la justice contre un pouvoir présidentiel qui prend des airs d’arbitraire, par peur de voir un jour un président demander l’emprisonnement pur et simple de tel ou tel sous quelque prétexte plus ou moins valable, revenant ainsi aux heures les plus sombres des lettres de cachets (et je verrais assez bien Valls le Blancos dans ce genre de rôle, allez savoir pourquoi…) ?

En tout état de cause, je crois modérément au fameux « pouvoir des juges », et l’affaire Lagarde semble me donner raison. Il n’y a rien de plus servile que la magistrature, qui condamne toujours, étrangement, dans le sens que souhaite le pouvoir. Un article sur un blog peut vous valoir une condamnation à de la prison ferme alors qu’un criminel qui vient d’égorger trois personnes dans la Drôme avait été libéré récemment malgré un parcours criminel avéré, pour ne rien dire d’un Somalien qui écope de 15 mois fermes (peine qu’il n’exécutera pas, toute condamnation à moins de 2 ans ne donnant pas lieu à un emprisonnement effectif) pour avoir violé à plusieurs reprises sa belle-fille de 12 ans.

Le pouvoir des juges est une escroquerie de plus. Les magistrats font partie de la caste dirigeante et appliquent sa politique. Il paraît d’ailleurs qu’il s’agit du corps de métier qui n’a fourni aucun résistant pendant l’occupation. Si cela est vrai, ce n’est guère à leur honneur. Mais comme les autres, ils obéissent.

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