Pas d’amalgame à Barcelone

Ce qui me choque le plus avec les attentats islamistes, c’est qu’ils ne me choquent plus. Je ne ressens même plus l’horreur teintée de fascination morbide à la vue des images bataclantesques qui ont envahies une fois de plus internet. Je hausse les épaules avec un soupir de lassitude en pensant à part moi qu’une fois de plus, ce sont toujours les mêmes musulmans qui n’ont rien à voir avec l’islam, bien entendu, et qu’une fois de plus tout cela vient sinistrement confirmer les avertissements des vilains fachos et autres réactionnaires complotistes qui, depuis près de 30 ans pour certains, n’ont cessé leurs mises en garde.

La semaine avant pourtant bien commencée. Entre les débordements meurtriers de Charlottesville et la funeste pizzeria de Sept-Sorts, la médiacratie tenait un terroriste nazi et pour une fois un vrai déséquilibré. Du point de vue du storytelling, le bilan était « globalement positif », comme auraient dit les cocos français. Manque de chance, il y a toujours un brave gars gentil comme tout et bien connu de ses voisins pour venir faire tout foirer et commettre un attentat à la voiture bélier. Des morts, des blessés, le record de Nice n’est pas battu mais l’esprit est là, qui plus est dans la ville chérie des bobos qui ont tous été y passer un week-end ou deux. Une saloperie de plus. Ça va finir par se voir, à force qu’il y ait des attentats presque toutes les semaines.

Curieusement je ne m’attends pas vraiment à une réaction de la caste au pouvoir. Après tout, si je deviens presque blasé de ce genre d’horreur, il est probable qu’eux non plus ne s’affolent pas trop. Il faut s’habituer, et c’est ce que nous faisons progressivement. Valls nous le disait, rejoignant dans un magnifique arc islamo-républicain Sadiq Khan, ce brave maire de Londres pour qui les attentas meurtriers sont une part admissible de la vie dans une grande ville. Façon de nous dire « fermez vos gueules sinon ça va barder ».

Tout cela devient franchement pénible. Je voulais parler un peu d’autre chose, de jeûne et de minimalisme, de boxe et de littérature, mais l’actualité me force à retomber dans la diatribe. C’est un peu dommage, on aimerait pouvoir penser à autre chose de temps en temps.

Alors pas d’amalgame, des fleurs, des bougies et la tour Eiffel aux couleurs de l’Espagne – ou de la Catalogne, il faut se méfier des susceptibilités. Peut-être bien que je devrais tourner ma veste au fond. Y’a l’air d’y avoir un marché.

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Taboo

Il ne m’arrive que très rarement de regarder des séries ou des films. Je les trouve ennuyeux au bout de quelques dizaines de minutes. Tout me semble excessif et cousu de fil blanc. Les séries, passé les premiers épisodes qui instaurent une attente, deviennent un sempiternel recommencement et les personnages sont atrocement prévisibles. Cela dit, j’ai tenté récemment de regarder Taboo, une série portée toute entière par Tom Hardy, de la conception à l’interprétation. L’esthétique gothique et brumeuse de Londres au XIXème siècle est remarquable quoi qu’un peu pesante à force et Tom Hardy possède un charisme monolithique qui fonctionne relativement bien – quoi qu’il devienne pénible au bout de quelques épisodes, mais cela paraît inévitable. Cette série m’intéressait surtout en ce qu’elle mettait en scène la Compagnie des Indes orientales et donnait une approche intéressante des relations anglo-américaines au début du XIXème siècle, et de ce point de vue elle est relativement stimulante.

Il semble cependant que cette série ne puisse échapper aux deux travers de l’époque qui sont une fascination malsaine pour la déviance et l’obscène et une génuflexion devant le politiquement correct qui tourne au ridicule. L’inceste et le meurtre horrible font partie intégrante du personnage et  tout est exposé avec une complaisance qui finit par écoeurer sous couvert d’un vague secret que l’on évente dès les premières scènes. On pourrait admettre que cette fascination morbide pour le crime et le tabou fasse partie du concept (d’où le titre, n’est-ce pas), mais le ridicule entre en scène quand est introduit un personnage Noir abolitionniste qui cherche à faire un procès à la Compagnie pour le naufrage d’un navire rempli d’esclaves. Ce n’est pas tant l’anachronisme évident de ce type de vision du monde et le politiquement correct larmoyant qui le soutien que l’affirmation on ne peut plus sérieuse d’une falsification idéologique de l’histoire qui rend la chose effarante. Ce personnage soutient en effet que les pyramides d’Égypte ont été construites par des Noirs et, fort de cet argument, cloue le bec à deux représentants de la Compagnie. Tom Hardy nous fait une magnifique crise de kémitisme aigü. Cela ne pourrait être qu’anecdotique mais se révèle inquiétant car il s’agit d’introduire dans la culure mainstream populaire des notions historiques entièrement fausses et idéologiquement dirigées contre les peuples européens. Pire encore que l’ignorance est l’illusion de la connaissance.

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Laideur contemporaine

À nouveau je me suis éloigné de Paris quelques jours et à nouveau je l’ai retrouvé. Ce qui m’a frappé cette fois, outre le taux de divers frôlant l’obscénité et la crasse habituelle, c’est la laideur abyssale de la quasi-totalité de ce qui est postérieur aux années 60. Les bâtiments modernes sont laids, les commerces arborent presque tous des enseignes dont le souci esthétique semble être la dernière des préoccupations. Police de caractère, couleur, proportion, vitrine… tout est raté et vieillit incroyablement mal. Même les logos les plus récents sont d’une affreuse banalité. Je soupçonne que toute cette laideur vient en partie de ce que tout est maintenant dessiné non plus de la main de l’homme mais par l’intermédiaire d’ordinateurs qui ne connaissent que la froide exactitude du pixel. Le sens esthétique semble avoir fuit la capitale au profit de l’exactitude et de la lisibilité normée et déprimante. De tout cela surgit parfois l’archéo-futurisme des hipsters et autres bobos qui par leur goût du vintage réintroduisent un peu de beauté dans le paysage, grâce leur soit rendue. Parfois aussi quelque enseigne récente a fait l’effort d’un code esthétique agréable dont on espère qu’il ne prendra pas trop vite la teinte de son époque et qu’il évitera de devenir stupidement daté.

La réappropriation de notre pays passera aussi par un renouveau de la beauté, et c’est pourquoi nous avons autant besoin de poètes et d’artistes authentique que d’hommes à poigne. Je ne vois pas les second venir à l’horizon, mais les premiers semblent exister encore, et cela est peut-être une note d’espoir. Il nous faut lutter à toute force contre la non-civilisation du jogging et des logos informes tout autant que contre, évidemment, tout le reste.

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Transgénérationnel

Discussion la semaine dernière avec deux générations de Français. Un couple de Bretons d’environ 70 ans, fonctionnaires à la retraite, lui ministère de l’économie, elle ancienne prof de lycée catholiques et plutôt de gauche. Un de leurs petits enfants, 18 ans, en prépa pour une école d’ingénieur, et son pote, même profil. Les vieux vivent en Bretagne après une carrière en région parisienne, les jeunes du côté d’Amiens. Dès que j’évoque l’islam et les divers, sur le mode sérieux pour les vieux, sur le mode troll anticonformiste pour les jeunes, les réactions sont les mêmes : approbation à demi-mot et inquiétude. Les vieux sont exempt de racisme mais effarés de la progression de l’islam, en bon républicains sincères qu’ils sont. Les jeunes sourient de cet air un peu gêné mais approbateur quand je leur expose rigolard mes opinions sur les divers. On sent qu’ils savent et qu’ils sont à la fois étonnés et soulagés que quelqu’un ose dire sans honte ce qui tourne quelque part dans leur tête mais qu’on leur a appris à réprimer.

Les Français savent. Ils sont conscients du problème. Mais ils ne font rien et ne sont pas prêts à faire quoi que ce soit. Il faut que quelqu’un leur montre la voie. Et ce quelqu’un, homme ou groupe, parti, mouvement, n’existe pas encore. Celui qui saurait trouver la juste tonalité pourrait faire de grandes choses. À ceci près que les Français souhaite surtout ne pas se salir les mains.

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Identité dynamique

Je suis passé dans une librairie que j’ai coutume de fréquenter et j’ai pu y contempler avec déplaisir la couverture du dernier ouvrage du sinistre Hervé Le Bras sur laquelle s’étalait un bandeau proclamant que « notre identité ne peut être que dynamique ». Cette phrase ne veut absolument rien dire, mais cela fait bien et impressionne le chaland. Le ton péremptoire de cette affirmation toute marketing relève d’ailleurs de l’intimidation intellectuelle dont Le Bras semble être un fervent utilisateur. On l’a entendu en effet face à Renaud Camus sur France Culture commencer son intervention en disant  « je suis polytechnicien, je suis un scientifique », manière de dire dès le départ que lui est important et que quiconque le contredira devra d’abord présenter un titre au moins aussi ronflant. Passons rapidement sur le fait qu’un homme de 74 ans qui commence par se réclamer d’un diplôme obtenu dans sa vingtaine serait tenu ailleurs qu’en France pour un pauvre type manquant sérieusement de confiance en lui – mais il y a là cette maladie bien française de croire qu’un homme ne peut se définir autrement que par un bout de papier obtenu à force de bachotage dans sa prime jeunesse. Notons aussi que cette identité est singulièrement peu dynamique. Le Bras se présente lui-même comme figé et déterminé définitivement par son statut de polytechnicien.

Identité dynamique est en réalité une façon de dire que la population de la France change et que Le Bras s’en réjouit. Si je voulais pinailler sur les concepts, je pourrais lui faire remarquer que ce qui est identique, c’est le même, et qu’en devenant autre la population n’est plus la même et perd donc son identité, mais les Grecs ont suffisamment exploré ce sujet délicat pour que je ne m’étende pas. La réalité désignée par cette étrange locution d’un même changeant, c’est que la France se bougnoulise et que Le Bras s’en réjouit mais, hommage du vice à la vertu, se sent obligé de camoufler sa joie derrière des statistiques qui disent exactement le contraire de ce dont il se délecte car il en connaît la nocivité.

Au-delà de la manipulation idéologique des statistiques dont Le Bras nous vante la valeur scientifique mais qui sont basées sur des catégories purement administratives et donc arbitraires, et qui de ce fait ne démontrent rien d’autre que ce que souhaitent démontrer ceux qui définissent ces catégories (vous suivez ?), notre brave statisticien ne fait qu’incarner dans toute son horreur la satisfaction repue de sa génération. Fils d’universitaire, universitaire lui-même, il n’a probablement jamais produit autre chose que du papier et encore moins fourni une journée de travail honnête. Toute sa carrière a consisté à occuper un poste superflu aux frais de l’État, et avec d’autant plus de facilité que l’argent abondait durant les trentes glorieuses. Baby-boomer ayant profité toute sa vie de la croissance, le voila bien installé dans la vie. Il n’a jamais connu l’angoisse de l’avenir ni la perspective de côtoyer des divers agressifs durant sa jeunesse. Pour ceux sa génération, la vie a été tout benèf’ et on l’imagine sans peine propriétaire avec suffisamment d’économies pour aider ses enfants et petits enfants, s’il en a. C’est justement de sa position d’identité assurée et non-contestée qu’il nous exhorte à accepter l’instabilité et le chaos qui semble de plus en plus être notre lot. Il est toujours facile de prôner le changement et l’instabilité quand on est soi-même suffisamment ancré dans la vie pour ne pas avoir à s’en faire, tant matériellement que sur le plan de l’identité.

Il semble oublier un petit détail : le « dynamisme », ce n’est pas toujours pour le mieux. Après tout, le déclassement pour se retrouver dans un quartier plein de divers, c’est une identité en plein dynamisme, non ?

 

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Atonie

On ne va pas se mentir, l’actualité est molle. Le macronisme entre à l’assemblée qui n’a plus grand chose de nationale en fanfare, un petit attentat par-ci par-là, un coup à Londres, un coup à Paris, un coup à Bruxelles. À croire que les terroristes ne savent pas que le brexit a eu lieu. Mais comme avait dit feu Manu la tremblotte, il allait falloir s’habituer. Et sur ce coup, il n’avait pas tort : on est tellement habitué qu’on trouve à peine de quoi brailler sur un blog à chaque nouvel attentat. Les Français semblent s’accommoder de la violence coranique tout aussi bien que les Anglais. J’imagine qu’on appelle cela la civilisation : ne pas se ruer sur des gens pour les massacrer même quand ils le méritent mille fois.

Il y a bien cette députée diverse fraîchement élu qui s’engage pour qu’on puisse dire « nique la France », parce que, voyez-vous, cela relève de la liberté d’expression. J’aimerais connaître son avis sur les condamnations  qui s’abattent sur Boris Le Lay ou sur Faurisson, si on a le droit de dire tout le mal qu’on pense de l’islam ou encore si on peut légitimement désapprouver la présence massive de divers, en utilisant s’il vous plaît les termes injurieux de n*gre et de b**gn**le – parce qu’après tout, « nique » est injurieux. Mais j’ai comme une petite idée de sa réponse. Cette députée se présente d’ailleurs comme « élue de la république ». La boucle est bouclée, la république nique la France, et vous, bande de contribuables, êtes sommés de payer pour ce cirque.

À part ça, les divers, qui sont des chances pour la France et qui vont, n’en doutons pas, payer les retraites de tout le monde, se désennuient en ouvrant les bouches à incendie. La flotte est gaspillée par milliers de mètres cubes, les cochons de payant se verront présenter la facture (pas loin du million d’euro quand même, à ce tarif, la racaille a clairement des goûts de luxe), mais les protégés de la république peuvent s’amuser, alors tout va bien. On comprend mal ce que nous apporte des demi-débiles qui s’allongent dans les caniveaux pour patauger dans 10 cm d’eau (je n’invente rien, il y a une vidéo), mais apparemment c’est une très bonne affaire pour le pays.

Vous l’aurez compris, la diversification de la France avance à grands pas. Ils nous emmerdent par le bas avec leur incivisme et leurs crimes et délits permanents, mais ils nous crachent aussi à la gueule depuis l’assemblée. C’est beau le vivre-ensemble.

Vivement que tout cela s’écroule. C’est fatigant à la fin.

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Pierre Manent et les intellectuels libéraux

Une question qui m’a toujours taraudée est celle de l’antériorité ou de la postériorité des théories politiques sur les faits. Les idées influencent-elles le réel ou ne font-elles que le décrire après coup ? Je suis plutôt partisan de la seconde solution, ayant dérivé d’une jeunesse hautement idéaliste à un pragmatisme parfois un peu brut. Ne négligeant cependant pas l’histoire des idées, j’ai lu récemment le bon livre de Pierre Manent Histoire intellectuelle du libéralisme.

Pierre Manent me semble prêcher pour sa paroisse. Pour lui, la philosophie classique décrivait après-coup le monde politique dans lequel vivait les hommes qui la produisait, alors que les libéraux, dont le premier fut Hobbes, auraient eu sinon une influence du moins un temps d’avance intellectuel sur la mise en place de régimes politiques qui, bon an mal an, ont fini par mettre l’individu au centre de la chose politique et distingué nettement société et État. Certaines analyses sont particulièrement frappantes quant au processus qui amène l’individu à se penser à la fois égal et indifférent à ses semblables, et qui ultimement abouti à une société relativement policée mais dans laquelle il ne se passe plus grand-chose et qui devient, en un sens, a-politique.

Il me semble cependant que Pierre Manent cède à une naïveté commune aux intellectuelles (naïveté qui frisait la bêtise dans son approche de l’islam, mais ceci est une autre histoire) qui est de croire que, finalement, nous pourrons sortir de l’histoire, dont la matière est la violence, grâce à l’aboutissement d’un régime qui ne connaîtra plus que des individus liés par la loi. Le point aveugle de ce type de raisonnement est qu’il refuse de voir les hommes comme ce qu’ils sont en réalité : des animaux sociaux. Nous sommes renvoyés à Aristote, qui pointait l’importante de ce qu’il appelait la philia dans la cité : il faut une sorte de fraternité, d’affect commun aux membres d’une entité politique. Sans cela, la cité n’existe plus. C’est exactement ce à quoi nous assistons dans nos modernes sociétés démocratiques libérales. Le sentiment de communauté d’affect se délite et dès lors la société elle-même tend à ne devenir que le champ dans lequel  se meuvent des individus esseulés – situation éminemment dangereuse quand au sein mêmes de ces sociétés se développent des groupes proposant une fidélité très forte entre leurs membres, et qui de plus ont le désir de former une contre-société destinée à détruire la société d’accueil.

J’en profite par ailleurs pour pointer le fait que la plupart des philosophes ayant produit des théories basées sur l’hypothèse d’un « état de nature » totalement fictif (Hobbes, Locke, Rousseau notamment) se sont gravement trompés sur un point au moins : l’homme n’est JAMAIS seul. C’est un animal social, et les ermites absolus sont des exceptions. Même les premiers hommes, qui vivaient effectivement une sorte d’état de nature, vivaient en groupe. Ce besoin est tel dans l’espèce humaine qu’il est souvent préférable de mourir que d’être exclu. Hobbes basait toute sa théorie sur le fait que la plus grande peur de l’homme est de mourir. Ce n’est pas faux pour un homme pris dans une société déjà policée, mais il est des circonstances dans lesquelles un homme craint beaucoup plus de passer pour lâche et d’être exclu du groupe que de mourir : c’est le cas de toutes les guerres. Il serait facile à n’importe quel soldat de refuser de se battre, mais il est insupportable à la plupart de se voir désigné comme paria suite à cette défection.

L’homme est un animal grégaire et la plupart de ses actions sont en réalité programmées par l’espèce pour la survie du groupe. Cette nécessité d’appartenir à un groupe et d’être identifié comme tel n’avait pas été détecté par les libéraux pour la bonne et simple raison que cela allait de soi. Ils vivaient dans des sociétés qui, bien qu’elles soient le lieu d’affrontements violents de groupes opposés (et c’est justement en réaction à cet état de guerre civile que Hobbes proposait sa thérorie du souverain), n’en incluaient pas moins l’homme dans tel ou tel groupe, selon telle ou telle fidélité.

Si grand que soient Hobbes et ses successeurs, Aristote reste le maître, car il avait compris l’humain.

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