Angoisse

Sans vouloir sombrer dans une panique alarmiste, quand je lis que les autorités allemandes envisagent d’appeler la population à stocker pour 10 jours de vivres et d’eau, je commence vraiment à sentir un drôle de frisson qui me parcourt l’échine. Ces gens savent probablement des choses que nous ignorons, mais que nous pouvons vaguement deviner. Les Allemands s’attendent à une catastrophe d’ampleur considérable, et il n’y a pas besoin d’être particulièrement perspicace pour supposer que ladite catastrophe pourrait avoir un lien avec le terrorisme musulman, et probablement avec l’invasion migratoire qui continue de se produire.

Cette citation, apparemment issue d’un document officiel, est proprement terrifiante :

« se préparer de manière appropriée à un événement qui pourrait menacer notre existence et ne peut être catégoriquement exclu à l’avenir »

Un événement qui pourrait menacer notre existence. Rien que ça.

Les Allemands sont des gens assez pragmatiques et efficaces. Ils savent s’organiser, c’est le moins qu’on puisse dire, et je ne crois pas savoir qu’ils sont gens à s’effrayer pour un rien. Tout ça n’est pas du tout, mais alors pas du tout une bonne nouvelle. Relativisons : si catastrophe il y a, ce sera un peu comme au bon vieux temps de Tchernobyl. Les effets secondaires s’arrêteront pile à la frontière. Sauf si bien sûr lesdits effets secondaires profitent de Schengen.

Là, on peut le dire : toute cette histoire, ça sent mauvais.

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Le « film préféré des Français »

On nous ressort la Grande Vadrouille, plus grand succès cinématographique de tous  les temps en France – du moins c’était le cas jusqu’à l’inexplicable succès de l’inepte pantalonnade des « Ch’tis ». La Grande Vadrouille est, paraît-il, le film préféré des Français. Pour une fois, je veux bien le croire, cette préférence n’ayant rien à voir avec les fameuses « personnalités préférées des Français » qui sont surtout les divers préférés des médias qu’on essaye de nous imposer à toute force dans des buts évidents de grossière propagande multiculturaliste. Cependant, les Français dont il s’agit sont probablement tous nés avant 1970, parce qu’il faut bien regarder les choses en face : la Grande Vadrouille commence à prendre un méchant coup de vieux.

Certes, tous ceux qui ont pu voir les maintes et maintes rediffusions télévisées du film dans les années 80 lorsqu’ils étaient enfants en conservent un bon souvenir, car c’était une comédie plaisante tenue par l’extraordinaire Louis de Funès, mais je ne suis pas sûr que le film fasse autant d’effet si on le revoit aujourd’hui une fois qu’on a atteint l’âge adulte. En fait, la Grande Vadrouille en dit bien plus long qu’on ne le soupçonne sur la mentalité des Français. Le film en lui-même est une réussite comique portée par le génie de Louis de Funès, dont le duo avec Bourvil – dont j’ai toujours détesté le personnage de demi-débile – fonctionne à merveille. Mais sur le fond, ce film donne une image des Français à laquelle il est peu agréable de s’identifier : deux clowns lâches et râleurs arrivent, par leur ingéniosité, à faire tourner les Allemands en bourriques.

En réalité, il y a deux publics de la Grande Vadrouille. Le premier, c’est celui des gens qui avaient connu la guerre et l’occupation, et à qui le film disait que finalement, tout ça n’était pas si grave et que s’ils n’avaient pas toujours eu un comportement héroïque, les Français avaient quand même été suffisamment malins pour mettre des bâtons dans les roues des Allemands, lesquels n’étaient après tout que des imbéciles raides et disciplinés. Bref, le film faisait l’unanimité parce qu’il allégeait singulièrement le fardeau de la collaboration et de la lâcheté de pas mal de Français. On préférait se voir en crétins retords plutôt qu’en lâches collaborateurs, la position du héros étant par trop improbable. Les Français aimaient se voir en cons sympathiques, peut-être parce que c’est que la plupart d’entre eux auraient voulu être, sentant bien que le côté sympathique avait probablement parfois fait défaut. Il y aurait long à dire cependant sur un peuple qui se reconnaît aussi bien dans un tel duo de losers.

Le second public est celui de ceux qui n’ont pas connu la guerre et qui voient surtout une bonne comédie. Ceux-là sont souvent des gamins qui pourtant ne peuvent s’identifier au peu héroïque duo, et dont certain ne manqueront pas de remarquer que les Allemands, même s’ils passent pour des cons, ont quand même les uniformes les plus stylés. La puissance comique de Louis de Funès fait toujours mouche, mais j’ai des doutes quand au personnage malsain dans lequel Bourvil se complaît et sur lequel il a fait une partie de sa carrière, et je crois avoir déjà dit ailleurs combien il me mettait mal à l’aise.

Le vrai film sur la période, sorte de matrice en négatif sortie dix ans avant, c’est La Traversée de Paris, de Claude Autan-Lara. On y trouve déjà de Funès et Bourvil, mais qui ne se complaisent pas dans leurs rôles tardifs de bouffons. De Funès est un lâche colérique et pingre, Bourvil un trouillard magouilleur peu viril dont la hantise est d’être fait cocu. Le film est emmené par Jean Gabin, sorte d’anarchiste de droite au charisme envahissant qui professe un cynisme déplaisant qui empêche qu’on le trouve vraiment sympathique. La vraie France de l’occupation est là : on y trouve des pleutres occupés de petites affaires égoïstes, dérangés dans leur médiocre survie par un provocateur nanti. Personne n’est épargné dans ce tableau dérangeant d’un Paris dans lequel les Allemands perdent toute bonhomie pour devenir une menace bien réelle qui parcourt la nuit et terrifie au moindre bruit. Film scandaleux dans lequel retentit la fameuse réplique « salauds de pauvres » aux accents céliniens, La Traversée de Paris est toujours mal passée : elle tendait aux Français d’après-guerre un miroir un peu trop net.

Tout cela ne serait que du cinéma si on ne pouvait y lire le défaitisme contemporain. Il semble que la France ne se soit jamais complètement remise moralement de la défaite et de l’occupation. Il est un peu triste que les Français n’aiment rien tant que de se voir en loosers sympathiques, que ce soit devant La Grande Vadrouille ou face aux postiers alcooliques d’un navet réalisé par un comique de seconde zone.

La Grande Vadrouille reste un bon film avec des moments comiques inoubliables, et en ces temps d’incertitudes identitaires, je ne doute pas que sa franchouillardise bonhomme fasse salle comble. Cependant, c’est plutôt de l’esprit du Gabin de La Traversée de Paris dont nous avons besoin aujourd’hui que de la crétinerie inoffensive et pathétique de Bourvil.

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Burkini ou pas ?

Les récentes polémiques sur le burkini me laissent un peu songeur. N’importe quel individu normalement constitué peut comprendre que cet accoutrement est profondément ridicule et relève d’une tentative bâtarde pour concilier des conceptions profondément arriérées avec un mode de vie typiquement occidental, en faisant un peu de provocation au passage. Musulmans, tenez-le vous pour dit : aller à la plage, ce n’est pas islamiquement correct. Une femme musulmane rigoriste ne va pas se baigner, elle reste à la maison avec les gosses. Soit vous voulez vivre rigoureusement en accord avec l’islam, soit vous voulez profiter des bénéfices de l’occident. On ne peut pas avoir les deux, et c’est au passage exactement la raison pour laquelle, si par impossible l’islam venait à dominer l’occident, tout ce qui est typiquement occidental disparaîtrait, y compris les Mercedes, les smartphones, les kalachnikov et le papier toilette.

Ceci dit, je suis partagé sur l’interdiction ou non de ce genre d’accoutrement. Les interdictions prises par certaines municipalités du sud de la France me semble relever d’un sain esprit de résistance à des abus (et peut-être aussi d’une vague trouille, afin de prévenir des troubles prévisibles et délicats à gérer – Sisco, ça vous dit quelque chose ? ), mais je ne peux m’empêcher de penser que plus les musulmans affirmeront leur différence irréconciliable dans l’espace public, plus les Français prendront conscience du problème. Cela tient à une position de principe de ma part qui : je considère qu’un musulman ne sera jamais français, et que musulmans ou pas, des maghrébins ne le seront pas non plus, sauf peut-être à dose homéopathique. Position que certains qualifieront d’un nom horrible qui commence par ra- et finit par -cisme, mais qui pourrait tout autant s’écrire réalisme. D’autre part, je ne souhaite pas être mis dans le même panier que des gens dont la culture et la mentalité, malgré tout ce qu’elles peuvent avoir de respectable, me sont profondément étrangères ; et je ne crois pas pouvoir réclamer autre chose que le nom de français. Je n’ai jamais cru à l’universalisme de la république qui ne veut voir que des citoyens avant que de voir des hommes, hommes qui ne sont jamais uniquement des individus isolés dans un instant dépourvu de passé et de futur. Cependant, je comprends qu’un très grand nombre de français ne me suivent pas sur ce terrain et soient rétifs à ce genre d’idées, mais à ma décharge, je fais partie de ceux qui disaient déjà il y a 20 ans ce qui se passe aujourd’hui.

Pour ce qui est du burkini il faut le voir pour ce qu’il est  : une stupidité doublé d’une intimidation, et doit à ce titre être dénoncé et méprisé. Le fond du problème, ce n’est pas de savoir si on doit ou non autoriser cette chose, c’est de savoir qui nous sommes, puis de le faire savoir. Le reste suivra. Le burkini reste d’une connerie monumentale et devrait être au moins compris comme le signe très clair que nous avons à faire à des tarés qui n’apporteront jamais rien de bon à notre culture et notre civilisation, que ce soit moralement ou esthétiquement.

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C’était un peu mieux avant

J’avais pris un peu de distance avec l’actualité ces derniers temps, et je dois reconnaître que cela fait un bien incroyable au moral. On se sent d’un coup plus léger quand on n’a pas à connaître le récit quasi-quotidien des exactions islamiques sur nos terres. Malheureusement, la réalité se rappelle bien vite à nous, et il faut bien constater que les choses empirent lentement mais sûrement. Suisse, Allemagne, Belgique… on peut dire que l’invasion ne chôme pas. Je ne vois pas la nécessité de commenter plus avant, je ne ferai que me répéter.

Même la récente affaire corse ne m’inspire pas plus que cela. Évidemment, je me réjouis que les Corses soient un peu plus coriaces que les Français quand ils se font emmerder par les arriérés adorateurs d’un illusoire prophète, mais je ne peux qu’y voir les inquiétants signes avant-coureur de troubles bien plus importants. Je note surtout que c’est en Corse que la population est solidaire et réactive, là où justement la police de la république est généralement obligée de prendre des pincettes avec la population. En France, l’emprise de l’État et de ses séides est telle qu’on ne peut guère espérer s’en tirer  aussi facilement si on relève la tête. Plus l’État est fort, moins le peuple est libre et courageux.

Je ne peux que constater une seule chose : tout va de plus en plus mal, et je suis d’autant plus sûr de mon fait que j’ai suffisamment vécu pour être capable de me souvenir des années 80. Les musulmans maghrébins posaient déjà des problèmes, mais sans commune mesure avec ce qu’on connaît aujourd’hui. Tout homme ayant passé la trentaine et ayant vécu en milieu urbain ne peut ignorer cela. C’était mieux avant, même si ce n’était pas terrible.

Le seul point positif que je trouve à tous ces troubles qui ne cessent de se multiplier, c’est que l’ennemi se fait de plus en plus visible, ce qui par contrecoup rappelle aux Français ce qui les unit. Rien ne vaut l’existence d’un ennemi déclaré pour resserrer les liens d’un peuple qui peinait jusqu’ici à se sentir vraiment solidaire. Aucun déclaration de principe, aucune « valeur républicaine » ne possède la force simple et brutale d’un ennemi commun pour rassembler un peuple. Dans leur grande stupidité et leur grand orgueil, les mahométans se voient déjà vainqueurs et prennent des libertés. S’ils avaient un peu de lucidité, ils sauraient que l’orgueil précède toujours la chute. La seule chose qui les tient debout, c’est l’attitude de l’État républicain, ouvertement hostile au peuple français et qui n’a cesse de faire des salamalecs à cette turbulente communauté. Pourtant, si le vent venait à changer, on verrait tous ces politiciens tourner leur veste prestement, comme toute les castes dirigeantes l’ont toujours fait.

Leurs crimes et leurs perpétuelles revendications, leurs chicanes et leurs pleurnicheries, leurs meurtres surtout, finiront bien par creuser leur tombe.

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Guerre de religion

Cette fois, c’est un prêtre qu’ils ont assassiné. J’ai déjà dit mille fois ce qui se passait, je ne vais pas me répéter. Un attentat mahométan tous les 10 jours devrait être suffisamment parlant. Je note que cette fois le caractère d’affrontement religieux est clair et net, de la volonté même des criminels. Comme s’ils voulaient nous dire « arrêtez de faire les autruches, arrêtez avec votre padamalgam et vos excuses psychiatriques, notre cause est authentiquement religieuse. »

Curieusement, à lire les réactions des citoyens ordinaires comme celles des politiques, j’ai l’impression que la prise de conscience est plus forte qu’auparavant, comme si dans la France pourtant déchristianisée la figure du prêtre martyrisée réveillait un vieux fond catholique. On ne touche pas impunément au sacré et la croix, quoi qu’on en pense, reste un symbole autrement plus viscéral qu’un journal satyrique. Seuls les journalistes semblent y rester insensibles, preuve qu’ils ont l’âme bien plus desséchée que les politiciens. Les politiciens, justement, commencent à patauger sérieusement. Ils n’ont pas eu l’impudence de nous faire le coup du « renforcement de l’état d’urgence ». Évidemment, ils « condamnent fermement », et Hollande s’est même fendu de la plus belle bêtise qu’il ait jamais dite sous la forme d’une formule-valise selon laquelle « tuer un prêtre, c’est profaner la République ». S’il avait ouvert un livre d’histoire dans sa vie, il saurait que sa république s’est précisément bâtie sur la haine de l’Église catholique et qu’elle n’a eu cesse de vouloir la rabaisser, et l’on ne peut qu’être frappé par la volonté une fois de plus affirmée de sacraliser la république qui serait une chose quasi-divine qu’on pourrait « profaner ». Mais ce sacré se fait sur le dos du sacré authentique et ne traduit finalement que l’horreur face à la profanation réelle que constitue l’assassinat d’un prêtre. N’accordons pas trop d’intelligence à notre président : il est probable que cette formule vide de communicant professionnel puisse resservir à l’envie, n’importe quelle action remettant méchamment en question le « vivre-ensemble » pouvant être qualifiée de profanation contre la république.

Seul cet imbécile de Cazeneuve, dont la seule parole honnête serait de présenter sa démission, s’est distingué en évoquant un illusoire concordat qu’il faudrait passer avec l’islam, preuve manifeste qu’il ne connaît rien à cette religion. L’islam n’est pas un catholicisme en djellaba et pantacourt et ne possède aucune autorité centrale qui pourrait négocier quoi que ce soit. Si un tel concordat était possible (et souhaitable, ce dont je doute), on se demande bien sur quoi il porterait. Moins d’attentats contre plus de mosquées ? Il y aurait un quota de morts que les mahométans devraient respecter, un peu comme sur un permis de chasse ? Ou alors il faudrait leur céder une partie du territoire en échange de cinq ans de tranquillité ? (je propose de leur donner Marseille, Bobigny et Roubaix pour commencer). Tout cela ne tient pas debout, on ne négocie pas avec des gens qui veulent nous tuer, ce que les flics ont bien compris puisqu’ils ont ordre, paraît-il, d’intervenir immédiatement sans parlementer.

Les plus abjects sont comme d’habitude et sans surprise les journalistes, dont certains ont décidé qu’il ne fallait plus donner les noms des assassins ni montrer leur photos, et ce à l’initiative d’un vaniteux et belliciste personnage dont je ne flatterai pas le narcissisme en me refusant à écrire les trois lettres qui le désignent ordinairement. Trop tard : au moindre attentat, on sait désormais, par habitude, à qui on a à faire. Dès que lesdits journalistes prennent des pincettes pour vous expliquer qu’on ne peut tirer aucune conclusion hâtive et qu’on n’est pas sûr d’avoir entendu le fameux glapissement « allaouakebar », on peut être certain de la nature du crime. Quand il y a un doute, en général, c’est qu’il n’y a pas de doute.

Il ne nous reste qu’à espérer que la prochaine cible ne soit pas une école maternelle et que les prochaines minutes de silence ne seront pas pour nous ou nos proches. À ceux qui se demanderaient « que faire », je ne peux donner qu’un conseil d’ordre général : soyez une cible difficile. Mentalement aussi bien que physiquement. Ne vivez pas dans la peur, vivez dans l’alerte. Le temps du confort est depuis longtemps révolu.

 

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Le problème du camion

Il semblerait que l’État, en la personne de Bernard Cazeneuve, essaye de forcer la police municipale de Nice à détruire les enregistrements vidéos de la tuerie du 14 juillet. Cette sombre histoire de destruction de preuves semble avoir pour but de minimiser les manquements de la police nationale – et donc de consolider le scénario officiel qui veut que, malgré les 84 morts, le dispositif policier ait très bien fonctionné. On peut même se demander si, plus encore qu’une incompétence policière, la destruction des vidéos de surveillance ne cherche pas à cacher une complicité active – ce qui serait particulièrement grave. En toute honnêteté, je ne formule cette hypothèse qu’à titre de provocation, car je soupçonne surtout le ministre de l’intérieur et les flics en chef de vouloir camoufler leur incurie, et rien d’autre.

Ceci dit, je m’en voudrais de trop accabler la police, car l’attaque au camion était imprévisible, tout comme l’était les autres, chacune dans leur style. Le propre d’une attaque terroriste est d’être un black swan, un événement imprévisible et soudain. On peut être sur le pied de guerre, prendre des mesures de sécurité drastiques, on est toujours en retard d’une longueur sur les terroristes qui trouveront à chaque fois un moyen nouveau. Il est stupide de croire qu’on pourra arrêter une attaque terroriste lorsqu’elle se produira. Quand l’attaque est lancée, il est déjà trop tard. Tout ce que peuvent faire les gens présents, et au premier chef  les forces de l’ordre, c’est de réagir et de minimiser les dégâts. Face à un ou plusieurs individus décidés, on est toujours pris au dépourvu.

Toutes les mesures de contrôle sont illusoires, et sont surtout efficaces contre la majorité des gens honnêtes qui sont soumis aux tracas sécuritaires et placés en situation de vulnérabilité ultime, comme c’est le cas quand on passe les portiques de sécurité d’un aéroport : plus de ceinture, plus de chaussures, poches vidées, on se croirait en garde-à-vue l’espace d’un instant – et à titre personnel, je conserve toujours à la main ma carte d’identité et ma carte d’embarquement, seuls moyens de prouver mon identité. Aucun contrôle ne peut empêcher un individu isoler de se ruer sur des passants avec une hache ou une machette, comme cela vient d’être le cas en Allemagne il y a quelques heures à peine ce 24 juillet. Non, le contrôle généralisé de la population n’est pas une solution, car il n’ira jamais assez loin, à moins de mettre tout le monde dans des camps – et encore.

La solution, c’est évidement de désigner l’ennemi et de l’attaquer en premier, avant qu’il n’agisse. Cela s’appelle une guerre. Quand on fait la guerre, on essaye de tuer des gens avant que eux nous tue. Une guerre purement défensive est une guerre déjà perdue.

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L’exemple israélien face au terrorisme

Face aux agressions terroristes des mahométans qui nous frappent de plus en plus souvent, certains commentateurs ou politiques évoquent l’exemple israélien : un pays en proie au terrorisme depuis de nombreuses années, dont la population s’est, en quelque sorte, habituée à cet état de fait. Un pays qui de plus fait preuve d’une grande vigueur dans sa lutte contre le terrorisme – avec une efficacité toute relative puisque là-bas aussi, le terrorisme continue.

Évoquer l’exemple israélien, c’est se tromper de problème. Tout d’abord, sorte d’éléphant au milieu du salon que personne ne semble oser voir, les Israéliens savent parfaitement contre qui ils sont en guerre, et ils n’hésitent pas à désigner l’ennemi. Ils ne font pas la guerre au « terrorisme », mais aux terroristes palestiniens. Les Israéliens n’ont pas envie de « vivre ensemble » avec l’ennemi, ni de l’intégrer. Les Israéliens savent faire la différence entre le « eux » et le « nous ». Il y a les Juifs et les Arabes, et vous en êtes ou vous n’en êtes pas. Ils ont conscience d’être un peuple – ce n’est rien de le dire – et ils savent qui n’en fait pas partie. Même les Arabes « israéliens » ne le sont pas vraiment, puisque théoriquement, Israël se définit comme un « État juif ». Tant que nous, Français, n’auront pas une conscience claire et formulée qu’il y a aujourd’hui deux peuples hostiles l’un à l’autre en France, qu’il y a un « nous » et un « eux », alors nous ne pourront pas lutter efficacement. Tant que nous voudront croire que l’ennemi est uniquement un concept abstrait désigné par le mot de « terrorisme » ou de « djihadisme » et que ce concept est épisodiquement et accidentellement incarné par des individus « radicalisés », nous ne pourrons pas prendre de mesures efficaces. Croire que seules les troupes de chocs agissantes constituent l’ennemi c’est se leurrer. Derrière, il y a toute la force d’un peuple et d’une religion.

D’autre part, Israël présente un problème de légitimité que nous n’avons pas, et que nous, peuple de France, n’aurons jamais – malgré les efforts répétés de multiples lobbies antiracistes pour créer artificiellement un tel problème et nous faire penser que nous sommes illégitimes sur nos terres historiques. Au fond, je me fiche pas mal de savoir qui des Palestiniens ou des Israéliens ont raison. Je ne souhaite pas prendre partie dans ce débat, mais il faut bien constater que le problème de légitimité existe. En Israël, les remplaçants importés depuis 50 ans sont plutôt les Juifs, et on peut comprendre que cela entraîne des frictions. Deux peuples sur une seule terre, ça ne marche pas. Nous Français avons 1500 ans de légitimité. Les tombeaux de nos rois en témoignent tout autant que les monuments aux morts de nos villages, et celui qui douterait pourrait consulter les registres paroissiaux séculaires aussi bien que ceux de l’état civil républicain pour se convaincre que les consonances bien françaises de tous ceux qui nous ont précédés ne sont pas un fantasme. Nous Français sommes en France chez nous, et aucun importé, aucun remplaçant n’a le droit de le contester.

Israël ne règlera peut-être jamais définitivement sont problème de légitimité, et c’est pour cela que le terrorisme sera son lot pour longtemps encore, et effectivement, les Israéliens ont raison de s’y habituer.

Nous, Français, nous ne devons jamais nous habituer au terrorisme musulman. Nous habituer, ce serait déjà admettre une légitimité au peuple qui nous agresse. Nous n’avons pas à faire de concessions, car nous sommes ici chez nous. Tout ce qui nous manque, ce sont des dirigeants suffisamment courageux pour désigner le « nous » et le « eux ». D’ailleurs, l’ennemi nous a déjà désigné. « Eux » savent qui ils sont et qui nous sommes. La plus grande force de l’ennemi, c’est que nous refusons d’assumer qu’il existe.

 

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