Dès fois qu’on manquerait de chômeurs…

À ce que j’ai compris, l’État essaierait de régler leur compte aux gens qui essaient de se faire un peu de fric grâce à UberPop. H16 en parle très bien ici. C’est vrai que dans un pays qui compte à peine 6 millions de chômeur, quelques-uns de plus ou de moins…

La situation est quand même délirante : voila que des gens trouvent la possibilité de gagner de l’argent tout en créant eux-même leur emploi, quasiment. On devrait s’en réjouir. Mais non, le moloch socialiste qui nous sert d’État préfère leur mettre des bâtons dans les roues. Histoire de bien leur montrer ce qu’il en coûte de vouloir se débrouiller seul. Évidemment, on pourra mettre en avant pour justifier ce genre de chose des problèmes d’assurance – la sécurité est toujours un bon alibi pour la répression, quelle qu’elle soit. La vérité, c’est que les VTC font plus que de l’ombre aux taxis, qui, dans les grandes villes au moins, seront amenés à disparaître inexorablement. L’action clientèliste de l’État en la matière ne fait que retarder le processus.

J’ai pris un VTC pas plus tard que ce matin : service sympathique et impeccable, véhicule nickel, chauffeur disponible. Quand on compare avec les taxis… souvent impolis (pour ne pas dire importuns), aucun sens du service, chers et trop souvent indisponibles – quiconque a déjà essayé d’avoir un taxi au alentours de 2h du matin dans Paris le sait.  Les taxis, au moins à Paris, méritent amplement leur mauvaise réputation. Et ils méritent d’autant plus le châtiment que leur inflige l’apparition des VTC.

Le pire dans tout cela, c’est que nous sommes dans un pays qui fait tout pour décourager l’initiative individuelle. L’État est, en l’espèce, créateur de chômage. On comprend alors pourquoi il y a un chômage structurel en France depuis plus de 30 ans.

Il est vrai que nos « élites » sont des gens qui, pour la plupart d’entre eux, n’ont jamais exercé un vrai métier avec responsabilités personnelles concrètes et immédiates. Songez donc qu’un fonctionnaire est entré à l’école à l’âge de 3 ans et n’est plus jamais sorti d’un système qui le prend en charge intégralement jusqu’à la tombe, pourvu qu’il réussisse à avoir quelques bonnes notes à des examens et concours dans sa jeunesse. Terrifiant.

Connerie iconoclaste

Parler encore une fois de ces abrutis crasseux et malfaisants de Daech me fatigue un peu, mais je n’y peux rien : une nouvelle vidéo m’a hérissé le poil. Cette fois, pas d’horreur, mais le spectacle affligeant de la bêtise et de l’ignorance crasse en action. Toujours sur fond de prière islamique chantée, nous voyons des membres de Daech s’adonner à la destruction de statues antiques au musée de Ninive. On peut dire qu’il font le boulot jusqu’au bout, car ils attaquent les pièces les plus résistantes au marteau-piqueur. Bref, de la connerie à l’état pur. Ces imbéciles détruisent irrémédiablement un patrimoine extraordinaire. Ils ne veulent rien savoir du passé (ce qui rappelle étrangement le communisme, soit dit en passant).

De ce point de vue, le fanatique islamiste est en quelque sorte un avatar particulièrement brutal de « l’homme nouveau », libéré de toutes les chaînes de la tradition, et dont la violence peut s’exprimer sans aucune retenue – comme ils l’ont largement déjà prouvé. Daech est un bien curieux mélange d’archaïsme et de nihilisme post-moderne. Mais surtout, ce sont des cons.

Tolérance et phobies diverses

Il y a un mot qui semble avoir disparu du discours public, mais dont l’empreinte est partout : la tolérance. Ce mot a été remplacé en creux par la condamnation systématique de phobies diverses et variées, dont les deux plus connues sont sans conteste la fameuse islamophobie et la non moins fameuse homophobie. Derrière chaque condamnation morale d’une -phobie, il y a bien sûr l’injonction à la tolérance, son contraire étant l’intolérance, véritable péché capital dans notre monde vivrensembliste droitdelhommisto-républicain.

Ce mot a été rappelé à mon attention par une information étonnante : il semblerait que depuis les attentas de janvier, le Traité sur la tolérance de Voltaire se vende comme des petits pains. C’est dire si les gens sont désorientés au point d’aller chercher des réponses chez un propagandiste hypocrite et menteur qui tirait une partie de ses revenus de placements judicieux dans la traite négrière, et dont le fond de commerce littéraire consistait à exercer sa méchanceté et son intolérance vis-à-vis de l’église catholique.  Mais passons.

Ce qu’il y a d’intéressant dans la tolérance, c’est que personne ne semble comprendre de quoi il s’agit. La tolérance est devenue synonyme d’accepter tout et n’importe quoi. Il faut cependant noter que la tolérance, c’est accepter jusqu’à un certain point QUELQUE CHOSE QUI NOUS GÊNE. On ne peut tolérer que ce que nous n’aimons pas, ou ce qui nous fait du mal. On tolère la douleur jusqu’à un certain seuil. On tolère un comportement ou une attitude déplacée. Cela signifie qu’on accepte ce qu’on tolère car on estime qu’on est suffisamment fort pour pouvoir laisser courir. Une majorité peut tolérer une minorité, mais une minorité ne peut se prévaloir de tolérer une majorité. On sent bien le ridicule d’une telle attitude : les Français ne toléraient pas la présence des Allemands pendant la guerre, ils la subissaient car ils n’avaient pas le choix.

Pour tolérer, il faut être en position de force, et avoir la capacité à révoquer librement à tout instant cette tolérance. Tolérer, cela suppose de pouvoir dire « ça suffit » à tout moment. La tolérance, ce n’est pas la bienveillance ni la soumission.

Il ne faut jamais oublier cela : on ne peut tolérer que quelque chose qui nous déplaît.

Danemark, Groenland et colonisation

Un article très pertinent chez Noix Vomique. On ne saurait mieux dire. Les explications journalistiques de tout ce qui nous arrive sont une fois de plus coulées par le fond grâce à un tir bien placé de la réalité.

C’est un peu inquiétant tout de même.

La réalité frappe à Copenhague

Je n’ai pas été étonné outre-mesure des événements de Copenhague le week-end dernier. J’ai même dans l’idée qu’il va falloir s’habituer à ce genre de choses : les excités prêts à suivre l’exemple des Kouachi et Coulibaly sont malheureusement assez nombreux dans pas mal de pays d’Europe. Enfin, surtout dans ceux qui abritent une population musulmane conséquente. Comme le dit très justement Franck Boizard, les terroristes ont besoin d’être dans la population comme des poissons dans l’eau.

Ce qui est plus intéressant, c’est la réaction de certains musulmans qui viennent fleurir l’endroit où le terroriste a été abattu. Ils rendent hommage à un assassin, en pleine rue, en plein jour. Avec toujours l’argument définitif : les victimes n’étaient pas innocentes, on ne touche pas au prophète. Évidemment, les journalistes français prennent des mines effarés quand ils découvrent ça, et on les croirait presque : ils se prennent la réalité dans la tronche, et ce méchant retour de manivelle a le défaut de ne pas cadrer avec les sempiternelles explications selon lesquelles les actes terroristes commis au nom de l’Islam n’ont rien à voir avec l’Islam – et seraient même, à la limite, des manifestations d’islamophobie. Il faudrait pourtant se rendre à l’évidence : les masses d’immigrés musulmans ne viennent pas s’installer chez nous par amour de la démocratie et de la liberté, mais pour des raisons purement matérielles. Le baratin démocratico-républicain n’a que peu de prise sur eux, et les plus radicaux d’entre eux veulent ouvertement s’en débarrasser.

Quiconque vit dans la vraie réalité de tous les jours, réalité que ne semblent connaître ni les politiciens ni les journalistes, quiconque a pu discuter avec des musulmans ordinaires a certainement entendu peu ou prou le même discours : ce n’est pas une bonne chose de tuer des gens au nom de l’islam, mais les victimes l’avaient un peu cherché quand même en se moquant de Mahomet. Se moquer du prophète, ça ne se fait pas.  C’est ce que nos élites laïcardes ou athées ont oublié : il y a des gens pour qui la foi est une affaire très sérieuse et très sensible. À force de ne croire en rien et de brasser des mots vides de sens à seule fin de communication, nos politiciens et journalistes ne se rendent plus compte que pour un musulman, le prophète n’est pas juste un mot ou une idée, c’est quelque chose de très réel, et de suffisamment important pour que certains décident de tuer et de mourir pour lui. Avec ce qui ressemble fort à un soutien passif, parfois un peu gêné, de la majorité des musulmans.

À vrai dire, je ne sais ce que pensent réellement la majorité des musulmans installés en Europe de ces attentats. Mais j’ai comme l’impression d’avoir à faire à une majorité silencieuse et attentiste, qui risque fort de se retrouver soumise à une minorité active et déterminée.

 

Houellebecq, déjà ?

Il semblerait que la prophétie de Michel Houellebecq veuille décidément se réaliser. Ainsi, on apprend l’existence d’un nouveau parti : l’Union des Démocrates Musulmans Français. Intéressant. Un petit, tout petit parti musulman, certainement inoffensif puisqu’il ne brigue que des mandats cantonaux. Ah, oui, ces braves gens ont quand même déjà un élu, à Bobigny. Grâce au soutient de l’UDI, mouvement de centre-droit très mou s’il en est. Cela ressemble furieusement à un test en laboratoire de l’hypothèse Houellebecq.

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Motorcycle song

Lors de l’accélération soudaine

Lâché dans le vent

Je ne pouvais penser qu’une chose :

Hail ! Hail au pétrole, au bitume, au monde moderne !

Merci à la vitesse, au moteur à quatre temps vrombissant, merci encore et toujours !

Je ne pouvais que louer et aimer le progrès, le monde extraordinaire

La vitesse de l’asphalte, le paysage traversé comme une flèche

Si tout notre monde doit converger vers ces quelque secondes d’extase

Alors que tout lui soit pardonné