Rome morte du socialisme ?

Un livre intéressant : Rome, du libéralisme au socialisme par Philippe Fabry.

L’auteur, libéral assumé, y expose sa thèse selon laquelle la décadence et l’écroulement progressif de l’empire romain serait dû principalement à un abandon des principes originels de liberté au profit d’un socialisme autoritaire. J’avoue ne pas être suffisamment érudit en histoire ancienne pour juger du bien-fondé de cette thèse, mais il est intéressant de noter que l’auteur approche la notion de « socialisme par le haut » : un appareil d’État met Rome et son peuple au service d’une caste de puissant. Le socialisme en question est envisagé principalement selon sa tendance inexorable au totalitarisme, au contrôle intégral de la société. En un sens, socialisme et totalitarisme sont une seule et même chose, dont le développement abouti à l’effondrement de la société à laquelle ils s’appliquent.

L’auteur fait un parallèle entre Rome et les États-Unis d’aujourd’hui. Deux puissances incontournables de leur temps, qui ont été tentées d’imposer leur volonté partout autour d’elles. Évidemment, l’histoire des États-Unis n’est pas encore terminée, et l’auteur se demande si ils vont prendre ou non le même chemin que Rome. Il semble que l’actualité récente, avec l’intervention de la justice américaine hors du territoire des  États-Unis dans les affaires de la Fifa donne une idée de la direction dans laquelle va cet empire contemporain.

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