Si même les remplaçants s’y mettent…

La semaine dernière, j’ai cru comprendre que lors d’une émission de télévision, un aréopage de femmes magrébines musulmanes se plaignaient de ce qu’il n’y avait plus de français « classiques » – si on veut bien me passer l’expression – dans leur quartier, quelque part dans une ville du sud. En un mot comme en cent, les remplaçants ne veulent pas plus du grand remplacement que les remplacés. Seuls les remplaceurs, bien planqués derrière leurs flics et leurs gardes du corps, semblent effectivement vouloir ce grand remplacement qu’il va maintenant être difficile de nier.

Il y a quand même là une sorte de contradiction insoluble pour les remplaçants : les voila qui demandent à toute force de ne plus être entre eux, à tel point qu’on en vient à se dire qu’ils ne peuvent se supporter les uns les autres. On se demandent bien pourquoi, et eux-même feraient bien de se poser la question. Si même le fameux « vivre ensemble » ne fonctionne pas quand les individus sont tous de la même origine, c’est qu’il y a un sacré problème. Qu’est-ce donc qu’il fait si mal vivre dans les endroits désertés par les blancs, qui sont pourtant censés être de méchants racistes ? Qu’on me suive un peu : à partir du moment où les méchants sont partis, tout devrait bien se passer, non ? Or, c’est tout le contraire, si on en croit les gentils divers.

Pourtant, les gentils divers semblent ne pas comprendre une chose : pour éviter de faire fuir les méchants français qui ne sont pas si mal que ça finalement, peut-être faudrait-il faire un effort ? Ces femmes qui venaient se plaindre, je n’en ai vu qu’une photo tirée de ladite émission : elle portaient presque toute le voile islamique qui leur couvrait les cheveux. Ce n’est pas une coquetterie, c’est une affirmation très claire. Peut-être bien que les Français dont elles regrettent l’absence ne souhaitent pas vivre avec des musulmans ? Après tout, comme Lénine l’a si bien formulé, les gens votent avec leurs pieds.

Je n’aime pas trop ce genre d’hommage du vice à la vertu, si on peut dire. C’est encore un moyen de nous dire que tout est de notre faute. Et surtout, c’est un signe : il est peut-être déjà trop tard. Pour notre malheur comme pour celui de nos remplaçants, le grand remplacement semble devoir s’accomplir inexorablement désormais.

 

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