En guise d’avertissement

J’ai pu lire ici ou là, notamment en Une du Parisien il y a quelques jours, que des Français se disaient prêts à accueillir des réfugiés chez eux, et un article d’anthologie sur le sujet se trouve ici. Vous pouvez aller le lire chez Filmonskov, à qui j’ai piqué l’info. Tout cela m’inspire deux choses.

Il est amusant de voir comment une fois de plus, la caste bobo-médiatique doit tortiller du cul pour faire coller son idéologie avec la réalité. Dans l’article cité par Filmonskov, une gentille journaliste progressiste de rue89 veut accueillir un migrant chez elle – je salue son courage et m’effraie de sa folie – mais se demande ce qui va se passer si « ça ne colle pas », car pour elle, la priorité, c’est son fils. Et c’est bien normal. La seule chose qui me gêne dans tout cela, c’est que ces gens ne comprennent visiblement pas que dans toute la France, il y a des Français forcés de cohabiter avec des immigrés, et que bien souvent justement « ça ne colle pas », et que ces Français s’inquiètent à juste titre de l’avenir de leurs enfants. Et surtout, que eux ne peuvent pas arrêter l’expérience si ça tourne mal. D’ailleurs, ça tourne mal tous les jours. La générosité des gentils progressistes très Charlie, on voit bien que c’est toujours les autres qui doivent la supporter, et qu’elle n’est envisageable pour ceux qui la prêchent que s’ils peuvent dire « stop » à tout moment. Notez bien : je ne blâme pas la gentille journaliste progressiste de s’inquiéter, car il y a fort à parier que son migrant n’aura rien d’un intellectuel progressiste féru d’art contemporain et appréciant le thé de chez Kusmi Tea. Non, ce sera plutôt un pecnaud abruti qui bouchera les chiottes et se lavera les pieds dans le lavabo avant d’aller faire sa prière puis videra le frigo tout en téléphonant à l’autre bout du monde avec le forfait de son hôte – et je crois parler d’expérience, ayant eu affaire il y a quelques années à des réfugiés Tchétchènes.

Ce qui m’amène à mettre en garde ces gens généreux : en tant que partisan de la liberté et de la responsabilité, je me dois de reconnaître que si un Français  accepte de prendre personnellement à sa charge un migrant, je ne pourrais aller contre son choix – à ceci près qu’il aide un individu entré illégalement sur le territoire, et que je pense qu’il n’est jamais bon de récompenser les gens qui enfreignent la loi. Mais baste, nous ne sommes plus à ça près. Ce que je me permets de faire remarquer, c’est que bien souvent, ce qui est gratuit perd toute valeur aux yeux de celui qui le reçoit, car il n’a eu aucun effort à faire pou l’obtenir. Passé l’hypothétique et fugitif moment de gratitude et de reconnaissance, celui qui reçoit s’habitue vite à ce qu’on lui donne, pour peu que cela se reproduise régulièrement. L’habitude devient un acquis, et rapidement se retrouve considérée comme un dû. Si d’aventure le généreux donateur décide qu’il a suffisamment donné, le bénéficiaire se sent floué : il oublie bien vite tout ce qu’il a reçu pour ne plus voir que ce qu’on lui refuse. Tel est l’ingratitude de celui qui n’a rien fait pour obtenir, et cela s’observe tant parmi les particuliers que face à des institutions. Donner la becqué, c’est habituer à la paresse et à la dépendance, et c’est se créer une obligation.

La Fontaine en a mieux parlé que moi : (une lice est un chien de chasse femelle)

Une Lice étant sur son terme,
Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant,
Fait si bien qu’à la fin sa Compagne consent
De lui prêter sa hutte, où la Lice s’enferme.
Au bout de quelque temps sa Compagne revient.
La Lice lui demande encore une quinzaine.
Ses petits ne marchaient, disait-elle, qu’à peine.
Pour faire court, elle l’obtient.
Ce second terme échu, l’autre lui redemande
Sa maison, sa chambre, son lit.
La Lice cette fois montre les dents, et dit :
Je suis prête à sortir avec toute ma bande,
Si vous pouvez nous mettre hors.
Ses enfants étaient déjà forts.

Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette.
Pour tirer d’eux ce qu’on leur prête,
Il faut que l’on en vienne aux coups ;
Il faut plaider, il faut combattre :
Laissez-leur prendre un pied chez vous,
Ils en auront bientôt pris quatre.

Publicités
Cet article, publié dans Politique, Société, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour En guise d’avertissement

  1. kobus van cleef dit :

    vous oubliez de supposer qu’il lui pètera le cul avec hargne avant de la laisser sur les berges du plaisir
    ha merde, elle sera obligée de se finir à la main!
    et il s’essuira la queue dans les rideaux

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s