Les 30 deniers de Judas

Pauvres de vous, morts du vendredi 13 ! Vos vies ont été jetées dans la balance, et elle a tout juste tremblé. Elle a tremblé comme tremblait un président dépassé lors de son annonce à l’issue du drame, qui se demandait probablement comment il allait réussir à se sortir de ce guêpier sans y laisser trop de plumes. Car vos vies voyez-vous, et les nôtres par la même occasion, valent bien peu. Bien peu au regard des minables carrières d’apparatchiks satisfaits que nos politiciens professionnels veulent sauvegarder à tout prix. À tout prix, vraiment. Il a fallu quatre jours pour que, mollement, timidement, du bout des lèvres, l’individu qui pose au chef de la nation prononce le nom de l’ennemi. Voila un homme qui a peur des mots, peur de froisser une partie de sa clientèle électorale qui lui assure les quelques points marginaux qui peut-être l’ont fait élire. Peur encore et surtout de mécontenter ses amis Qataris et Saoudiens, dont la bourse lui est ouverte. Les voila, les 30 deniers de Judas, mais ceux qui en profitent n’iront pas se pendre dans la lueur blême d’un petit matin de novembre.

Rien ne vaut leur carrière, et surtout pas vos vies, pauvres morts, vous qui pourtant, si j’en juge par vos occupations professionnelles, aviez de fortes chance d’être pour la plupart d’entre vous des soutiens électoraux de ce gouvernement qui n’a pas su vous protéger. Alors les voila qui une fois de plus se payent de mots, font de grands discours, et aussi font enfin faire aux flics le job pour lequel ils sont payés – preuve, comme je l’ai toujours soutenu, que la police française n’a rien d’inefficace, bien au contraire, et qu’il suffit de lui donner les ordres qu’il faut pour obtenir des résultats en un rien de temps. Et personne ne me fera croire que c’est en trois jours qu’ils ont réuni les informations pour frapper ainsi. Ils savaient, mais avaient les mains liées par les Taubira et les Cazeneuve, toujours trop occupés à brosser les voyous et les criminels dans le sens du poil. Et pour ajouter à l’infamie, voila qu’on apprend que le gesticulateur en chef, le pantin congestionné et furieux qui nous sert de premier ministre, aurait préféré refuser une liste de terroristes plutôt que de s’entendre avec Bachar El Assad. Si cela était avéré, croyez-vous que l’individu songerait un seul instant à démissionner ?

Mais non, ils continuent à nous servir la même soupe rance de l’unité nationale, du padamalgame et de la lutte contre l’islamophobie pour préserver leurs intérêts et leurs postes, histoire que nous défilions tous comme des moutons derrière eux, en attendant la prochaine salve, qui, j’en prend le triste pari, ne se fera pas trop attendre. Et en face, l’inénarrable Juppé qui admet qu’il y a peut-être un risque que certains migrants soient des terroristes. Quel courage ! Quel engagement ! 132 morts, ce n’est visiblement pas assez. On aimerait savoir à partir de combien le risque est certain.

Plus que jamais, ce régime et les hommes qui l’incarnent me dégoûte profondément. Aucun courage. Aucune responsabilité. Une bande de politiciens minables accrochés à leur idéologie suicidaire. Ils nous mènent à l’abîme depuis trop longtemps. Les terroristes doivent nous inspirer de la colère. Aux politiciens, nous ne pouvons vouer que défiance, haine et mépris.

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3 commentaires pour Les 30 deniers de Judas

  1. Pangloss dit :

    J’ai relevé une phrase dans le discours de François Hollande aux maires de France, phrase chèvre-chou qui montre bien qu’il n’ose pas encore se priver de ceux qu’il croit être ses électeurs: « La France a été frappée dans sa diversité ».

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    • kobus van cleef dit :

      mais pourquoi s’en priverait-il?
      c’est son pain quotidien , à cet homme , que de sucer du gnoule pour se faire élire
      comme je le dit souvent , l’homme politique est comme le tortionnaire du zéro et de l’infini qui paie comptant
      sa victime est assise sur une chaise , face à lui , et endure un feu roulant de questions avec un projo planté dans ses yeux , à force d’à force , la rétine se fatigue , le mec se biche un mal de tronche pas possible….il lâche un nom , et là , le tortionnaire diminue l’intensité de la lumière …..?la victime se pense alors « néanderthal paie comptant »
      et nos politrouks, c’est néanderthal
      ils paient comptant leurs électeurs
      mariage de paydays , abolition de la double peine, droit de vote des estrangers ( congue) , on voit qui ils tiennent pour leurs obligés , leurs clients et leurs maîtres
      nous, ni paydays , ni malfaisants , ni délinquants , sommes tout juste bons à cracher les impôts , la TVA et les amendes d’un code de la route aussi ridicule que désuet
      et à mourir au batacloche….

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  2. Le dernier paragraphe correspond bien à ma vision actuelle du pouvoir en place !

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