C’est bien parti pour ne pas s’arranger

Si vous croyez au sursaut pour 2016, désolé de vous décevoir, mais ça n’arrivera pas.  Ce sera la même merde que 2015, mais en pire. Je ne vous parle même pas du chômage et de la crise : aussi loin que je me souvienne, y compris quand je n’étais qu’un gamin dans les années 80, j’ai entendu dire qu’il y avait du chômage, que c’était la crise, et que toutes les filières étaient bouchées. Autant vous dire que ça ne m’impressionne pas trop. Ce qui m’inquiète beaucoup plus, c’est la dérive islamo-compatible du PS et l’aggravation du tsunami migratoire, avec tous les dommages collatéraux qu’il entraîne. Je ne vais pas entrer dans les sinistres détails que vous ne connaissez probablement que  trop.

L’avantage d’avancer en âge, c’est qu’on voit bien l’évolution des choses, et tout ce que je peux dire, c’est que les pires prévisions des nationalistes et autres vilains fachos réacs se sont réalisées en bien pire que tout ce qu’on pouvait imaginer. S’il y a bien un reproche qu’on peut faire aux méchants réacs, c’est d’avoir été toujours un peu en-dessous de la réalité. J’aime bien raconter cette petite anecdote, toute droit sortie des années 90. Un mien camarade de classe, du temps où j’étais, croyez-le ou non, en classe préparatoire littéraire, me disait que tout les problèmes liés à l’immigration allaient « se tasser ». Il était d’autant plus sûr de son fait qu’il était lui-même un rebeu de cité, marocain d’origine. Honnêtement, je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout l’impression que la situation se soit tassée, bien au contraire.

Du Hollande, du Valls, du Taubira, on va en avoir droit encore à pleines louches. Question attentats, ça va swinguer, et la dose de padamalgam qu’on devra bouffer sera suffisante pour tuer tous les chevaux de la garde républicaine – mais les ânes seront probablement épargnés. L’Allemagne, de son côté, va continuer à jouer son rôle de pompe à merde – et comme on sait, le matériel allemand est en général très fiable et de très bonne qualité, donc aucune raison que cela s’enraye ; la France étant amenée à jouer le rôle peut enviable de bassin de rétention en cas de débordement. Et très honnêtement, la marge d’avilissement est encore très, très large. Regardez donc la Suède si vous pensez qu’on ne peut pas tomber plus bas, ils sont à la pointe et peuvent encore faire pire. Pas de quoi se réjouir.

Seul petit espoir à l’horizon : le Brexit. Si les Britanniques ont la bonne idée de quitter le Titanic européen, cela ouvrira peut-être des perspectives. Peut-être. Quittons nous sur une petite leçon d’histoire, ça ne fait jamais de mal.

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L’âge d’or s’en va peu à peu

Lemmy Kilmister n’est plus. Une légende du rocknroll nous quitte, après 40 années de concerts à guichets fermés, et une tripotée d’albums, pas franchement tous de première bourre, mais avec un style qui a traversé le temps. Motörhead, un groupe bien bourrin, emblème de l’âge d’or du rock bien lourd, des tournées monstrueuses et des excès en tous genre. C’est tout une époque qui s’en va, ma brave dame. Et quand on pense que ce mec de 70 piges drainait des milliers de jeunes à ses concerts avec le minimum de promo, ça force le respect. Faut bien reconnaître que sur la fin, il manquait un peu de pêche. Il aura eu une belle carrière. Quand on pense qu’il a le même âge que Juppé… Rocknroll !

Les indépendantistes corses sont des politiciens français comme les autres

La Corse est une île décidément rigolote. Que ce soit la bêtise ou la trouille, les politiciens indépendantistes fraîchement élus se sont empressés d’expliquer qu’il fallait être gentil avec les musulmans, ne pas vouloir foutre les Arabes dehors, et surtout se rappeler que les Marocains avaient libérés la Corse. Tout est là. Y compris une petite saillie anti-FN, dont les électeurs ne peuvent être que de méchants continentaux.  C’est beau comme un discours de politiciens français républicains, ce pourrait être du Valls ou du Cazeneuve dans le texte. Bizarre quand même qu’il ne parle que d’Arabes et de Marocains, d’ailleurs. Il y a là comme un aveu. Parce que s’il accuse les continentaux, donc les Français présents en Corse de voter pour le FN, il n’a pas osé dire que ce sont de méchants Français qui ont attaqués de gentils pompiers corses. Comme quoi, il sait que les Corses ne sont pas complètement stupides et savent faire la différence entre une racaille muzz  qui caillasse des pompiers et un gendarme français qui leur colle un pv pour excès de vitesse.

Pas de chance pour les Corses : il semble bien que le jour de l’indépendance, les Français seront mis à la porte, mais pas les racailles. Je ne suis pas sûr qu’ils y gagnent vraiment.

 

Encore les Corses !

Les Corses aiment bien faire parler d’eux ces derniers temps. Ça chauffe du côté d’Ajaccio : ils n’ont pas apprécié que la racaille tende une embuscade aux pompiers, et ils ont décidé d’aller le faire savoir sur place aux voyous. Comme un seul homme, sans la moindre hésitation, Valls en tête, la caste politicienne s’est rangée du côté des musulmans. Nos politiciens ont clairement choisi leur camp, et ce choix est sans surprise aucune.

Il faut bien dire que l’agression de pompiers est une chose tellement banale dans la France socialiste de 2015 qu’elle n’émeut plus grand-monde. Par contre, le saccage d’une mosquée illégale installée dans une salle de sport semble être un cas d’indignation prioritaire pour les membres du gouvernement. Surtout si elle est le fait de citoyens qui commencent un peu à en avoir marre et qui ne font plus confiance au régime pour régler les problèmes de criminalité. Du coup, la seule réponse de la république, c’est d’envoyer ses flics pour faire tampon entre deux populations qui ne s’apprécient guère, et surtout pour protéger la racaille de la colère des Corses, dont on commence à comprendre les velléités indépendantistes. Belle image du vivre-ensemble socialiste républicain.

La réaction des Corses est saine et déplorable à la fois. Saine, parce que la racaille ne connaît que le langage de la force, et qu’il ne faut pas se laisser faire par des minables qui ne prospèrent que parce que la république les nourrit et les laisse agir. Déplorable, car on ne peut vraiment se réjouir de ce que la faillite de l’État soit aussi avancée, à tel point qu’on ne puisse compter ni sur la police ni sur la justice pour mettre hors d’état de nuire des gens qui sont des criminels – rien que l’incendie volontaire en réunion est un crime puni, théoriquement, de 20 ans d’emprisonnement.

Tout cela n’augure rien de bon. Lentement mais sûrement, nous allons vers une libanisation de la France, et il n’y a pas lieu de s’en réjouir. Une fois de plus, nous avons la preuve que la république et ceux qui l’incarnent ne sont pas de notre côté, trop pressés qu’ils sont de donner des gages à une clientèle électorale en laquelle ils mettent apparemment beaucoup d’espoirs. Cela est très, très inquiétant. La république est en train de couler, et elle compte bien nous entraîner avec elle dans son naufrage.

 

 

 

La Corse ?

Je n’ai jamais trop quoi su penser de la Corse. J’ai toujours trouvé que l’île et ses habitants avaient plutôt mauvaise réputation : banditisme, attentats, petits voyous cagoulés… un pays de cons arrogants vivant du tourisme. Puis j’y ai passé en tout et pour tout cinq jours. Je n’ai pas rencontré de voyous ou de nationalistes, je n’ai pas trouvé que les gens y soient pires ou meilleurs que dans d’autres régions. Les paysages sont beaux et les villages pittoresques. La charcuterie y est excellente. Je me souviens aussi que la gendarmerie de Porto-Vecchio donnait l’impression d’être un poste avancé dans un pays en guerre : elle était entourée de barbelés et truffée de caméras, avec de larges filets qui empêchait qu’on y jette quoi que ce soit dans la cour depuis l’extérieur. C’était paraît-il parce que certains Corses avaient la mauvaise habitude d’aller jeter des sacs d’ordures dans la gendarmerie. De nuit, bien sûr. J’avais été assez choqué de cet état de fait, et j’avoue que je m’étais demandé si la Corse faisait bien partie de la France. Mais dans l’ensemble, la Corse et ses habitants me laissent totalement indifférent. Je ne leur veux ni bien ni mal. Je m’en fous, tout simplement.

Les nationalistes corses sont aujourd’hui en position de force au conseil régional, et ils ne se sont pas privé de bien le faire sentir. Après tout, pourquoi pas ? Ces gens ne veulent pas de la France ni des Français, et la population semble les suivre. Pourquoi ne pas les laisser à leur indépendance ? La seule raison qui me ferait défendre la présence française en Corse, c’est l’importance stratégique – encore faudrait-il qu’elle soit avérée. Je ne crois pas savoir qu’il y ait de base navale d’envergure, et le 2ème REP a été installé à Calvi surtout pour le tenir éloigné du continent, au cas où il aurait des velléités putschistes. Alors après tout, si la Corse veut être indépendante, pourquoi ne pas tenter l’aventure ? La France pourrait la laisser à son sort, en gardant une ou deux enclaves militaires. On verrait bien si un petit état est viable. Si les Corses sont intelligents, ils en feront un paradis fiscal en plus d’être un paradis touristique. S’ils sont stupides, ils sombreront dans une gabegie semi-mafieuse. L’un n’empêche d’ailleurs pas forcément l’autre. Nous pourrions leur donner cinq ans à l’essai, sans leur verser aucune subvention ni aide quelle qu’elle soit. Fini les allocations, les assedics et tout le reste. Au bout de cinq ans, ils décideraient s’ils préfèrent être français ou pas.

Évidemment, on pourrait me rétorquer que ça donnerait le mauvais exemple aux séparatistes de tous poils. Je crois que le problème est un peu différent. Robert Ménard a bien résumé la situation  : « La victoire des séparatistes en Corse est le symptôme d’un état en phase terminale. » La république, en dépit de sa force répressive affichée, prend l’eau de toutes parts. La caste mediatico-politique elle-même n’y croit plus, sinon comme moyen de ses ambitions personnelles. Rien n’a jamais sonné aussi faux que le mot de république quand il sort de la bouche de nos « élites ». La Corse et son sursaut d’indépendance en sont surtout un symptôme. Soit dit en passant, s’il y a bien une attitude anti-républicaine, c’est celle des indépendantistes : la république est réputée « une et indivisible ». Pourtant, aucun appel à un « barrage républicain » quel qu’il soit. Tout cela n’est que baratin de politicien professionnel, et rien d’autre.

Lénine et le hallal

Lénine disait, paraît-il, « les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons. » Je ne sais pas s’il a pendu beaucoup de capitalistes, je crois qu’il a surtout massacré allègrement des millions de paysans russes, mais sur le fond, il n’avait pas entièrement tort. Quick, par un légitime souci d’adaptation au marché, va proposer une offre 100% hallal. Depuis un certain temps, les produits hallal fleurissent dans les supermarchés, le groupe Casino étant particulièrement en pointe dans ce mouvement. Je suis plutôt favorable au libéralisme, et je trouve parfaitement logique qu’un commerçant s’adapte au marché – ce qui, au passage, tendrait à prouver que le « fantasme » de l’islamisation rampante de la France possède quand même un début de réalité. Mais à terme, il est évident que cette politique est totalement suicidaire. Vous pouvez toujours éviter ce type d’enseigne, ou leur faire remarquer en leur écrivant ou en leur téléphonant, je pense que ça ne servira à rien. Pourvu que le pognon rentre, ils sont satisfaits. Aveuglés par l’éclat du veau d’or. À force de s’adapter, on sait bien où tout ça va nous mener….