Pour le prix d’un ticket de métro

Une fois de plus, j’ai dû retourner du côté d’Aubervilliers ces derniers temps. Mes lecteurs savent de quoi je parle. Pour les autres, lisez mon livre (attention ! autopromotion scandaleuse qui frise la crise de soralite ! ). Bon, peu importe. Je vais vous suggérer de vivre une petite aventure pour le prix modeste d’un ticket de métro. Disons de deux tickets de métro, parce que je pense que vous aurez envie de rebrousser le chemin quand même. Ceci est évidemment adressé aux parisiens et assimilés, mais nos amis de province ou d’ailleurs peuvent tenter l’expérience s’ils font un petit tour par notre belle capitale. Par un bel après-midi, disons vers 16h00, munissez-vous donc d’un ticket de métro, et prenez ledit métro en direction de La Courneuve. C’est la ligne 7. Descendez bien gentiment à Aubervilliers-Pantin-4 chemins. Une fois à l’air libre, c’est tout simple : regardez autour de vous. Vous êtes à moins d’un kilomètre du périphérique. À une station seulement de Paris. C’est merveilleux. Plein de vie. Comme au pays. Les plus courageux marcheront un peu dans les environs. Je recommande tout particulièrement de faire quelques centaines de mètres vers l’est, en direction de Pantin. Une fois que vous aurez vu tout cela, vous pourrez commencer à parler sérieusement de la chance pour la France que représente l’immigration. Vous pouvez même conseiller l’aventure à vos amis de gauche. Les femmes apprécient particulièrement ce genre d’ambiance en général, surtout à la nuit tombée : elles peuvent sentir ce que ça fait d’être unique. Au sens littéral du terme. Bref, rien ne vaut le vécu. Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage, n’est-ce pas. Je suis un mec sympa. J’aime bien refiler mes bons plans. Comme disait Albert Londres, Dante n’avait rien vu.

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2 commentaires pour Pour le prix d’un ticket de métro

  1. Arnaud D dit :

    Dire que cela a été un quartier populaire ouvrier, et il n’y a pas si longtemps que cela en plus. Gamin, vers 1968/69, mon père m’emmenait parfois avec lui dans sa 404 à injection, et il arrivait que nous passions dans ce coin. C’était une banlieue communiste comme les autres, avec quelques chibanis qui bossaient sur les chantiers, mais à l’époque ils n’avaient droit qu’à un permis de séjour de 10 ans, puis c’était le retour au bled.

    Depuis cette époque bénie, Giscard et Chirac sont passés par là, puis Mitterrand et ses successeurs. Dans un pays normal ils auraient été traduits en justice pour haute trahison.

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  2. Le Zebre dit :

    C’etait en effet une banlieue rouge et c’est precisement pour casser cette dynamique communiste dans les banlieues que Giscard a eu la lumineuse idee de lancer le fameux regroupement familial. Il avait bien compris que l’ideal communiste avait ses limites.

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