L’état d’urgence vise-t-il à empêcher une révolution ?

Une révolution, c’est le nom que donne les outsiders à une guerre civile qu’ils ont provoqué et fini par gagner.

Pour lancer et éventuellement réussir une révolution, il faut un peu plus que du mécontentement populaire, même massif et généralisé. Une révolution suppose qu’il y ait un groupe peu nombreux mais organisé, avec une vision claire et structurée de la société qui doit s’établir une fois l’ordre ancien renversé. Ce petit groupe de gens ne doit pas se contenter de posséder une doctrine et des principes, mais doit aussi être déterminé à agir – ce qui signifier prêt à verser autant de sang qu’il faudra pour arriver à ses fins. Il n’y a que les naïfs ou les menteurs comme Raphaël Glucksmann qui font semblant de croire qu’une révolution peut avoir lieu parce que des jeunes progressistes s’échangent des messages sur facebook et twitter. Il faut que ce groupe de personnes soit armé et financé, sans quoi leur révolution est vouée à être étouffée dans l’oeuf. Enfin, il faut que ce groupe puisse s’appuyer sur un nombre important, mais pas forcément majoritaire, de gens mécontents et réceptif à leur discours de changement simple et brutal. C’est dans cette masse de mécontents que les révolutionnaires vont recruter les troupes grâce auxquelles ils vont déchaîner le chaos.

C’est un peu ce qui s’est passé pour la révolution bolchévique, dont les instigateurs étaient au départ ultra-minoritaires. Mais ils avaient un plan, des soutiens financiers, ils étaient cruels et impitoyables, et pouvaient s’appuyer sur des masses mécontentes. La question est évidemment : qui aujourd’hui en France possède un authentique profil révolutionnaire ? La réponse est évidente : les musulmans. Réfléchissez bien à cela : la doctrine est prête, et ce depuis plus de 1000 ans. Le noyau dur est fanatique et sans pitié. Les armes sont là, les réseaux de financement sont riches. La masse des musulmans de France, qui représente au moins 8 millions d’individus, pour la plupart jeunes, fournit un terreau de mécontentement idéal, et dont les membres sont naturellement réceptifs aux discours frustes et aux appels à l’action de la frange la plus radicale, car celle-ci leur parle de ce qu’ils connaissent. S’il y a bien des mécontents prêts à déchaîner un processus révolutionnaire, ce sont les musulmans. Et il faut ajouter à cela les fameux migrants, dont le flux ne va pas se tarir de sitôt, et parmi lesquels peuvent se recruter non seulement des soldats mais aussi et surtout des cadres entraînés. C’est très, très inquiétant. D’autant plus que la population française n’est pas suffisamment armée, bien au contraire.

Certes, il n’est pas dit que ce processus s’enclenche, et c’est peut-être une évolution de type houellebecquien qui va se produire. Mais je risque une hypothèse. Si un clampin comme moi peut imaginer ce genre de scénario, des gens en haut lieu y ont certainement déjà pensé. Les socialistes ont toujours essayé de manipuler les musulmans, mais ils doivent forcément se rendre compte que c’est un jeu dangereux qui commence à tourner en leur défaveur – voyez par exemple le comportement des racailles récupérées en politique, comme à Mantes-la-Jolie. Les politiciens n’aiment pas perdre le pouvoir, et ils sont prêts à tout pour le conserver. Mon hypothèse est donc la suivante : Valls a compris que le danger de guerre civile, qu’il s’amuse à agiter pour discréditer le FN, vient en fait des musulmans qui sont plus difficiles à contrôler que ce qu’il pensait. Il lui faut donc maintenir l’état d’urgence, qui est bien pratique pour lutter rapidement et efficacement contre des révolutionnaires. Que ces révolutionnaires ne ressemblent pas au Che mais portent des barbes et des dejellabas ne change rien à l’affaire.

Nos forces armées, notre police, sont déjà débordées, et la situation est plutôt calme dans l’ensemble : les émeutes et autres troubles restent sporadiques, même si Calais donne un avant-goût plutôt inquiétant de ce que pourrait être une situation d’insurrection permanente.

Tout ceci n’est qu’une simple hypothèse, et je ne suis pas certain que la prolongation de l’état d’urgence soit la bonne réponse. Valls et le PS croient jouer aux plus fins, mais ça ne fonctionnera pas. Les révolutionnaires sont trop nombreux, le noyau dur se renouvellera toujours plus vite que les arrestations. Au mieux, on gagnera un peu de temps.

Enfin, je pense qu’on devrait faire confiance aux Français avant que de vouloir séduire ou manipuler les allogènes musulmans. Ce serait un meilleur pari. Mais la république se défie des Français, car elle a cessé de les défendre il y a bien longtemps et ne travaille qu’à sa propre survie sous forme d’une caste médiatico-politique soumise à l’UE.  Et soit dit en passant, quelle marque de confiance plus forte y a-t-il que d’autoriser les gens à s’armer ?

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