Le poids du système

Le grand désarroi qu’on ressent face à la force du système en place vient de ce qu’on ne comprend pas comment il agit. On accorde à la fois trop et pas assez de crédit aux hommes qui font vivre ce système, et en vivent grassement. Un Cazeneuve ou un Valls ont le pouvoir de vous faire arrêter si vous manifestez un peu trop bruyamment une opinion dissidente, mais eux-même ne sont absolument pas les despotes administratifs  tout-puissants qu’on imagine parfois. Ils sont à la fois de pathétiques pantins sans courage ni droiture et des agents cyniques mais apeurés du système. Eux et tous leurs pareils sont le système, en constituent la chair vivre, mais aucun d’entre eux n’est indispensable. C’est tout le drame : aucun individu n’est suffisamment responsable pour prendre une véritable décision. Cazeneuve ou Valls, pour ne citer qu’eux, sont des agents parfaits du système, mais eux-mêmes sont à sa merci : il suffirait de leur part d’un « dérapage » trop appuyé pour être immédiatement éjectés.

Tous sont pris dans un vaste réseau politico-médiatique dont chacun est un maillon. Tout ce qui compte, c’est que qui est admissible collectivement au sein de la caste dominante. Non pas que tous croient à la vérité de leur idéologie : ils n’en font que constater l’efficacité pour leurs ambitions personnelles et l’alimentent pour rester au sein de la caste. Tout dissident signe aussitôt sinon son arrêt de mort social, du moins son billet pour l’exclusion définitive du réseau et de ses privilèges.

Rappelons-nous du pathétique Hollande à qui un proche faisait remarquer durant sa campagne que son programme n’était ni plus ni moins qu’un dispositif à faire fuir les riches et attirer des pauvres : il a répondu « je sais ». La simplicité d’un tel aveu dépasse de loin le cynisme ou le plan machiavélique. C’est une manière de dire : c’est comme ça et je n’y peux rien, tout ce que je veux c’est rester sur le manège.

Je ne sais pas vraiment ce que nous pouvons faire pour nous débarrasser de ce filet qui nous enserre, sinon attendre l’écroulement de cette société qui ne manquera pas d’arriver à force de pression fiscale et de multiculturalisation. Il y a peut-être une autre sortie possible. N’en doutez pas : le jour où le vent soufflera dans un sens trop contraire à son intérêt, toute la caste politico-médiatique tournera sa veste comme un seul homme. Ces gens l’âme de larbins, et ce sont des lâches. Le jour venu, ils s’envoleront comme des fétus de paille. Malheureusement, ils sont de la trempe de ceux qui plient devant celui qui montre les dents. Et nous savons qui pour l’instant grogne et parfois mord salement.

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