Toujours pire

Ce qu’il y a de dingue avec les socialistes, c’est que mille fois on croit avoir touché le fond, et mille fois ils font encore pire. On croyait avoir évité la catastrophe en se débarrassant de Black M à Verdun, mais la gauche tarée en avait encore sous le coude. Black M, je n’avais pas vraiment réagi : tout avait été trop vite, et je n’avais pas eu le temps. Je regrette un peu qu’on l’ai éjecté, car cela m’aurait donné l’occasion de faire un truc bien célinien, avec un clown bigarré faisant danser des francs-mac en écharpe tricolore sur des monceaux de cadavres dont les crânes auraient surgit inopinément de la terre sous les assauts infernaux des basses sur-amplifiées. Comme dirait Mozinor, c’est la puissance de la fonk.

Tout ça, c’était sans compter sur l’authentique génie socialiste pour tout dégrader. Nous avons donc eu droit à une cérémonie qui, plus encore que choquante, a été ridicule et ratée. Courir dans un cimetière au son des Tambours du Bronx – sorte de croisement entre des clowns intermittents de la nuit debout et des punks à chiens – est déjà une faute de goût impardonnable. Mais si encore ça avait été réussi. Même pas. Chorégraphie minable et stupide, à peine coordonnée. On aurait dit un lâcher de pigeons multicolores dont on regrette presque qu’il ne se soit pas terminé comme un bon vieux sketch des Inconnus. Ce lâcher de jeunes pigeons citoyens n’était pas seulement raté, il était laid et ridicule. Pourquoi donc avoir laissé tout ces petits cons s’habiller de couleurs vives ? Ils n’ont donc aucun sens du style ? Pourtant, les Allemands, à une époque, c’était la classe dans l’invasion. Et question rassemblement de masse, ils ont un sacré pédigrée. Mais non, il a fallu organiser cette course ridicule tenant plus du color run que d’autre chose pour se finir par un happening morbide dont on croirait que les participants sont des demi-débiles défoncés à la colle. Et pourquoi y associer des jeunes filles ? À Verdun, ce sont des hommes qui sont morts. La guerre, c’est un truc de mecs. Allez donc voir les monuments aux morts qui parsèment la France, dont certains portent jusqu’à cinq ou sept noms de la même famille. Ce sont les jeunes et moins jeunes hommes qui font les guerres. Les femmes, ça reste à l’arrière. Pour faire comprendre Verdun, on aurait pu faire ramper les gars dans la boue et la crasse au milieu des rats pendants que les filles auraient visité un hôpital section grands brûlés – parce que les infirmières n’avait pas moins de mérite que les soldats du front, elles qui étaient confrontées aux résultats immédiats de la boucherie.

Toute cette merde était censée intéresser la jeunesse à l’histoire terrible de Verdun, événement que pourtant l’horreur festive de la commémoration faisait tout pour ne pas regarder en face. Parce que Verdun, c’est la gravité et la solennité. Face à Verdun, le dérisoire et le festif ne sont plus possibles. Il ne reste que le recueillement et le silence, et, encore une fois, la nécessaire gravité qui sied à pareil souvenir. L’hystérie festive n’est qu’une figure de plus du déni et du refus de ce que le tragique constitue le socle de la vie. Face à Verdun, la seule attitude digne, ce serait de fermer sa gueule, ce dont sont incapables ces socialistes qui ont depuis longtemps perdus toute idée de dignité. Résultat : la triste pitrerie du centenaire, qui heureusement sera vite oubliée.

Ce que je retiens de cette triste cérémonie, c’est la connerie immense de nos dirigeants, manifestement incapables de prendre la mesure de l’histoire, persuadés que tout peut se résoudre à coup de happenings festifs concoctés par des communicants qui n’ont probablement pas fait leur service militaire, ce qui aurait été un minimum.

Bref, avant que d’être choquant, tout cela était nul. Et sans vouloir faire dans l’antigermanisme primaire, c’est un peu gênant de faire une cérémonie franco-allemande alors que l’ennemi de l’époque est aujourd’hui encore en train de nous foutre dans une situation calamiteuse.

Quant à savoir ce qu’il en est vraiment de la guerre, je laisse la parole à celui qui l’a faite : https://youtu.be/kLr5mopzq38?t=352

 

 

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2 commentaires pour Toujours pire

  1. kobus van cleef dit :

    allez allez
    ils pourront toujours faire pire
    ne les poussez pas à bout ….
    perso , j’envisage d’un oeil assez favorable un concert de rap à ochouitze lors de la commémoration de la libération des camps
    ou une flash mob au panthéon d’une petite centaine de participants , vêtus uniquement de manches de lustrine ( oui , sans rien d’autre) pour célébrer la mémoire de janjoraisse et celle des hussards de la république
    ou encore une pantomime de fusillade avec des acteurs affublés de fausse barbe et de djellabas et d’autres intégralement nus et vêtus de crayons ( oui , comme les publicités de naguère, ,les bras et les jambes qui sortent d’un crayon en mousse surdimensionné …..voyez le genre) devant les locaux de chérie abdo

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  2. Eric dit :

    J’ai également ce questionnement. Jusqu’où sont-ils capables d’aller dans l’absurde et l’indigne ?…
    On les croit « au taquet », et ils en ont encore sous le coude.
    Je me suis lâché deux fois sur le sujet, toujours dans cette vaine volonté d’évacuer la consternation par des mots. C’est peine perdue. Les aberrations de ce gouvernement écrasent systématiquement du talon le moindre sursaut de bon-sens…
    A désespérer..
    Joli coup de gueule.
    Amitié.

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