Nécrologie II

Bud Spencer est mort. La plupart d’entre nous se souviennent certainement de ce gros type barbu, acolyte quasi-obligatoire de Terence Hill, qui distribuaient des baffes à tout va  dans des films aussi stupides que jubilatoires. Peu savent qu’il avait aussi été dans sa jeunesse un authentique champion de natation. Il n’avait certes pas le charisme d’un Terence Hill qui lui aurait permis de faire une vraie carrière en solo, mais il est inoubliable dans le duo que formaient les deux compères.

Tandem comique quasi-parfait, Bud Spencer et Terence Hill incarnaient un authentique cinéma populaire, sans prétention, assumant une bonhomie sympathique qui empêchait leurs films de n’être que pure pantalonnade (enfin, pas toujours…). Au sein d’une filmographie fatalement inégale, ce sont les deux volets de Trinita qu’il faut voir absolument. Du pur génie !

Qui n’a pas aimé les films de Bud Spencer et Terence Hill a manqué quelque chose. Avec eux, on s’est bien marré. On aurait tort de se priver : pas mal de leur films sont disponibles en intégralité sur youtube.

Allez, pour le plaisir, un extrait de Attention les dégâts :

« Quand un être aussi disgracieux se fait appeler Tango au pays de la samba, on est fondé à en déduire aussitôt que ce doit être un sinistre con. »

 

Nécrologie I

J’aimais bien Maurice Dantec. Ça fait un petit moment maintenant que j’ai lu quelques-uns de ses bouquins, alors je ne suis pas certain de pouvoir en parler aussi bien que d’autres. Je me souviens surtout de l’ouverture de Babylon Babies, avec ce personnage de milicien défoncé qui part à l’attaque en hurlant « Allahouakbar ! ». J’ai particulièrement aimé son journal, notamment le fameux Théâtre des opérations 2 et 3. On y sent le type complètement barré, sincère, se lançant dans des analyses où la lucidité le dispute parfois au délire le plus pur pour déboucher sur de la patristique sauvage qui l’aurait probablement fait condamner pour hérésie au temps de la toute-puissance de l’Église catholique dont pourtant il se réclamait. Il avait un côté punk fort en gueule dont on sentait bien qu’il cachait une sorte de fragilité qui aurait fait de lui un piètre allié en cas de coup dur sur le terrain. Derrière ses obsessions techno-méta-tout ce qu’on veut, il y avait un visionnaire anarchique qui avait du mal à canaliser l’ampleur de toutes ces images qui lui venaient d’un trop probable futur. Un drôle de personnage, toujours excessif, d’une naïveté grandiose qui l’avait poussé à se faire tatouer le symbole de l’OTAN sur le bras ! Il a poussé la démesure jusqu’à se prendre un peu trop au sérieux parfois, mais on est toujours étonné de voir que sous ses excès surgit toujours une vérité, une vérité trop souvent effrayante.

Il avait ses lourdeurs et ses obsessions parfois pénibles, ses descriptions minutieuses d’armement hautement technologiques étant le tic fétichiste adolescent le plus significatif, mais il mérite le détour. Dantec a écrit une science-fiction qui réussit à chaque fois à s’arracher au cadre du genre, indice très sûr qu’il était un authentique écrivain. C’était une sorte d’ovni littéraire qu’on n’oubliera pas de sitôt.

Un des trop rares véritables écrivains de notre temps nous a quitté.

 

 

Thanks, but no thanks

Homme de peu de foi que je fais ! J’avoue que je n’y croyais pas vraiment, mais les Britanniques sont des gens plus coriaces que ce que j’imaginais. Ils ont osé dire à l’UE que, thanks, but no thanks, ils préféraient finalement se débrouiller tout seul. Cela s’est joué à peu de choses, mais le résultat est là, et rien que pour voir toute la caste politico-médiatique faire une tronche de six pieds de long, ça valait le coup.

Passé cette joie mesquine, il faut bien reconnaître que la sortie de l’UE n’est pas une baguette magique : tous les problèmes du Royaume-Uni ne seront pas résolus du jour au lendemain. C’est même parce que le Royaume-Uni est confronté à moins de difficultés économiques que d’autres pays de l’UE qu’il peut se permettre de sortir, malgré les inévitables manoeuvres revanchardes qui ne manqueront pas de suivre, et qui sont d’ailleurs appelées à grands cris par la caste dominante, notamment en France, afin de « faire un exemple ». Un peu comme quand des proxénètes albanais tabassent copieusement une pute qui a essayé de se faire la belle pour que les autres comprennent bien qu’elles sont là pour turbiner sans broncher.

Nos proxénètes bruxellois et leurs affidés de la caste médiatico-politique essaient eux de nous faire croire que le Royaume-Uni est bien mal parti et qu’il va droit au naufrage à cause d’une bande d’abrutis et de ploucs qui n’ont rien compris à la grande, la magnifique UE. Manière de cacher leur trouille derrière le mépris. Comme si une construction technocratique âgée d’à peine 50 ans et qui n’a fait ses preuves dans strictement aucun domaine pouvait en remontrer à une nation vieille de plus de mille ans qui a conquis le monde et imposé sa langue à la quasi-totalité de la planète après avoir été le pilier de la révolution industrielle. Il faudrait rappeler aux Allemands que leurs récentes tentatives d’établir un empire ont foiré de façon colossale, et justement parce qu’ils se sont cassé les dents sur l’Angleterre. Je serais à la place de Merkel, j’ouvrirais un livre d’histoire et je commencerais à me poser des questions.

Merkel, d’ailleurs, a probablement été la meilleure propagandiste du brexit en faisant entrer des flots de migrants hostiles et non-vaccinés. Les Anglais ont dû se dire que tôt ou tard, ils finiraient par avoir leur part de cette invasion et qu’il valait mieux tout arrêter le plus rapidement possible – la situation migratoire n’étant déjà pas franchement idyllique chez eux. Étonnant d’ailleurs de voir que le « oui » à l’UE l’a emporté uniquement en Écosse et à Londres. Londres, ville dont 50% des habitants sont nés hors du Royaume-Uni, et pour qui l’Angleterre ne signifie rien d’autre qu’une opportunité économique. L’Écosse, elle, se voit déjà probablement libre, indépendante et riche du pétrole de la mer du nord. Je n’ai rien contre eux, mais les Écossais risquent de déchanter, l’UE et le pétrole n’étant en rien des garanties de bonne santé économique. Voyez la Grèce et le Vénézuela, par exemple…

Le fossé entre Londres et le reste de l’Angleterre est tout de même frappant. On aurait voulu faire un symbole qu’on n’aurait pas trouver mieux. C’en est presque caricatural. D’un côté, la ville mondialisée des traders, des bobos et de leurs soutiers venus de l’Europe de l’est faire les jobs de services basiques, le tout sur la planche à clous des extra-européens islamisés jusqu’à la moelle. De l’autre, les campagnes et les villes qui n’en finissent pas d’être des friches industrielles. Deux mondes qui n’ont presque plus rien à se dire. Une fois de plus, l’Angleterre est en avance sur le reste de l’Europe, mais ce qu’elle annonce n’est pas de très bon augure.

Il faut cependant se réjouir de cette victoire psychologique. L’UE, le plus froid des monstres froids qui se puissent imaginer, cette chose lointaine et nébuleuse à laquelle il semblait pourtant impossible d’échapper, l’UE a été mise en échec. Certes, le moloch va tout faire pour reprendre sa proie, et il se peut même qu’il y arrive. Mais les Anglais nous aurons une fois de plus montré qu’avec un peu de courage et un colonne vertébrale, on peut mettre en déroute le monstre. En juin 40, l’Allemagne semblait impossible à arrêter. La ténacité des Anglais a prouvé le contraire. Tout ne s’est pas fait en un jour, mais le monstre a plié. Face à l’UE, ce sera la même chose. Mais cela ne se fera pas sans mal, bien au contraire. Sans le Royaume-Uni, l’UE devient ce vers quoi elle tendait depuis un moment déjà : une chose allemande dans laquelle le rôle de la France sera surtout celui d’un paillasson. Le poids de l’Allemagne est mécaniquement alourdi par le brexit, et à terme, ses clients d’Europe centrale lui fournissent la base d’un empire dans lequel les pays marins seront toujours regardés avec suspicion. La géopolitique ne change pas du jour au lendemain. Déjà depuis Rome, les hordes continentales germaniques menaçaient les pays côtiers.

Il faut saluer l’esprit démocratique de l’Angleterre, et le fair-play de Cameron qui a assumé sa défaite. Il faut avoir confiance dans l’esprit de liberté qui anime les Anglais. Ils ont bien des défauts, mais ils ont ouvert la voie une fois encore. Et une fois encore, ce ne sont pas nos élites dirigeantes sur lesquelles il faudra compter, toutes inféodées qu’elles sont à la puissance dominante. Nous avons pourtant vu qu’une autre solution est possible. C’est un bel espoir de liberté. Ils vont tout faire pour nous empêcher d’y croire. Nous devons tenir bon. Européisme et remplacisme marchent main dans la main, Merkel nous l’a prouvé au-delà de toute mesure. Si l’UE tombe, le « déremplacement » devient possible. Grâce aux Anglais, nous pouvons entrevoir un autre futur.

Et honnêtement, vous faites plutôt confiance à la patrie des Rolling Stones et de Mr Bean ou à celle de Scorpions et de l’inspecteur Derrick ?

Houellebecq dans Figaro hors-série

Le Figaro hors-série est consacré à Michel Houellebecq. De bons articles. Une promo pour l’exposition qui lui est consacrée au Palais de Tokyo. J’avoue n’être pas très convaincu par l’oeuvre photographique du bonhomme, qui à mon avis ne rend qu’imparfaitement compte de ce qu’il réussit à si bien faire passer dans ses livres en décrivant cliniquement les aspects les plus triviaux et pourtant les plus constitutifs de l’environnement qui enserre l’homme moderne – atteignant ainsi à un effet de comique à froid qui mêle dérisoire et désespoir.

Exemple :

« Michel vivait dans un monde (…) rythmé par certaines cérémonies commerciales – le tournoi de Roland-Garros, Noël, le 31 décembre, le rendez-vous biannuel des catalogues 3 Suisses. Homosexuel, il aurait pu prendre part au Sidathon, ou à la Gay Pride. Libertin, il se serait enthousiasmé pour le Salon de l’érotisme. Plus sportif, il vivrait à cette même minute une étape pyrénéenne du Tour de France. Consommateur sans caractéristiques, il accueillait cependant avec joie le retour des quinzaines italiennes dans son Monoprix de quartier » in  Les Particules Élémentaires

Les quinzaines italiennes dans un Monoprix. Qu’est-ce qui finalement décrit mieux notre époque que ça ?

Parfois la colère…

Il y a quelques années déjà, j’étais dans une salle de cinéma à une heure d’affluence. La salle était bondée, les lumières déjà éteintes, quand sont entrées trois jeunes filles diverses. Des Noires au parler marqué de racaillatude et à la susceptibilité exacerbée typique des jeunesdebanlieues. Ne trouvant pas de places libres, elles ont entrepris de s’assoir sur des piles de réhausseurs pour enfants, avec force bruit et exclamations. Des spectateurs leur ont demandé de faire moins de bruit, entraînant la réaction outrée des trois racailleuses déjà mécontentes de ne pas trouver de siège – ce qui se comprend. Mais plutôt que de s’écraser, la foule s’est déchaînée. De braves gens, des adultes raisonnables comme on en rencontre partout ont d’un coup laissé libre cours à leur colère. Tous ces gens qui ne se connaissaient pas se sont à la faveur de l’obscurité ligués en un torrent de violence verbale. J’étais effrayé et mal à l’aise. Je sentais dans la foule une fureur insoupçonnée. Des gens qui en avaient marre des dommages collatéraux de la diversité et qui trouvaient là une occasion de laisser aller leur colère. Je n’imaginais pas cela possible, et ce que j’ai senti à cet instant, c’est l’odeur qui précède le lynchage. Quelque chose bouillait dans cette assemblée, et ce n’était pas très beau à voir. Seul un demi-bobo est allé parlé doucement aux trois filles pour désamorcer la situation. Une femme est allé prévenir un agent de sécurité, un grand noir qui n’a pas tardé à venir rétablir l’ordre et à expulser les intruses.  Pendant les quelques minutes que cela a duré, j’ai entrevu le potentiel de violence des gens ordinaires poussés à bout. Ce n’était pas glorieux, mais ce jour-là, j’ai compris ce qui faisait de la France un pays de guerres civiles et de révolutions.

Du temps a passé depuis, mais de plus en plus je rencontre des gens ordinaires qui ne se cachent plus d’en avoir marre de tout ce cirque de la diversité et au premier chef de l’islam. Ils se mettent à parler spontanément, le problème est dans toutes les têtes, l’exaspération sur toutes les lèvres. Il y a quelque chose qui monte, partout, chez tout le monde. Il y a encore quelques années, ceux qui osaient exprimer leur mécontentement finissaient aussi par convoquer le FN dans la conversation, pour le répudier ou l’approuver. Aujourd’hui, cet épouvantail a disparu des discours. Le problème est affronté sans médiation politique, dépasse toutes les oppositions. Le problème, ce n’est plus de savoir si on est de droite ou de gauche, mais de défendre son mode de vie. La colère et l’exaspération sont là.

C’est à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant, car au fond de moi, je ne peux croire vraiment que les divers, musulmans ou non, finiront par submerger la France de façon définitive. Je ne sais comment, mais je crois qu’ils seront repoussés un jour. Inquiétant, car si les Français se fâchent, cela arrivera d’un coup en un fleuve de colère qui emportera tout sur son passage. Ce ne sera pas beau à voir. Ça aura peut-être même la sale gueule des foules qui tondaient les femmes à la libération après être restées à genoux quatre années durant plutôt que le magnifique d’une armée victorieuse se ralliant à l’étendard de Jeanne d’Arc.

Je ne me considère pas autrement que comme un sismographe, ou plutôt comme un de ces animaux sauvages qui soudain se mettent inexplicablement en mouvement car ils ont parfois des jours à l’avance senti la venue d’un tremblement de terre ou d’un tsunami. L’orage arrive. Nous ne seront plus les hommes de l’insouciance que la génération jouisseuse qui nous a précédée croyait définitifs.

 

Langage corporel

L’actualité me fournit une opportunité de plus pour me livrer à une de mes activités favorites : observer le comportement humain. Un policier a refusé de serrer la main de Hollande puis de Valls lors de la cérémonie d’hommage au couple de policiers assassiné par un terroriste musulman. Il est fort possible qu’il vienne d’enterrer définitivement sa carrière. C’est courageux de sa part mais on peut au moins se dire que si il y en a un qui ose agir, nombreux sont ceux qui n’en pensent pas moins dans les rangs de la police – et pour la caste dirigeante, rien n’est plus dangereux que la défiance de ceux qui sont chargés de la défendre, car il me paraît évident que le rôle prioritaire de la police est de servir de garde prétorienne à l’appareil d’État.

Les quelques secondes de la séquence vidéo qui montre cette action, ou plutôt cette non-action, sont très riches pour qui aime observer. Le policier se tient très droit, très raide, il est probablement stressé par le moment fatidique mais il a pris sa décision. Hollande arrive et comprend rapidement la situation, il glisse un peu mollement à la personne suivante et ignore presque le refus. Il est plus malin qu’il n’y paraît : il sait éviter l’esclandre et, en un sens, montre que ce refus n’a pas d’importance pour lui, qu’il est au-dessus de ce genre de chose. En réalité, je le soupçonne aussi de manquer un peu de fermeté, car son comportement marque, à mon avis, plutôt un désir de fuite qu’un mépris souverain – au sens littéral du terme. Par contraste, Valls montre son manque d’envergure total et prouve qu’il est nettement inférieur à Hollande qui pourtant n’est pas un aigle.

Valls prend l’affront personnellement et se rapproche très près du policier, le menton dressé, le torse bombé, les mains derrières le dos, pour échanger quelques mots. Il a exactement la posture d’un directeur d’école qui veut réprimander un élève indocile, tout pétri de son autorité d’adulte. Il veut impressionner physiquement le policier, exactement comme le ferait un petit voyou. Mais l’effet ne prend pas, puisque le policier reste très droit, et qu’il domine de toute sa taille le ministre. Littéralement,Valls n’est pas à la hauteur.

Valls, en donnant une telle importance à ce refus, montre qu’il se place au même niveau que ce policier. Il est incapable de prendre de la distance, ni même de traiter cette situation avec mansuétude. Il se mesure à un inconnu, à un type sans importance : c’est un mauvais chef. Il n’est pas sûr de lui. Il fait penser au Sarkozy du « Casse-toi pauvre con ». En moins bien.

Je ne sais pas ce qu’auraient fait des types de la trempe de Bigeard ou du général de Gaulle, mais ils n’étaient pas de ceux à qui on refusait de serrer la main.

Même Chirac aurait trouvé une parade !

Comparez avec la maîtrise dont fait preuve Tom Cruise face à un mauvais plaisantin.

Terrorisme de proximité

Magnanville. Un terroriste musulman tue à coups de couteau un policier devant son domicile, s’enferme dans la maison de sa victime, égorge sa femme et se fait descendre avant d’avoir pu décider s’il allait aussi tuer le môme de 3 ans. Horrible. Tout simplement horrible. Cet événement fait se lever en moi plus d’émotion et de colère que tous les actes qui ont précédés. Non pas que je minimise l’ampleur des carnages du Bataclan ou d’Orlando. Mais il me semble qu’une étape a été franchie. Nous en sommes maintenant au terrorisme de proximité.

Il ne suffit plus d’éviter les rassemblements de foule, les lieux publics, les concerts de rock ou les boîtes gays. La méthode est moins meurtrière en nombre, mais bien plus effrayante. Les tueries de masse, pour horribles qu’elles soient, restent des black swans. Des événements soudains, totalement imprévisibles – quoique de moins en moins – et chaotiques. Le meurtre à domicile, individuel et ciblé, est bien plus glaçant car, en un sens, beaucoup plus commun. Plus ordinaire. Surtout, plus facile. Se procurer des armes, planifier une tuerie de masse demande de la préparation. Attaquer un couple au couteau ne demande qu’un peu de cran pour passer à l’acte. N’importe qui, oui, n’importe qui peut le faire.

Je voudrais me tromper, mais je crois que le meurtre de Magnanville inaugure une nouvelle phase dans l’action terroriste. Encore une fois, j’en appelle à se souvenir de la guerre d’Algérie, qui n’a pas commencé autrement. L’armée française était victorieuse dans tous les engagements conventionnels et efficace dans ses missions de renseignement et de démantèlement des réseaux terroriste. Mais cela ne l’empêchait pas d’arriver toujours trop tard sur les lieux d’innombrables massacres, perpétrés à l’arme blanche, parfois par des musulmans qui vivaient et travaillaient depuis des années en bonne intelligence avec leurs victimes européennes.

C’est effrayant, mais les musulmans sont suffisamment nombreux pour que se trouvent parmi eux des fanatiques capables d’engager une action qui pourrait ressembler à la Saint Barthélemy. Cela a un nom. Cela s’appelle une guerre civile, et elle va être particulièrement atroce, car elle se fera maison par maison, quartier par quartier. Nombreux sont ceux qui verront leur meurtrier les yeux dans les yeux. Ceux qui croyaient que nous allions prendre des fusils et nous tirer dessus vont être déçus. Notre lot sera celui du sang chaud qui coule sur les mains, des hurlements de terreur et des râles d’agonie, des regards rendus fou par la soif de massacre, de la résistance molle d’un corps dans lequel on enfonce une lame.

Le temps des couteaux est arrivé. C’est une très mauvaise nouvelle.

Muslim pride à Orlando

Pas besoin d’épiloguer, la religion d’amour, de paix et de tolérance a encore frappé. 50 morts, le record de Breivik tient toujours, mais le tueur détrône tous ses prédécesseurs américains. Ceci dit, il n’est pas impossible que ce « tueur solitaire » soit en fait membre d’une équipe de trois personnes, selon des témoignages non encore confirmés. Pas besoin d’expliquer grand-chose non plus : un terroriste musulman commet un massacre dans une boîte pour homosexuels. Tout est dit. Libre à vous d’imaginer toutes les explications psychologiques possibles.

Ce qui est le plus hallucinant dans toute cette histoire, ce sont les contorsions rhétoriques des pouvoirs publics et des journalistes pour éviter de prononcer le mot « islam » et pour dédouaner une fois de plus les musulmans. Dérivatif : l’homophobie, dont on se demande presque à ce stade si l’amalgame entre homophobe et homophobe radical ne devrait pas être dénoncé, tant les messages vont loin dans la saloperie – témoin ce connard dont le nom m’échappe qui a essayé de mettre la tuerie sur le dos de la supposée homophobe Manif pour tous. Autre dérivatif efficace : les armes. Ce sont les armes qui tuent, bien évidemment, et il faut encore et toujours plus de gun control, un peu comme en France, pays où les tueries de masses sont impossibles grâce à la législation très restrictive concernant les armes à feu et…. ah, zut, euh, bref, c’est la faute aux armes on vous dit !

La révolution dévore ses propres enfants : les musulmans ont une fâcheuse tendance à viser les progressistes dans leurs attentats, qui sont pourtant leurs meilleurs alliés. Journalistes d’extrême-gauche de Charlie, hipsters bobo-gaucho au Bataclan, communauté LGteubé à Orlando…. que des gens qui font partie du camp du bien. Si j’en étais, je commencerais quand même à me poser des questions. Les terroristes musulmans n’ont pour l’instant pas visé des meetings de Trump, des rassemblements FN ou des défilés de Pegida. Les musulmans radicaux semble haïr plus que tout les gauchistes libertaires, et ces cons sont incapables de s’en rendre compte. Ils les couvrent jusqu’à l’absurdité, aveuglés qu’ils sont par leur idéologie progressiste et par leur haine de l’occidental moyen.

LGteubé, mélanchonistes de tous poils, supporters d’Obama, fans de Valls et de Hollande, lopettes juppéistes, si ça vous plaît de passer la pommade à ceux qui vont venir vous descendre, libre à vous. Le seul problème, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui n’ont pas envie de mourir à cause de vos idées délirantes sur le vivrensemble, l’intégration, l’islamophilie douceureuse et autres folies destructrices.

 

Les Anglais victimes de leur réputation

L’Euro 2016 a commencé très fort en terme de baston et sera probablement la référence pour tous ceux qui a l’avenir commettront des actes de violence lors de matchs internationaux. C’est une des motivations fondamentales des hooligans : la réputation. Être ceux qui tapent le plus fort, ceux dont le nom évoque respect et admiration et dont la venue fait surgir excitation et peur dans le petit monde des amateurs de violence footbalistique.

Les Anglais ont constitué pendant longtemps le standard absolu en  la matière : inventeurs du concept et champions toutes catégories de la violence hors-stade, ils étaient vénérés et enviés par tout ce que le reste de l’Europe comptait de cogneurs de tribune, depuis le noyau dur Français du PSG jusqu’aux Pays-Bas et en Belgique en passant évidemment par l’Allemagne, jamais vraiment à court d’individus prêts à s’organiser pour taper. C’était l’époque bénie des années 80 et 90, alors que les « firmes » britanniques donnaient le ton en matière de castagne comme de look. Bastonner, oui, mais avec style ! L’exemple casual se répandait alors en Europe, et une chemise Henry Llod ou un blouson Stone Island devenaient des signes de reconnaissance certains pour initiés. Las ! Phénomène touchant principalement les pays d’Europe du Nord, amateurs de bière et descendants des peuples germaniques à la fureur bien connue depuis au moins Tacite, le hooliganisme à l’ancienne se perd. On n’est plus au temps de l’ICF, des Chelsea Headhunters ou des Bushwackers de Millwall, connus pour être les durs de dur malgré un club particulièrement mauvais dans les compétitions. Leur slogan de l’époque ? « No one likes us and we don’t care ».

La coupe du monde 98 a Marseille a été le chant du cygne des hools anglais. Après la dérouillée qu’ils ont collé aux racailles locales, on ne les verra plus aussi motivés. Les euros suivant auront leur lots de bastons épisodiques, mais dans les coupes du monde, ils brilleront par leur absence. Décidément, les Anglais ne sont plus ce qu’ils étaient.

Se déplaçant en masse, amateurs de beuveries, les Anglais commencent toujours par être de braves gars sympathiques qui chantent avec une unité qui fait envie, mais deviennent rapidement envahissants, arrogants et provocants au fur et à mesure que l’ébriété avance. Persuadé de leur supériorité sur le reste du monde, ils ne manquent pas de le faire savoir et se comportent comme en pays conquis, ce qui peut en énerver plus d’un et finit par causer des troubles. Les Anglais n’étant pas le genre à dire non à une petite baston, la castagne n’est jamais loin. N’étant pas anglais pour rien, ils s’étonnent après ingénument que les choses aient si mal tournées alors qu’ils ne faisaient que s’amuser gentiment. Mais les firmes organisées ne sont plus là.

À force d’abus domestiques comme internationaux, les pays concernés, Angleterre en tête, ont fini par avoir la peau des hools à l’ancienne, mais la fin du communisme a donné des idées dans les pas de l’Est. Désormais, Polonais, Russes et autres Serbes ont repris le flambeau mais sans comprendre tout-à-fait l’esprit de la chose. De la culture hool anglaise, ils n’ont pas jugé bon de reprendre l’aspect de camaraderie virile, de défense du drapeau et du club, de provocation arrogante et de saoulerie collective. Faisant fi des rituels, ils n’ont retenu que la violence préméditée en bandes organisées, celle qui cible et fait mal. Les Russes s’entraînent et portent fièrement les t-shirts au nom de leur groupe comme s’ils étaient d’abord et avant tout une équipe de baston internationale. Mélange de néo-nationalistes et d’amateurs de MMA, équipés et probablement gavés de stéroïdes, issus d’un pays dans lequel les « dashcams » fournissent youtube en violence routière réccurente, les Russes sont bien décidés à faire de la violence un mode de vie.

Ces hools Russes qui étaient à Marseille cherchaient à se confronter au mythe anglais, pour pouvoir dire qu’ils ont été au contact avec les maîtres du genre. Malheureusement pour les Anglais, le niveau d’antan n’est plus là et les Russes ont surtout cogné sur des quarantenaires complètement cuits, largement aidés par la racaille locale qui n’est jamais trop heureuse dès que s’offre la possibilité d’un lynchage. Certaines images ne trompent pas, sur lesquelles on voit tous ces rats des quartiers nord finir à coup de pieds tels des charognards un Anglais qui vient de se faire dérouiller par des Russes. Au milieu de tout cela, une police débordée et manifestement en sous-effectif. Ça n’était pas beau à voir, et un Anglais est encore dans le coma à l’heure qu’il est.

Le meilleur résumé de la situation a été donné par un tweet anglais:

Russian neo-nationalist, French Algerian Beur, drunk Englishman and cynical riot cop meet in Marseille bar. No punchline. Just a punch-up.

Décidément, le hooliganisme, c’était mieux avant.

http://www.irishtimes.com/sport/soccer/international/ken-early-russians-go-to-war-with-an-english-myth-1.2682005