Terrorisme de proximité

Magnanville. Un terroriste musulman tue à coups de couteau un policier devant son domicile, s’enferme dans la maison de sa victime, égorge sa femme et se fait descendre avant d’avoir pu décider s’il allait aussi tuer le môme de 3 ans. Horrible. Tout simplement horrible. Cet événement fait se lever en moi plus d’émotion et de colère que tous les actes qui ont précédés. Non pas que je minimise l’ampleur des carnages du Bataclan ou d’Orlando. Mais il me semble qu’une étape a été franchie. Nous en sommes maintenant au terrorisme de proximité.

Il ne suffit plus d’éviter les rassemblements de foule, les lieux publics, les concerts de rock ou les boîtes gays. La méthode est moins meurtrière en nombre, mais bien plus effrayante. Les tueries de masse, pour horribles qu’elles soient, restent des black swans. Des événements soudains, totalement imprévisibles – quoique de moins en moins – et chaotiques. Le meurtre à domicile, individuel et ciblé, est bien plus glaçant car, en un sens, beaucoup plus commun. Plus ordinaire. Surtout, plus facile. Se procurer des armes, planifier une tuerie de masse demande de la préparation. Attaquer un couple au couteau ne demande qu’un peu de cran pour passer à l’acte. N’importe qui, oui, n’importe qui peut le faire.

Je voudrais me tromper, mais je crois que le meurtre de Magnanville inaugure une nouvelle phase dans l’action terroriste. Encore une fois, j’en appelle à se souvenir de la guerre d’Algérie, qui n’a pas commencé autrement. L’armée française était victorieuse dans tous les engagements conventionnels et efficace dans ses missions de renseignement et de démantèlement des réseaux terroriste. Mais cela ne l’empêchait pas d’arriver toujours trop tard sur les lieux d’innombrables massacres, perpétrés à l’arme blanche, parfois par des musulmans qui vivaient et travaillaient depuis des années en bonne intelligence avec leurs victimes européennes.

C’est effrayant, mais les musulmans sont suffisamment nombreux pour que se trouvent parmi eux des fanatiques capables d’engager une action qui pourrait ressembler à la Saint Barthélemy. Cela a un nom. Cela s’appelle une guerre civile, et elle va être particulièrement atroce, car elle se fera maison par maison, quartier par quartier. Nombreux sont ceux qui verront leur meurtrier les yeux dans les yeux. Ceux qui croyaient que nous allions prendre des fusils et nous tirer dessus vont être déçus. Notre lot sera celui du sang chaud qui coule sur les mains, des hurlements de terreur et des râles d’agonie, des regards rendus fou par la soif de massacre, de la résistance molle d’un corps dans lequel on enfonce une lame.

Le temps des couteaux est arrivé. C’est une très mauvaise nouvelle.

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14 commentaires pour Terrorisme de proximité

  1. Crisfi dit :

    Je sais cela depuis un moment déjà, mais le voir écrit sous votre plume, me confirme ce que tous nos coreligionnaires ne veulent pas entendre. Les innocents ! Ceux d’en face sont sans pitié, sans âme, sans humanité. Il y en a qui savaient, on ne les a pas écoutés… Pas d’amalgame, la
    Doxa nous a été imposée …

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  2. zen aztec dit :

    D’autant que les muz adorent le maniement du couteau

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  3. Le Zebre dit :

    Ils ne sont forts que nos faiblesses. Je les invite a tenter de faire la meme chose en Corse. Juste pour voir…

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  4. Pangloss dit :

    Excellent billet. Vous avez, hélas!, parfaitement raison.

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  5. kobus van cleef dit :

    Si saint_barthelemy il doit y avoir, il est fort possible qu’on en soit rendu à un tel degré d’exaspération qu’elle se fasse des deux côtés
    Une relation bijective, pourrait on dire
    Et là, nos chose citoyens adeptes du maniement du canif auront du souci à se faire
    Après tout, le nombre n’est pas avec eux et le concept même de saint-Barthelemy ( ou de pogron ou de nuit des longs couteaux ou de ce que l’on voudra ) n’est Habsolument pas spécifique à leur kultur
    Ça n’est pas une marque déposée, voyez

    On serait même tentés de paraphraser Houria Bout-de-jaja en disant « aidez vous à sauver cette zosiete où vous avez trouvé refuge et aux yeux des occupants auprès desquels vous vous êtes rendus odieux, faites votre police, expulsez ou liquidez les fauteurs de trouble et les fouteurs de merde sinon demain, après demain, ce sera le tour de toul’monde et y aura ni pardon ni pitié »

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    • Will dit :

      Pas dans leur culture ?

      Ce qui se passe en ce moment en Palestine-Israël ainsi qu’en Syrie et en Lybie infirme plutôt votre point de vue.

      Et quand on sait que le conflit juif-palestinien est une des rengaines de coeur de nos musulmans d’Europe et surtout français… Je peux témoigner que, sur de nombreuses pages Facebook auquel j’ai accès lorsque je surfe dans les groupes culturels et autres de ce réseau, eh bien, sur beaucoup de pages de musulmans français, les références à la Palestine sont omniprésentes, voire obsessionnelles. Ce qui confirme bien que, pour moi, c’est leur Peuple qui compte avant tout autres choses (l’Oumma), ils n’en ont rien à fiche des morts européens par les racailles importées.

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      • kobus van cleef dit :

        je me suis mal exprimé
        c’est pas spécifique à leur kultur
        c’est commun à toutes les kulturs
        et st barthélémy est une marque déposée
        comme la michelade, d’ailleurs

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  6. Will dit :

    Sinon, bon billet mais un poil « défaitiste ».

    Durant la guerre d’Algérie, c’est arrivé d’un coup, les familles françaises se sont fait surpris, comme un jour de mauvais destin. Elles pensaient être les maîtres inamovibles. C’était quasi tragique d’ailleurs, un sort comme on en voit que dans les tragédies grecques.
    Ayant vécu là-bas, mes grands-parents ont survécu parce que ma grand-mère portait un enfant dans ces bras, et à cause de la protection de certains algériens bienveillants.

    Maintenant, nous Savons. La perfidie de ces gens, nous la connaissons très bien, car elle s’est manifesté très tôt, dès l’école pour beaucoup d’entre eux : reste à nous entraîner individuellement et collectivement.

    Vous partez d’un point de vue où nous serons perdant. Or rien n’est perdu, car le combat ne fait que commencer. La vraie guerre civile n’a pas encore commencé. Et, jusqu’à nouvel ordre, nous sommes encore et toujours majoritaire.

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    • La plupart des Français vont se faire surprendre. Une chose est d’être informé via les journaux ou les réseaux sociaux, une autre est d’être armé et prêt à se défendre. Pour l’instant, nous en sommes toujours au stade du « ça n’arrive qu’aux autres ».

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    • Le Zebre dit :

      Si le billet vous semble defaitiste, votre post me semble particulierement optimiste. Le bourrage de crane mediatique est tel que les esprits sont ankyloses (et je ne parle pas ici des cerveaux abrutis a dessein depuis 15 ans par la tele-realite, les hanouna, Arthur et autre money drop).

      De plus, comme vous l’avez souligne, la perfidie de ces gens est tout simplement inconcevable pour un esprit cartesien. On a parfois la desagreable impression qu’il suffirait d’un simple mot d’ordre pour que le gentil epicier de quartier marocain se transforme en tueur de mecreants.

      Les temoignages sont invariablement les memes « c’est un gentil garcon, il ne ferait pas de mal a une mouche, toujours pret a aider la voisine a monter son cabas… »

      Comment combattre un ennemi qui ne se devoile que quand il est sur le point de vous tuer,avec l’idee de mourrir en vous tuant ? qui vient vous tuer en ayant le ferme conviction que son acte le conduira invariablement au paradis ?

      Tant qu’il n’y aura pas une reaction « a la corse » les crimes se perpetreront. Malheureusement.

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      • Popeye dit :

        « …Comment combattre un ennemi qui ne se devoile que quand il est sur le point de vous tuer,avec l’idee de mourrir en vous tuant ? qui vient vous tuer en ayant le ferme conviction que son acte le conduira invariablement au paradis ? … »
        Triste à dire, mais en se séparant de ceux qui sont des ennemis potentiels.
        Les solutions sont connues : expulsions des fichés S bi-nationaux après déchéance de la nationalité, directement pour les étrangers, rétentions administratives pour les « nationaux », arrêt de l’immigration en provenance des pays musulmans, camps de transit pour les « réfugiés » et politique à l’australienne à leur égard.
        Mais elles ne seront jamais appliquées par la classe politique actuelle, je le crains.
        Donc il restera l’option « mille nuits des petites écorchures » (et non une seule « nuit des longs couteaux »
        Pour quelle réaction de la population de souche?
        Mystère et boule de gomme.

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      • Will dit :

        Oui, c’est une réaction « à la Corse » qu’il nous faut.

        Elle viendra forcément ; moi je constate un retour au patriotisme, peut-être superficiel, mais je pense que la France et l’idée d’une France éternelle reste dans le coeur des Français « de souche ». Et donc qu’elle amènera forcément une réaction collective.

        Déjà, l’anti-Hollandisme est d’une violence inouïe, jamais vu autant de haine envers un Président en place.

        Il nous manque une férocité nécessaire.

        Mais attention à ne pas confondre « bobo » inoffensifs et niais, et peuple français…

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  7. kobus van cleef dit :

    @ will
    « il nous manque une férocité nécessaire …. »
    inspiré par Aragon?….. »les yeux bleus de la révolution/brûlent d’une cruauté nécessaire »

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    • Will dit :

      Eh bien, pas du tout ! L’idée m’est venu en écrivant la réponse.

      Mais je souscris totalement à la très belle citation d’Aragon.

      Oui, il nous faut une révolution ; qu’importe quelle forme elle prendra.

      Déjà, avec Nuit Debout et les mouvements culturels populistes droitistes, on sent quelque chose poindre ; il faut un élément qui enclenche tout, comme en 1789.

      Une révolution qui n’installe pas le chaos, mais remettent les choses dans l’ordre.

      « Ordo ab chaos », comme la Rome de jadis.

      La Révolution du futur accélérera le chaos, en éliminera les éléments tout en permettant aux éléments d’ordre de se manifester.

      Exactement comme cela s’est passé avec la Révolution de 89, de façon totalement incroyable aux yeux des observateurs de l’époque.

      Nous virons vers la Grèce, c’est-à-dire vers une forme de société instable et anarchique ; le fameux « Directoire permanent », très bonne formule d’un célèbre polémiste ; d’où la nécessité de tendre à nouveau vers Rome, leitmotiv qui devrait être celui d’une droite vraiment intelligente et historiquement enracinée.

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