Guerre de religion

Cette fois, c’est un prêtre qu’ils ont assassiné. J’ai déjà dit mille fois ce qui se passait, je ne vais pas me répéter. Un attentat mahométan tous les 10 jours devrait être suffisamment parlant. Je note que cette fois le caractère d’affrontement religieux est clair et net, de la volonté même des criminels. Comme s’ils voulaient nous dire « arrêtez de faire les autruches, arrêtez avec votre padamalgam et vos excuses psychiatriques, notre cause est authentiquement religieuse. »

Curieusement, à lire les réactions des citoyens ordinaires comme celles des politiques, j’ai l’impression que la prise de conscience est plus forte qu’auparavant, comme si dans la France pourtant déchristianisée la figure du prêtre martyrisée réveillait un vieux fond catholique. On ne touche pas impunément au sacré et la croix, quoi qu’on en pense, reste un symbole autrement plus viscéral qu’un journal satyrique. Seuls les journalistes semblent y rester insensibles, preuve qu’ils ont l’âme bien plus desséchée que les politiciens. Les politiciens, justement, commencent à patauger sérieusement. Ils n’ont pas eu l’impudence de nous faire le coup du « renforcement de l’état d’urgence ». Évidemment, ils « condamnent fermement », et Hollande s’est même fendu de la plus belle bêtise qu’il ait jamais dite sous la forme d’une formule-valise selon laquelle « tuer un prêtre, c’est profaner la République ». S’il avait ouvert un livre d’histoire dans sa vie, il saurait que sa république s’est précisément bâtie sur la haine de l’Église catholique et qu’elle n’a eu cesse de vouloir la rabaisser, et l’on ne peut qu’être frappé par la volonté une fois de plus affirmée de sacraliser la république qui serait une chose quasi-divine qu’on pourrait « profaner ». Mais ce sacré se fait sur le dos du sacré authentique et ne traduit finalement que l’horreur face à la profanation réelle que constitue l’assassinat d’un prêtre. N’accordons pas trop d’intelligence à notre président : il est probable que cette formule vide de communicant professionnel puisse resservir à l’envie, n’importe quelle action remettant méchamment en question le « vivre-ensemble » pouvant être qualifiée de profanation contre la république.

Seul cet imbécile de Cazeneuve, dont la seule parole honnête serait de présenter sa démission, s’est distingué en évoquant un illusoire concordat qu’il faudrait passer avec l’islam, preuve manifeste qu’il ne connaît rien à cette religion. L’islam n’est pas un catholicisme en djellaba et pantacourt et ne possède aucune autorité centrale qui pourrait négocier quoi que ce soit. Si un tel concordat était possible (et souhaitable, ce dont je doute), on se demande bien sur quoi il porterait. Moins d’attentats contre plus de mosquées ? Il y aurait un quota de morts que les mahométans devraient respecter, un peu comme sur un permis de chasse ? Ou alors il faudrait leur céder une partie du territoire en échange de cinq ans de tranquillité ? (je propose de leur donner Marseille, Bobigny et Roubaix pour commencer). Tout cela ne tient pas debout, on ne négocie pas avec des gens qui veulent nous tuer, ce que les flics ont bien compris puisqu’ils ont ordre, paraît-il, d’intervenir immédiatement sans parlementer.

Les plus abjects sont comme d’habitude et sans surprise les journalistes, dont certains ont décidé qu’il ne fallait plus donner les noms des assassins ni montrer leur photos, et ce à l’initiative d’un vaniteux et belliciste personnage dont je ne flatterai pas le narcissisme en me refusant à écrire les trois lettres qui le désignent ordinairement. Trop tard : au moindre attentat, on sait désormais, par habitude, à qui on a à faire. Dès que lesdits journalistes prennent des pincettes pour vous expliquer qu’on ne peut tirer aucune conclusion hâtive et qu’on n’est pas sûr d’avoir entendu le fameux glapissement « allaouakebar », on peut être certain de la nature du crime. Quand il y a un doute, en général, c’est qu’il n’y a pas de doute.

Il ne nous reste qu’à espérer que la prochaine cible ne soit pas une école maternelle et que les prochaines minutes de silence ne seront pas pour nous ou nos proches. À ceux qui se demanderaient « que faire », je ne peux donner qu’un conseil d’ordre général : soyez une cible difficile. Mentalement aussi bien que physiquement. Ne vivez pas dans la peur, vivez dans l’alerte. Le temps du confort est depuis longtemps révolu.

 

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Le problème du camion

Il semblerait que l’État, en la personne de Bernard Cazeneuve, essaye de forcer la police municipale de Nice à détruire les enregistrements vidéos de la tuerie du 14 juillet. Cette sombre histoire de destruction de preuves semble avoir pour but de minimiser les manquements de la police nationale – et donc de consolider le scénario officiel qui veut que, malgré les 84 morts, le dispositif policier ait très bien fonctionné. On peut même se demander si, plus encore qu’une incompétence policière, la destruction des vidéos de surveillance ne cherche pas à cacher une complicité active – ce qui serait particulièrement grave. En toute honnêteté, je ne formule cette hypothèse qu’à titre de provocation, car je soupçonne surtout le ministre de l’intérieur et les flics en chef de vouloir camoufler leur incurie, et rien d’autre.

Ceci dit, je m’en voudrais de trop accabler la police, car l’attaque au camion était imprévisible, tout comme l’était les autres, chacune dans leur style. Le propre d’une attaque terroriste est d’être un black swan, un événement imprévisible et soudain. On peut être sur le pied de guerre, prendre des mesures de sécurité drastiques, on est toujours en retard d’une longueur sur les terroristes qui trouveront à chaque fois un moyen nouveau. Il est stupide de croire qu’on pourra arrêter une attaque terroriste lorsqu’elle se produira. Quand l’attaque est lancée, il est déjà trop tard. Tout ce que peuvent faire les gens présents, et au premier chef  les forces de l’ordre, c’est de réagir et de minimiser les dégâts. Face à un ou plusieurs individus décidés, on est toujours pris au dépourvu.

Toutes les mesures de contrôle sont illusoires, et sont surtout efficaces contre la majorité des gens honnêtes qui sont soumis aux tracas sécuritaires et placés en situation de vulnérabilité ultime, comme c’est le cas quand on passe les portiques de sécurité d’un aéroport : plus de ceinture, plus de chaussures, poches vidées, on se croirait en garde-à-vue l’espace d’un instant – et à titre personnel, je conserve toujours à la main ma carte d’identité et ma carte d’embarquement, seuls moyens de prouver mon identité. Aucun contrôle ne peut empêcher un individu isoler de se ruer sur des passants avec une hache ou une machette, comme cela vient d’être le cas en Allemagne il y a quelques heures à peine ce 24 juillet. Non, le contrôle généralisé de la population n’est pas une solution, car il n’ira jamais assez loin, à moins de mettre tout le monde dans des camps – et encore.

La solution, c’est évidement de désigner l’ennemi et de l’attaquer en premier, avant qu’il n’agisse. Cela s’appelle une guerre. Quand on fait la guerre, on essaye de tuer des gens avant que eux nous tue. Une guerre purement défensive est une guerre déjà perdue.

L’exemple israélien face au terrorisme

Face aux agressions terroristes des mahométans qui nous frappent de plus en plus souvent, certains commentateurs ou politiques évoquent l’exemple israélien : un pays en proie au terrorisme depuis de nombreuses années, dont la population s’est, en quelque sorte, habituée à cet état de fait. Un pays qui de plus fait preuve d’une grande vigueur dans sa lutte contre le terrorisme – avec une efficacité toute relative puisque là-bas aussi, le terrorisme continue.

Évoquer l’exemple israélien, c’est se tromper de problème. Tout d’abord, sorte d’éléphant au milieu du salon que personne ne semble oser voir, les Israéliens savent parfaitement contre qui ils sont en guerre, et ils n’hésitent pas à désigner l’ennemi. Ils ne font pas la guerre au « terrorisme », mais aux terroristes palestiniens. Les Israéliens n’ont pas envie de « vivre ensemble » avec l’ennemi, ni de l’intégrer. Les Israéliens savent faire la différence entre le « eux » et le « nous ». Il y a les Juifs et les Arabes, et vous en êtes ou vous n’en êtes pas. Ils ont conscience d’être un peuple – ce n’est rien de le dire – et ils savent qui n’en fait pas partie. Même les Arabes « israéliens » ne le sont pas vraiment, puisque théoriquement, Israël se définit comme un « État juif ». Tant que nous, Français, n’auront pas une conscience claire et formulée qu’il y a aujourd’hui deux peuples hostiles l’un à l’autre en France, qu’il y a un « nous » et un « eux », alors nous ne pourront pas lutter efficacement. Tant que nous voudront croire que l’ennemi est uniquement un concept abstrait désigné par le mot de « terrorisme » ou de « djihadisme » et que ce concept est épisodiquement et accidentellement incarné par des individus « radicalisés », nous ne pourrons pas prendre de mesures efficaces. Croire que seules les troupes de chocs agissantes constituent l’ennemi c’est se leurrer. Derrière, il y a toute la force d’un peuple et d’une religion.

D’autre part, Israël présente un problème de légitimité que nous n’avons pas, et que nous, peuple de France, n’aurons jamais – malgré les efforts répétés de multiples lobbies antiracistes pour créer artificiellement un tel problème et nous faire penser que nous sommes illégitimes sur nos terres historiques. Au fond, je me fiche pas mal de savoir qui des Palestiniens ou des Israéliens ont raison. Je ne souhaite pas prendre partie dans ce débat, mais il faut bien constater que le problème de légitimité existe. En Israël, les remplaçants importés depuis 50 ans sont plutôt les Juifs, et on peut comprendre que cela entraîne des frictions. Deux peuples sur une seule terre, ça ne marche pas. Nous Français avons 1500 ans de légitimité. Les tombeaux de nos rois en témoignent tout autant que les monuments aux morts de nos villages, et celui qui douterait pourrait consulter les registres paroissiaux séculaires aussi bien que ceux de l’état civil républicain pour se convaincre que les consonances bien françaises de tous ceux qui nous ont précédés ne sont pas un fantasme. Nous Français sommes en France chez nous, et aucun importé, aucun remplaçant n’a le droit de le contester.

Israël ne règlera peut-être jamais définitivement sont problème de légitimité, et c’est pour cela que le terrorisme sera son lot pour longtemps encore, et effectivement, les Israéliens ont raison de s’y habituer.

Nous, Français, nous ne devons jamais nous habituer au terrorisme musulman. Nous habituer, ce serait déjà admettre une légitimité au peuple qui nous agresse. Nous n’avons pas à faire de concessions, car nous sommes ici chez nous. Tout ce qui nous manque, ce sont des dirigeants suffisamment courageux pour désigner le « nous » et le « eux ». D’ailleurs, l’ennemi nous a déjà désigné. « Eux » savent qui ils sont et qui nous sommes. La plus grande force de l’ennemi, c’est que nous refusons d’assumer qu’il existe.

 

S’habituer ?

En Allemagne, c’est à la hache que ça se passe. Arme typiquement nordique et franque, d’ailleurs. C’est l’intégration, j’imagine. Un brave migrant musulman a voulu faire un bucheronnage islamiquement correct. Simple et efficace. En France, après le camion, on revient à la base : le coup de couteau. Trois gamines ont déplu à un brave musulman. Impulsif comme sont ces gens, elles auraient dû se méfier. Bref, les ordures mahométanes ne prennent jamais de vacances. En face, nous avons un ministre qui nous dit de nous habituer. Manque de pot, il est probable qu’une des gamines n’ai pas le temps de s’habituer. Elle risque bien de mourir avant. C’est pas de chance, hein, monsieur le ministre.

Je ne crois pas qu’on va s’habituer. Plutôt que de « s’habituer », il vaudrait mieux s’acheter un flingue.

La sale gueule de la colère

Vous les avez vu, les Niçois ? Après l’attentat du 14 juillet, on les sentait remontés. Valls se fait traiter de salopard – et comme une couille molle qu’il est, il fait semblant de n’avoir rien entendu et parle des « sifflets » à la télé. Surtout, ils ont été nombreux à déverser des ordures et à venir cracher sur le lieu de la mort du terroriste. Ça en dit long sur l’exaspération. Fini les bougies et les fleurs, ça crache sur les tombes. C’est laid, c’est vulgaire, et ça n’augure rien de bon. Je vous l’avais bien dit que si les Français s’énervent, ça aurait une sale gueule. Ça commence doucement, la colère monte, et ça fait froid dans le dos. La colère, quand ça vous prend un peuple, ça n’est jamais beau et digne. Je les comprends, les Niçois. À leur place, je commencerais à manquer d’élégance moi aussi. Et puis quoi, dans le sud, ils aiment le tragique. Le mélodrame parisien vire facilement au grand-guignol sous ces latitudes. Il faut toujours se méfier des symboles.

Si j’étais un divers, je commencerais à passer au plan B. À me ménager une porte de sortie vers le bled.

La défaite morale et intellectuelle

Je déteste Valls. Ce type est faux, et il n’est même pas français, sinon sur le papier et sur le tard. Tout respire en lui le matamore d’opérette, le mesquin, l’avide de pouvoir, le petit chef qui aime à humilier ses subordonnés. Il se croit arrivé. Tout dans son attitude indique qu’il se prend pour un chef et un leader, alors qu’il n’est tout au plus qu’un caïd de bac à sable. Voici un excellent article de Skandal sur le bonhomme.

No One Is Innocent...

« Il va falloir s’habituer à vivre avec le terrorisme. »
Manuel Valls.

Ben en fait non…

Le travail de Manuel Valls c’est justement qu’on ne s’habitue.

C’est pour cela que l’on paye autant impôts.

C’est pour cela que lui, ses ministres et ses conseillers sont si grassement payés

C’est pour cela que le peuple accepte de laisser à l’Etat le monopole de la violence légitime.

Si l’Etat n’est pas capable de protéger ses citoyens, si le premier ministre reconnait qu’il ne peut rien faire alors je n’ai plus beaucoup de raisons de payer des impôts, plus aucune d’accorder la moindre importance et le moindre respect à ce type et du coup je ne vois pas pourquoi je ne pourrais me défendre moi même…

Manuel Valls c’est la défaite intellectuelle. Manuel Valls c’est l’échec complet et totale du socialisme en tant qu’idéologie politique et sociale (l’échec économique étant déjà confirmé…

Voir l’article original 12 mots de plus

Remigration

La remigration des masses allogènes majoritairement musulmanes passe pour un fantasme de droitard fanatique, mais c’est pourtant le seul espoir raisonnable qu’il nous faut nourrir chaque jour, malgré tous ceux qui vous en diront l’impossibilité. Les gens sérieux et instruits qui donnent le nom d’intelligence à leur lâcheté n’osent pas envisager cette possibilité, car ils refusent de croire que le monde puisse être autre chose qu’un endroit où tout peut se négocier à l’amiable, trop épris qu’ils sont de leur confort et trop apeurés par la violence et les drames qui pourtant sont trop souvent le ciment de l’histoire.

Lâches et imbéciles n’aiment rien tant que prolonger des courbes et finissent toujours par avoir tort à force de vouloir sauver leurs illusions de pleutres, alors que toute l’histoire montre qu’on ne négocie pas avec le tragique, mais qu’on le prend en pleine gueule et qu’il n’y a de solution qu’entre tenir bon la barre ou crever lamentablement. Contre la remigration, c’est justement parce que les arguments ne manquent pas qu’il faut y penser toujours. L’impossibilité manifeste de la remigration que font valoir les lâches et les imbéciles est le plus sûr indice que l’espoir est permis, car personne n’est jamais capable de prédire l’avenir en se basant sur des observations raisonnables, pour la bonne raison que l’histoire est profondément déraisonnable.

Qui peut seulement dire ce que sera l’avenir dans 10 ans ? En 1781, celui qui aurait dit que Louis XVI finirait guillotiné serait passé pour fou. Qui en 1904 pouvait imaginer le déclenchement de la guerre de 14 ? Étaient-ils nombreux ceux qui en 1930 avaient entrevu l’écroulement total de la France face à l’Allemagne 10 ans plus tard ? Et en 40, la plupart des prolongateurs de courbes, des lâches et des imbéciles vous expliquaient doctement qu’on n’y pouvait rien, et que l’Allemagne était victorieuse pour longtemps.  En 1952, personne n’aurait envisagé une seule seconde que 10 ans plus tard les Européens d’Algérie devraient fuir en masse, laissant tout derrière eux sous peine de mourir égorgés un par un. En 1979 qui pouvait croire que le mur de Berlin s’écroulerait, que l’Allemagne serait réunifiée et que le communisme disparaîtrait de Russie ? Si vous aviez en 1981 annoncé que la Yougoslavie sombrerait dans une guerre civile abominable, les doctes et les raisonnables ne vous auraient pas pris au sérieux. Si en 2005 vous aviez annoncé les flots de migrants actuels, tout le monde vous aurait traité de fou ou de vilain facho. Et pourtant.

Qui donc sait de quoi 2025 sera fait ? C’est justement parce que la remigration nous est donnée comme impossible qu’il faut y croire. Les obstacles sont énormes, les enjeux terribles, et ses effets, si elle a lieu, seront dramatiques. Qu’elle soit improbable ne signifie pas qu’elle arrivera nécessairement. Mais elle doit être notre espoir et notre but. Tant que nous y croirons, elle sera possible. Un jour, ils partiront, car ils n’ont rien à faire parmi nous, rien à faire sur nos terres. La greffe ne prendra jamais. Leur nombre toujours croissant ne fait que les rendre encore plus importuns. Je ne sais ni quand ni comment la chose se fera, mais quelque chose en moi refuse de croire qu’ils sont là pour rester. Nous avons 1500 ans d’histoire à quoi nous adosser, alors qu’ils ont à peine 40 ans de présence. Cela n’est rien, en vérité. Je n’ignore pas la démographie. Je la tiens même pour déterminante. Mais prolonger des courbes n’a jamais permis de prédire l’avenir.