C’est (encore) arrivé près de chez vous

Encore. Encore un. Avant le prochain. Un camion, un musulman enragé, 84 morts. Sans compter les blessés, ceux qui vont peut-être mourir dans les prochaines heures, ceux qui resteront handicapés à vie, ceux qui sont traumatisés. Alors à chaque fois, parce que ce genre de chose commence à être horriblement régulier, tristesse et colère.

Cette fois encore, nous avons eu droit à la parade pathétique des clowns qui nous gouvernent, à leurs phrases creuses et à leurs postures verbales, à leurs déclarations de circonstances et à leurs rodomontades sécuritaires. Hollande avait la voix tremblotante d’une vieille femme sur le point de fondre en larmes, Valls se perdait dans un assemblage artificiel de formules dix fois ressassées, donnant au fond l’impression que tout cela était une sorte de fatalité devant laquelle il fallait faire le dos rond en espérant que, peut-être, ça finisse par passer, un peu comme une année où il pleut un peu trop. Cette fois pourtant, on sentait qu’il n’en menait pas large. Sa belle assurance de politicien viril en avait pris un coup, parce que forcément, ça commence à faire beaucoup. Quand il y a des enfants écrasés sur la route, on fait profil bas, en général. Cela ne l’a pas empêché, ni lui ni un autre flicaillon qui causait sur une chaîne de radio, de nier toute responsabilité dans l’affaire. Les flics ont bien fait leur travail, et d’ailleurs, le dispositif à Nice était aussi bien fait que celui des fanzones de l’Euro, qui a probablement été la pire compétition de football jamais organisée  du point de vue de la sécurité publique. Une référence. L’incapacité de nos gouvernants à se remettre en question dépasse totalement l’imagination et touche à l’obscénité absolue. Mais reconnaissons-le, nous n’attendions plus rien de cette bande de guignols sinistres, sinon leur départ contraint et forcé au printemps prochain.

Une fois de plus, on nous parle de guerre contre « le terrorisme », cette notion vague qui désigne un moyen. Une fois de plus, l’ennemi n’est pas nommé, et cette guerre fait de plus en plus penser aux « événements » d’Algérie, une guerre sur laquelle, à l’époque, on refusait aussi de mettre des mots. Le problème, c’est que cette guerre, nous ne la faisons tout simplement pas, trop occupés que nous sommes à vouloir ménager les susceptibilités des musulmans et des journalistes, trop effarouchés que nous sommes à l’idée de mettre les mains dans le cambouis. Pourtant, la solution est simple. Brutale, mais simple. Il n’y a que deux côtés à une barricade, il faut choisir sont camp. Qui n’est pas avec nous est nécessairement contre nous. Le temps des positions modérées et nuancées est fini.

Voyez seulement le profil de l’assassin : de ce qu’on en sait, aucun signe de « radicalisation ». Juste un musulman connu des services de polices pour des violences de droit commun – comme d’habitude. Un pauvre type englué dans un divorce, un blédard franco-tunisien (si tant est que la chose soit possible) inadapté au monde occidental. Un type qui détestait probablement la France et les Français, et qui a suivi les consignes données par Daesh sans rien demander à personne. Peut-être lui trouvera-t-on des connexions, peut-être n’a-t-il pas agi seul. Peut-être que la personnalité de son père, responsable d’un parti islamiste tunisien, a pesé dans la balance. Mais au fond, cela importe peu. Ce qui doit nous frapper, c’est que n’importe quel abruti peut organiser un attentat. Pas besoin de plan complexe, de matériel difficile à trouver, d’entraînement poussé. Un camion suffit – et en terme de poids-lourd, je crois savoir de quoi je parle. Une fois de plus, c’est la haine du musulman ordinaire qui est dangereuse. C’est une haine de proximité, une hostilité qui peut se déclarer à tout moment. Cet acte, plus que tout autre, nous montre une fois de plus que nous ne pouvons pas nous payer le luxe de séparer le bon grain de l’ivraie. Tous dehors, les bons comme les mauvais. C’est la seule et inéluctable solution. Je ne dis pas que c’est agréable et sympathique. C’est même très cruel. Mais c’est ce qui finira par arriver. On ne peut pas « vivre ensemble » avec 15 millions de personnes au sein desquelles se cachent des tueurs haineux indétectables.

Cela ne passera pas tout seul, attendre ne suffira pas. Le pire est à venir. Tout cela ne cessera que le jour où nous serons suffisamment en colère. L’Histoire, en général, ça se passe assez mal.

 

 

Publicités
Cet article, publié dans Société, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour C’est (encore) arrivé près de chez vous

  1. Un point intéressant est soulevé dans votre article -parmi les autres- concernant le « blédard aujourd’hui englué dans un divorce » : un des deux moyens de l’islamisation forcée -avec la terreur- est que les filles musulmanes sont réservées aux musulmans : des musulmanes françaises épousent ainsi des « blédards ». Le résultat de cette opération là est une famille monoparentale de 3 enfants. Ces enfants sont mal partis pour être francophiles.

    J'aime

  2. Pangloss dit :

    Et ça arrivera encore! Il y a des idéologies et des cultures avec lesquelles le « vivrensemble » est impossible. Ou alors, c’est le grignotage (au mieux) ou l’affrontement permanent (au pire; et il semblerait qu’on se dirige vers le pire).

    J'aime

  3. kobus van cleef dit :

    ça arrivera encore?
    mais ça vient d’arriver!
    en haute Savoie, un dingo vient de suriner une mère de famille et ses trois filles ….
    la cadette ( 8 ans) est entre la vie et la mort ( plaie pulmonaire , le poumon se dégonfle , bon, on peut exsuffler le pneumothorax , mais lorsque le pédicule pulmonaire est touché , c’est thoracotomie d’hémostase soit pneumonectomie….en urgence, faut être assez balèze pour y survivre….surtout à 8 ans )

    marrant comme on fait peu la promotion de ce genre de faits divers ….

    J'aime

  4. Eric dit :

    Je me suis permis de lier votre article chez moi (a moins que vous n’y voyiez inconvénient)
    Je partage complètement votre analyse. Comme souvent…
    Amitiés.

    J'aime

  5. tschok dit :

    “Je ne dis pas que c’est agréable et sympathique.”
    Oh! Paul… Gros menteur; Vous et moi savons que ça vous fait bander rien que d’y penser. Tsss…
    Voyez-vous, ce que je regrette chez vous c’est votre réactionnariat de posture. Un vrai réac aurait, lui, complètement assumé le fait qu’il trouvera plaisir à exécuter ce nettoyage ethnique que vous appelez de vos vœux en faisant mine d’en être désolé.
    Ralala, vous êtes hypocrite, j’vous jure.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s