L’aïd endurcit les âmes

C’est aujourd’hui l’aïd, fête musulmane qui consiste à égorger un mouton en famille. Coutume qui, au-delà de sont aspect barbare, n’est pas sans lien avec la capacité des musulmans à égorger systématiquement leurs victimes humaines : c’est un rituel d’endurcissement au meurtre auquel sont exposés les enfants dès le plus jeune âge. Il se trouve, par une étrange coïncidence, que j’ai été amené aujourd’hui même à traduire une page d’un livre de Rory Miller – ce flic américain dont je tiens les livres sur la violence en très haute estime – dans laquelle l’auteur conseille, afin de se confronter à ses limites, d’aller procéder à l’abattage d’un animal vivant si on en a l’occasion. Je vous laisse juge :

« Il y a un autre exercice que je conseille. Si vous avez parmi vos connaissances quelqu’un qui élève du bétail, ou si vous pouvez contacter quelqu’un qui le fait, profitez-en pour abattre un animal.

Cela peut vous paraître horrible, et c’est justement l’intérêt. Chasser est très différent : vous êtes un prédateur et l’utilisation d’un fusil ou d’un arc fait que la mise à mort est à distance. Tuer un animal avec un couteau (je l’ai fait avec une épée) est véritablement tuer. Proche, personnel, chaotique. Vous allez sentir et voir la vie quitter le corps et les yeux de l’animal. C’est une petite partie de ce que vous allez expérimenter si vous devez un jour vous défendre. Tuer un animal n’aura pas la même charge émotionnelle que tuer une personne mais vous serez probablement choqué de constater l’impact que cela peut avoir sur vous. C’est une bonne chose. Considérez cela comme un vaccin, un avant-goût de votre maillon faible pour que vous soyez suffisamment fort afin de l’affronter si ou quand les choses sérieuses se présenteront. »

Voila. Le terme anglais que je traduis par « abattre » est plus parlant : slaughter, qui peut être utilisé pour parler d’un massacre. Quant au « maillon faible », il s’agit de ces petites inhibitions qui nous retiennent face à certaines choses, et pour lequel Rory Miller utilise le terme de glitch.

L’aïd donne le goût du sang, c’est une évidence.

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Un commentaire pour L’aïd endurcit les âmes

  1. Dictus/Victus dit :

    http://www.slate.fr/story/123457/des-rivieres-de-sang-dans-les-rues-de-dhaka

    « Blood Rivers » au Bengladesh durant l’Aïd.

    Que d’aucuns ont rebaptisé Bengladaesh :p:p

    J'aime

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