On se détend

L’autre soir, je me promenais sur le boulevard des Batignolles. Le soir, c’est assez calme, et on peut marcher tranquillement sur le terre-plein central, sous les arbres. Avec la nuit, on a un peu l’impression d’être en forêt. J’étais du côté de la rue de Rome, là où il n’y a pas trop de clochards. C’est là que j’ai vu un clochard sur un banc qui ressemblait vraiment, mais alors vraiment beaucoup à Nicolas Sarkozy. Ça m’a tellement frappé que je me suis un peu approché, et là j’ai bien vu que ce n’était pas du tout un clochard. Le type était bien habillé, avec un costume sombre, mais il ressemblait encore plus à Sarkozy de près. Je me demandais bien ce qu’il pouvait faire là, surtout qu’il avait l’air un peu perdu. Là, je ne sais pas ce qui m’a pris et je lui ai carrément demandé « Vous êtes Nicolas Sarkozy ? »

Continuer à lire … « On se détend »

Repeupler les campagnes

Ce con de Raffarin l’a rêvé, les socialistes l’ont fait : répartir les migrants dans les campagnes. Raffarin voulait ainsi redynamisé les régions désertées. Ce crétin n’a pas pensé une seule seconde que si les campagnes étaient désertées, c’est parce qu’il n’y avait rien à y faire. Les migrants vont tourner en rond et jouer au foot quand ils ne vont pas commettre les crimes pour lesquels ils se sont hélas un peu trop fait remarquer.

Seul effet positif à en attendre : un vaste mouvement de colère dans toute la France. On peut toujours rêver.

« Ils paieront les retraites »

L’argument de fond des immigrationnistes forcenés, c’est toujours de dire « ils paieront les retraites ». Ils sentent bien que les appels à la générosité, les histoires de guerres et de gens qui fuient la misère, au bout d’un moment, ça ne paye plus. Alors il y a cet argument-massue comme quoi, n’est-ce pas, sans les migrants, pas de retraites. Sous-entendu : on ne vous aura pas à la pitié, mais à la trouille de finir vos jour dans la misère. À l’égoïsme quoi.

C’est bien là de quoi il s’agit. Si on écoute nos technocrates immigrationnistes, les migrants ne sont rien d’autre qu’une ressource destinée à assurer la pérennité d’un système conçu à une époque où l’Europe était encore un continent industriel comptant plus d’actifs que de retraités. Cela en dit long sur la façon dont ils nous considèrent aussi. Nous ne sommes au fond qu’une ressource qu’il s’agit de renouveler, tout ça uniquement pour assurer la survie d’un système. Ils sont aveugles à la notion de peuple et de civilisation car ils ne peuvent que penser à la machine économique qu’ils croient être le but de l’humanité, alors qu’elle n’en est qu’un moyen.

Certains sont mêmes assez fous pour préconiser la venu de 700 millions de migrants en Europe, dont 93 millions pour la France. Vous avez bien lu : il s’agit purement et simplement d’un remplacement total à terme. Tout ça pour « payer des retraites ». Mais les retraites de qui ? Des quelques vieux blancs qui resteront ? Même en admettant que le système économique puisse tenir, ce dont je doute, le système politique serait bouleversé au profit de ces populations nouvelles, et il y a fort à parier que les nouveaux maîtres diraient « on ne paye plus ! les vieux blancs, vous pouvez crever ! ».

Même sans en arriver à de telles extrémités, il est évident que ces migrants ne paieront pas nos retraites, ni maintenant, ni jamais. Ils ne savent rien faire et ne peuvent guère postuler à des emplois manufacturiers qui ont disparus quasi-définitivement. Tout le monde ne peut pas être cadre, faire partie de la médiacratie ou de la finance. Et le nombre de places en cuisine pour assurer le bon fonctionnement des restaurants de centre-ville à destination de la caste bobo-médiatique est limité. Penser que des masses de prolétaires allogènes vont créer de la richesse dans des économies qui se sont débarrassées du prolétariat indigène, c’est une stupidité colossale. Au mieux, ils fourniront des services très basiques pour des prix défiants toute concurrence. Qui peut croire que c’est en ouvrant des kebabs qu’on va payer les retraites de la sncf ? Tout ceci est ridicule.

Je vais risquer une hypothèse : il est possible que 80% de la richesse de notre pays soit créée par 20 % de la population (ce qui correspondrait à la loi de Paretto). C’est un choix que nous avons fait en désindustrialisant massivement. Ces 20% payent pour tous les autres. L’aboutissement ultime de ce genre de situation est une ville comme Londres dont la richesse est basée sur la finance, et qui par contrecoup arrose toute une population dédiée au service des puissants. Seulement voila : en augmentant inconsidérément la masse des improductifs, on déséquilibre le système. C’est bien pour cela que l’Angleterre refuse l’entrée des migrants sur son territoire. Et il est impossible d’augmenter infiniment la masses des productifs. Tous ces migrants, même s’ils étaient qualifiées, rejoindraient inévitablement la masse des peu-productifs pour la bonne et simple raison que les bonnes places sont en nombres limitées et déjà pourvues, les listes d’attentes déjà complètes sur la prochaine génération.

Je peux me tromper, mais j’ai comme dans l’idée qu’être vieux et blanc dans un pays pleins de jeunes noirs, ça n’est pas une solution de tout repos.

 

 

Pinot simple flic

Certains policiers semblent en avoir marre de servir de cible vivante aux voyous de tous poils, et je les comprends. Ce que je ne comprends pas, c’est qu’ils n’aient pas été poussés à bout avant. Il leur en faut beaucoup pour bouger. Face au mécontentement des policiers, j’avoue être toujours très partagé.

Qu’on ne s’y trompe pas : le seul sort que je souhaite pour les criminels qui ont tenté d’immoler des policiers à coups de cocktail molotov, c’est la corde. Et cela devrait se faire sur le lieu même de leur crime, pour que toute la racaille alentour  comprenne le message. Mais évidemment, il ne saurait en être question de nos jours. Et jamais je ne rejoindrais le choeur écoeurant des gauchistes qui aiment à se donner une posture rebelle en clamant leur haine sans risque de la police. Ceci étant dit, je dois reconnaître que je n’ai qu’une confiance toute relative dans la police française, dont les états de service incitent assez peu à lui faire confiance lorsqu’il s’agit de choisir entre le peuple et l’appareil d’État. Qu’on me permette un rapide et un peu facile point Godwin : la police française a peut-être compté des résistants, mais elle aussi fait preuve de beaucoup de coopération avec l’occupant allemand. Le refrain est toujours le même : « on a des ordres ». Le pandore qui vous colle avec zèle une amende ou qui vous embarque parce que vous participez à la Manif pour Tous est prêt à jurer la main sur le coeur qu’il agit à son corps défendant, mais qu’il doit suivre les ordres. Le flic de base n’a qu’une seule réponse : il fait ce qu’on lui dit.

Je ne le blâme pas de son obéissance, elle est dans la nature de son métier. En un sens, le simple policier est exactement dans la même situation que le français de base. Trahi par sa hiérarchie comme les Français sont trahis par leurs élites, il ne peut que prendre son mal en patience. Mais qu’il lui faille voir ses collègues embrasés dans une voiture pour réagir me laisse perplexe. Surtout, ce que je reproche à la police, c’est son zèle à emmerder le contribuable solvable pour plaire à sa hiérarchie et sa mauvaise volonté à prendre les plaintes légitimes d’un citoyen. Combien de fois la police a-t-elle tenté de décourager une plainte ou a-t-elle répondu que de toute façon, telle ou telle enquête n’aboutirait pas ? Pire encore, la police en France fait tout pour ériger entre elle et le citoyen un mur qui ne peut la faire que mal voir. Il y a eux et nous, et ils nous le font bien sentir à chaque interaction, même pacifique. Allez donc essayer de demander un renseignement anodin à un policier : si vous avez de la chance, il vous enverra paître gentiment. S’il est dans un mauvais jour, vous aurez l’impression d’être un suspect. La police française est incapable de se faire bien voir des citoyens au quotidien, et ce pour une raison bien simple : même si le flic de base est un brave type animé de bons sentiments, toute l’institution n’a qu’un seul but, protéger l’appareil d’État contre le citoyen.

Le flic de base ne le sait pas lui-même, d’où son désarroi face à la pression entretenue par une hiérarchie toute dédiée à sa propre conservation. Il croit servir la loi et l’ordre alors qu’il ne sert que l’État, si besoin contre le citoyen. Tout pourtant s’éclaire à la lueur de ce constat, et explique qu’un flic peut bien brûler si cela permet à l’appareil d’État de continuer ses accommodements.

La police est le bras armé de l’État face au citoyen. Cette position d’articulation vitale devrait leur permettre de peser décisivement sur une situation, notamment quand la paix civile est à ce point compromise par l’inconséquence de nos dirigeants. Que seraient ministres et préfets sinon des pantins ridicules s’ils n’avaient pas des bataillons de flics armés pour les protéger ? Sans la fidélité de la police, il y a belle lurette que nombre d’entre eux auraient vu leur tête se balader au bout d’une pique. Ils ont des armes, ils sont organisés, et pourtant ce sont toujours les derniers à se soulever alors que nombres d’entre eux sont les premiers à subir l’iniquité du régime. Certes, il est toujours facile de dire aux autres de se révolter que de le faire soi-même et je peux comprendre que la police n’ait pas l’âme révolutionnaire. Je ne lui demande pas de faire tomber le régime. Je l’encourage dans son mécontentement. Je suis conscient que, malgré tout, c’est quand même grâce à elle que ce qui reste d’ordre et de paix civile dans le pays est maintenu, et j’avoue humblement préférer croiser une patrouille de police qu’une bande de racaille aux heures les plus sombres de la nuit.

Flics, je ne vous demande qu’une chose : arrêtez de faire du zèle sur notre dos. Vous obtiendrez bien plus sûrement gain de cause en faisant la grève des pv qu’en manifestant à 300 deux fois par an. Les citoyens ne sont pas vos ennemis. Ceux qui vous font presque tuer, ils sont dans les ministères.

La gangrène

Viry-Châtillon. Mantes-la-Jolie. Au rythme des faits divers, nous découvrons des flics apeurés à la simple idée de se défendre et qui ne peuvent que tenter de fuir pour sauver leur peau et garantir la tranquillité d’une hiérarchie qui a réussi à leur inculquer une docilité telle qu’ils en sont à deux doigts d’abandonner leur instinct de survie. Mourir pour la république face à des voyous tout juste bons pour la corde, voila ce qu’on leur demande. Sans gloire ni honneur, leur obéissance sert les puissants dont le seul mot d’ordre est « pas de vagues ». Au fronton de la république, ce sont les valeurs de soumission, de capitulation et de tiédeur qui devraient être gravées. Les voilà enfin, ces mystérieuses valeurs républicaines, qui demandent de s’écraser et de fermer sa gueule pourvu que le clientélisme des apparatchiks planqués sous les ors des palais continue à fonctionner.

À force de capitulation et d’arrangements, à force de ne jamais vouloir être ferme sinon en paroles, à force d’écraser le citoyen solvable et payeur pour mieux laisser le champ libre à la racaille, voila que tranquillement s’installe une guerre civile larvée entre des masses allogènes hostiles dont les voyous sont les fers de lance et des flics qui représentent bien mal la population autochtone passive qui ne fait qu’espérer que tout ça ne déborde pas trop près de chez elle, tout en continuant à payer ses impôts et à voter pour ses fossoyeurs. Et que dire de tous ceux qui sont derrière, jamais jugés, jamais sanctionnés, jamais coupables, toujours insaisissables ? Tous ces juges, tous ces magistrats sur qui il ne faut pas compter pour prononcer des peines dignes de ce nom ? Ils sont au centre du problème, ceux-là qui refusent de condamner la racaille et qui jamais ne subissent les conséquences de leurs actes. Comment pourrons-nous seulement les mettre au pas ? Main dans la main avec les politiciens couards, les juges irresponsables et angélistes creusent chaque jour un peu plus la tombe de l’État de droit. Plus on laisse filer le courant mauvais de l’impunité, plus il sera difficile de revenir en arrière, plus la reprise en main sera impitoyable et nécessitera les moyens les plus durs.

Ils installent tranquillement l’anarchie, espérant probablement en être toujours protégés. Ils sont en train de ruiner les fondements mêmes d’une société libre que le droit est censé protéger. Leur lâcheté nous mènent tranquillement au chaos, petit à petit. Tout ceci est effrayant.

 

La cause du peuple

Je viens de finir le livre de Patrick Buisson La Cause du peuple. Il paraît un peu long à première vue mais se lit assez vite. Patrick Buisson se révèle un excellent analyste des sentiments d’abandon identitaire qui traverse les Français. C’est un esprit fin et précis. Son texte opère un va-et-vient constant entre les péripéties de la campagne puis de la présidence de Sarkozy et des considérations politiques et sociales plus large. Il dépasse toujours le cadre étroit d’une simple chronique politique, et c’est ce qui fait tout l’intérêt du livre. Le gros du texte concerne quand même Sarkozy. Le portrait qui en ressort n’est pas très flatteur, mais je ne crois pas qu’il soit injuste dans la mesure où on retrouve ce qu’en disait déjà Philippe de Villiers (et dans une moindre mesure Maxime Tandonnet).

L’homme ne manque pas d’énergie ni d’intelligence, mais n’a aucune conviction propre. On le sent dominé par l’ambition. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire par ailleurs, si on offrait à Sarkozy la possibilité d’être président du Honduras, il se laisserait tenter. Sarkozy, vide et sans vision historique ni réelle connaissance profonde du pays et de son histoire, s’en remet en permanence à quiconque pourra lui faire gagner ici quelques points de popularité, lui apporter là une posture avantageuse. Tout en déclarations et en discours, Sarkozy peine à agir vraiment. Plus pathétique et plus effrayant, on le découvre dominé par Carla Bruni qui, d’après Buisson, n’hésite pas à s’introduire dans des réunions de travail pour venir donner son avis et passer la main dans les cheveux de son mari. Mignon tout plein, incroyablement gênant pour les témoins de ce genre d’humiliation.

À part quelques instants de grâce dans lesquels Sarkozy se révèle capable d’autre chose que d’une ambition personnelle à court terme, il n’est au fond, selon la formule de Philippe de Villiers, qu’un lièvre de l’instant.

Une chose est certaine : ce n’est pas un homme en qui on peut avoir confiance lorsqu’on est un électeur qui souhaiterait voir la France reprise en main par un homme doté d’une vision politique.