Le grand tabou se fissure

Si les primaires ont eu une utilité, à part celle de nous débarrasser de Juppé dont je n’ai jamais cru une seule seconde qu’il réussirait, c’est de mettre en évidence la tension identitaire sous-jacente à toute la politique française.

Juppé a perdu car il était tout simplement trop vieux et faisait trop figure d’énarque technocrate, mais il est flagrant qu’il était le candidat de choix d’un courant islamo-socialiste qui ne se cache plus. Les mosquées ont appelé à voter pour lui, tout comme l’ont fait certaines figures de gauche. Le plus inquiétant est que cette gauche n’est pas celle de clowns marginaux à la Besancenot, mais bien celle de l’establishment journalistique mainstream. Pour ceux qui en doutait, il y a une alliance objective entre les musulmans et la gauche, alliance incarnée par l’improbable ministre Najat Belkacem qui applique les fantasmes égalitarismes destructeurs du socialisme tout autant qu’elle fait activement le lit de l’islam dans les écoles.

Face à cette hydre bicéphale, la victoire de Fillon montre clairement qu’une partie des électeurs est sensible à l’argument anti-islam et désire un retour à une droite portant haut des valeurs sinon traditionnelles, du moins classiques. Fillon possède la figure rassurante de l’homme de droite raisonnable qui a le beau rôle à côté d’un FN toujours vu comme brutal sur les questions d’immigration et d’islam. Fillon cependant est bien loin d’être le Trump français. Il n’est pas un outsider milliardaire volontiers provocateur mais un homme du système, un politicien professionnel qui ne peut qu’être pétri de l’esprit de sa caste. Entre les aspirations qu’il incarne et ce qu’il est vraiment, il y a peut-être plus qu’un fossé. L’avenir nous le dira. Nous ne sommes jamais à l’abri d’un surprise et il se peut qu’un apparatchik de second ordre se révèle en définitive un grand homme d’État, mais j’avoue avoir de gros doutes. Et ne perdons pas de vu qu’il n’est pas encore élu, loin de là.

Reste cette ligne de fracture que les Français commencent à assumer sur la question de l’islam, et qui va être déterminante pour la suite des événements. Il n’y a au fond que deux partis possible : celui des remplacistes et celui des remigrateurs. Mais ça, les Français ne le savent pas encore clairement.

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Soy Cuba

Soy Cuba est un film soviéto-cubain de Mikhaïl Kalatozov destiné à glorifier la révolution castriste après qu’elle ait eu mis à bas le régime de Batista. La trame en est simple, sinon simpliste : face à la décadence capitaliste qui opprime le petit peuple, un pauvre paysan finit par rejoindre les rangs de la révolution. Image naïve à laquelle on se laisse presque prendre, le coeur humain étant sensible à l’injustice. Ce film est surtout un chef-d’oeuvre formel absolu, tout en plan-séquences, par lequel on se laisse hypnotiser. La photo est magnifique et la réalisation incroyablement audacieuse pour l’époque. Ironiquement, ce film fut bien vite mis sous le boisseau par les communistes car il présentait l’enfer capitaliste pré-castriste d’une façon un peu trop alléchante. Les hommes étant ce qu’ils sont, ils finiront toujours par être attiré par les fêtes autour d’une piscine que par la rudesse d’une révolution qui ne promet que l’usine pour tous. Reste un chef-d’oeuvre dont voici les premières minutes.

Sat Cong !

« Fidel ! Fidel ! Mais qu’est-ce qui s’est passé avec Fidel ? » C’est par ce tweet proprement abracadabrantesque que le calamiteux Mélenchon a salué la mort du lider maximo. On se demande d’ailleurs s’il s’agissait de déplorer la catastrophe communiste qu’avait imposé Castro à Cuba (peu probable de la part d’un socialo-communiste convaincu) ou de s’étonner de la disparition d’un héros que ledit Mélenchon considérait apparemment comme immortel. Hypothèse finalement assez probable, tant les gauchistes ne sont que des curés en mal de paradis et de dieux.

Passons sur l’obscène choeur de pleureuses qu’a aussitôt formé toute la gauche française pour encenser un des pires dictateurs communistes de toute l’histoire, qui non content d’affamer son peuple, se complaisait dans le confort d’une vie digne d’un pétromonarque. Esquissons un petit sourire à la pensée de ces gens qui n’ont que la démocratie à la bouche mais se pâment et se lamentent à la mort d’un tyran resté inamovible pendant cinquante années et qui n’a quitté le pouvoir que pour le confier à son frère. L’aveuglement et la mauvaise foi des socialo-communistes n’a décidément aucune limite, et le romantisme révolutionnaire n’est plus une excuse en 2016. En 1920 on pouvait encore dire qu’on ne savait pas, mais dès 1930 il suffisait de lire Tintin au pays des soviets pour savoir à quoi s’en tenir. En 1959, croire à Fidel et au Che relevait déjà d’une position hautement partisane. En 2016, c’est tout simplement un mensonge impardonnable.

Fidel Castro aura quand même eu ceci d’intéressant qu’il a prouvé dans des conditions  chimiquement pures que le communisme est voué non seulement à l’échec économique mais à la tyrannie politique. Le communisme à Cuba fait figure de test grandeur nature. Voila une île dominée par un autocrate communiste doté de tous les pouvoirs. On croirait une situation imaginée par quelque philosophe du XVIIIème siècle. Ce pourrait même être une fable platonicienne. Sur cette île, l’autocrate peut faire ce qu’il veut quand il veut, et possède une doctrine complète de justice et d’équité sociale, réputée parfaite et libératrice, qu’il peut appliquer à loisir. Le résultat, nous le connaissons tous : misère, pénurie, peur, répression. Un goulag tropical où l’on manque de tout et où le seul désir est de fuir. Une île sur laquelle les habitants ont peur de parler du régime même dans l’intimité de leur foyer. Bref, l’enfer. Et à ceux qui osait la moindre critique, la réponse fusait aussitôt : les problèmes de Cuba étaient causés par l’embargo américain. Réponse dérisoire et suicidaire par laquelle on avouait ainsi implicitement qu’un pays communiste ne pouvait finalement prospérer qu’en commerçant librement avec la nation la plus capitaliste du monde.

Soyons honnêtes et réalistes : sans le communisme, Cuba ne serait pas devenue un modèle de liberté et de développement économique, mais peut-être plutôt une nation sous-développée comme une autre dont l’activité principale aurait été de fournir infrastructures touristiques et personnel docile aux springbreakers américains en quête d’alcool pas cher et de putes encore moins chères. Mais gageons qu’au moins le peuple cubain aurait pu y tirer un peu plus son épingle du jeu et n’aurait pas eu à y redouter la police à chaque instant. Et qui sait, Cuba aurait peut-être pu nous étonner et faire mieux. Nous ne le saurons jamais.

La seule réussite de Cuba, ça a finalement été sa musique, dont on peut légitimement penser qu’elle a moins été inspirée par le socialisme triomphant que par la nécessité de trouver un antidote à la misère et à la peur. Rappelons-nous

 

Sarkoxit

Le Sarkoxit, c’est maintenant. J’ai presque eu de la peine pour lui. Son discours de sortie était bon. Très bon même. Comme quoi, certains déploient leurs ailes dans la défaite. À croire qu’ils sont fait  pour ça. Et le Juppéxit s’annonce pour bientôt, sauf facétie du destin. Deux conceptions de la politique qui ont fait leur temps : le chiraquisme intrinsèquement malhonnête et l’histrionisme à main de velours dans un gant de fer blanc. La fausse modernité agitée du bocal et la politique à la pépé. On jette le jouet clinquant qui est vite passé de mode, mais on n’ira pas chercher le cheval à bascule de grand-papa à la cave. Reste Fillon. Pas franchement du neuf. Un peu pourri sous le harnois de la politique politicienne, mais sa relative virginité médiatique en a fait un outsider crédible. C’est l’effet Trump : les électeurs ont choisi le candidat que ne nous vendait pas le système. Bien sûr, le véritable outsider, c’était Poisson. Mais il avait contre lui le handicap insurmontable d’être inconnu. Les gens ne votent pas pour un type qui sort de nulle part. C’est un peu triste, mais on ne prête qu’aux riches.

Espérons au moins que la carrière politique de Juppé arrive à son terme dimanche prochain, ce sera toujours ça de pris. Il pourra retourner avec son tapis de prière sous le bras construire des mosquées à Bordeaux. Quant à Fillon, ce n’est pas franchement le sauveur que nous commençons à nous fatiguer d’attendre. Loin de là. Mais il sera toujours « moins pire » que les autres en cas de victoire en mai prochain.

Reste le problème Marine. Certains pensent qu’elle est déjà cuite, que sa seule vraie chance s’appelait Sarkozy. Rien n’est moins sûr. Fillon a un petit côté « beaux quartier » qui ne plaira pas à tous. La campagne à venir va être assez sportive. Sauf si la gauche réussit à lâcher ses gros bataillons de profs envieux, de bobos prétentieux et de musulmans fanatiques pour faire passer Juppé. Putain, ça nous ferait regretter Sarko !

Antiprimairisme primaire

Je n’ai jamais bien compris l’idée des primaires lorsqu’elles ne concernent pas uniquement les militants du parti qui les organisent. Après tout, désigner un candidat est une affaire de tambouille interne. Là, on se trouve plutôt face à une tentative de sondage à balles réelles dans laquelle les ennemis du parti en question peuvent aussi se mobiliser et voter pour le déstabiliser – est c’est bien ce que je compte faire en définitive.

Je n’ai pas regardé le débat d’hier soir jeudi 17 novembre car je n’ai pas la télé et car au fond, je m’en fous, mais j’ai néanmoins ma petite idée sur le profil des différents candidats qui s’affronte pour la possibilité de se retrouver au seconde tour des présidentielles face à Marine Le Pen.

Juppé : le pire d’entre tous. Technocrate assumé, vieux routier de la politique politicienne, éternel loser, candidat des médias, c’est le candidat idéal du PS dont il peut massivement récupérer les suffrages. Il est très dangereux car c’est un islamo-soumis intégral et son grand âge fait de lui un individu nécessairement étranger à la société actuelle – ce mec a eu 20 ans en 65, autant dire dans le monde d’avant. C’est une sorte de maréchal Pétain qui n’aurait même pas pour lui la crédibilité de Verdun. Il nous conduira au désastre.

Sarkozy : c’est un menteur. Il fait la même campagne populiste qu’en 2007 et fera le même quinquennat qu’alors. Il est là par ambition personnelle. Nous n’avons pas les moyens de perdre 5 ans de plus à rejouer une pièce déjà connue et décevante. De plus, je ne crois pas qu’avoir un président à qui Trump pourrait dire « j’ai baisé ta femme » serait à notre avantage.

Fillon : le moins pire, le moins à gauche, mais c’est un homme du système. C’est encore le mieux placé pour battre les deux précédents. Je ne lui fait pas plus confiance qu’aux autres, mais c’est le choix le moins absurde pour empêcher la catastrophe Juppé ou la double-peine Sarkozy.

Poisson : le seul ayant des convictions de droite authentique. Son début de crédibilité est cependant trop faible : personne ne le connaissait il y a encore trois mois, il manque de « profondeur stratégique ». Et son petit caprice sur France 3 montre surtout qu’il n’a pas l’envergure d’un chef. La télé, on y va ou on n’y va pas, et quand on y est, on lâche les chevaux pour faire du buzz. Bref, un brave gars qui n’a aucune chance.

Le Maire : c’est qui ?

NKM : Fait un bon sujet de reportage pour « ELLE ». À part ça, aucun intérêt.

Copé : Laisse tomber.

En conclusion, si vraiment on voulait torpiller ces primaires, il faudrait réussir à voter massivement pour NKM ou Le Maire, deux gros nuls qui n’ont aucune chance et qui exploseraient magistralement en vol aux présidentielles. Les choses étant ce qu’elles sont, tout se joue entre Juppé, Sarkozy et Fillon. Il est donc logique de favoriser Fillon au moins pour éviter les deux autres.

 

Ils l’ont fait

Les Américains l’ont fait. Ils ont fait d’un bateleur millionnaire contre qui tout le système était ligué le prochain président des États-Unis d’Amérique. L’événement est de taille colossale. J’avoue que j’ai douté jusqu’au dernier moment. Le système me paraissait trop puissant, trop efficace. Mais il n’est pas invincible. Cela seul devrait déjà nous donner un espoir immense.

Je ne m’appesantirai pas sur la joie mesquine mais bien légitime de voir les faces hypocrites des politiciens professionnels et des journalistes stipendiés se défaire en direct. La caste dominante vient de se prendre une claque historique, ce sont des cons, des menteurs et, pour certains, des tourne-vestes éhontés (Nicolas S. si tu nous entends…). Ils tremblent et ils ont bien raison car l’élection de Trump leur dit une chose : vous n’avez plus le pouvoir absolu et sidérateur dont vous abusiez jusqu’à encore hier. Le monopole journalistique n’est plus, largement fissuré par internet. Amis journalistes, bienvenu dans le monde 2.0, celui où les cerveaux vous échappent enfin.

Ce que je retiendrais de cette élection, c’est qu’elle s’est jouée sur le malaise identitaire profond qui traverse actuellement tous les pays occidentaux. Trump est d’abord le candidat des angry white men, ceux-là qui payent pour les autres et à qui le système crache à la face depuis trop longtemps. Trump a gagné parce qu’il a osé dire les choses comme elles sont. Le peuple lui en a été reconnaissant. Le parallèle avec le Brexit est évident. Le problème identitaire a été l’enjeu réel de ces deux votes. Les peuples ne veulent pas disparaître et ne supportent plus que les élites leurs disent que c’est pour leur bien qu’on les détruit.

Il est significatif que ces deux élections se soient déroulées dans les deux pays-phares de la mondialisation, qui sont également des démocraties farouchement attachées aux libertés individuelles. La révolte ne vient pas de clowns altermondialistes comme Chavez ou Mélenchon. La révolte n’est pas le grand soir des gauchistes qui se gargarisent de slogans, mais la détermination de peuples libres qui commencent à en avoir sérieusement marre de voir leurs libertés rongées par une multitude de lobbys et de minorités agissantes tout autant que par des bureaucrates hors-sol et des idéologues qui vivent dans les nuées permanentes de leurs cerveaux aussi surmenés qu’ils sont imperméables aux réalités. Américains et Britanniques ont bien des défauts mais il faut bien reconnaître qu’une fois de plus ils montrent le chemin de la liberté politique, qui ne va pas sans risque.

Le risque. Voila bien une notion dont personne n’a parlé, et qui pourtant est essentielle pour qui veut changer quoi que ce soit. Les Britanniques ont pris le risque du Brexit. Ils ont préféré la liberté dans l’incertitude plutôt que le confort inconfortable du statu quo. De même, Trump est un risque. L’homme n’est pas un politicien professionnel, il est peut-être trop outrancier dans ses propos pour pouvoir les transformer en début de réalité. Mais partout aux État-Unis, des millions de personnes ont jugé qu’il valait mieux prendre ce risque plutôt que de rester dans le giron rassurant d’un establishment vérolé mais familier. Malgré les Cassandre de profession, les menaces et les tricheries, ceux qui ont voulu prendre le risque ont été les plus nombreux.

Évidemment, une seule question se pose à nous, Français : sommes-nous prêt à prendre un risque similaire ? Aimons-nous suffisamment la liberté pour renoncer au confort des situations annoncées et des chaînes dont nous nous accoutumons parfois trop ? En 2017 le système nous donnera une occasion de prendre un risque. Serons-nous un peuple de pétochards transis trop heureux d’aller se réfugier sous l’aile protectrice d’une sorte de vieux maréchal faussement rassurant, ou au contraire pourrons-nous montrer que nous aussi n’avons pas perdu tout esprit de rébellion ? La France n’est peut-être plus la puissance qu’elle fut il y a encore quelques dizaines d’années, mais sa force symbolique pour le monde entier n’est pas encore tout-à-fait  éteinte. Je suis intimement persuadé que si nous aussi Français avons le courage de prendre le système par son vieux col crasseux et de le secouer un bon coup, beaucoup de choses peuvent encore basculer. Le séisme serait colossal.

D’un coup, l’avenir n’est plus si sombre. Ce que Trump fera, je l’ignore. Je n’espère qu’une chose : que les Français ne manquent pas de coeur au moment de frapper le système au défaut de la cuirasse. Les Américains et les Anglais l’ont fait. Valons-nous donc moins qu’eux ?

 

 

Géographie humaine

Les hommes s’installent invariablement là où ils peuvent trouver des ressources, et tous les peuples cherchent d’abord la terre qui pourra les nourrir. Les migrants de Stalingrad n’ont pas procédé autrement, car les ressources précédaient leur installation.

Voyez-vous, il m’arrive régulièrement de passer le long de l’avenue de Flandres. Avant l’été et depuis plusieurs mois, sinon depuis plusieurs années, une association caritative gauchiste, reconnaissable à ce que son personnel était quasi-exclusivement constitué de femmes à la trentaine très tassée pour les moins vieilles (et par forcément les moins moches et les moins mal habillées), distribuait régulièrement des repas. Ces gens se plaçaient au bout du terre-plein central de l’avenue de Flandres, dos à la place Stalingrad, et installaient quelques tables pour distribuer leur manne amenée en camionnette. On pouvait alors voir un bloc compact de demi-clochards se tenir en rang d’oignons à distance respectueuse, laissant ainsi un no-man’s-land entre eux et les associatifs, attendant patiemment dans une relative discipline que sonne le moment de la distribution. Cette masse d’individus étaient quasi-exclusivement constituée, déjà, d’allogènes et on y aurait pour autant que je m’en souvienne, difficilement trouvé un blanc. Ce rituel quotidien attirait à chaque fois que j’ai pu l’observer une centaine de personnes qui se dispersaient aussitôt la distribution terminée.

C’est à l’été que les choses ont commencé à changer. On vit apparaître les premiers résidents permanents du terre-plein, justement là où les gauchiste venaient faire leur bonne action. C’était une petite centaine de noirs nonchalants qui vivaient presque à même le sol, dormant sur des cartons ou des matelas en mousse dont l’état méritait tout juste la poubelle. Je les voyaient traîner leur ennui sous la chaleur de l’été et seuls deux ou trois d’entre eux avaient des tentes en fort mauvais état. Ils furent au moins une fois délogés par la police, pour revenir aussitôt. C’est aussi durant l’été que se produisit la première manifestation « spontanée » de ces migrants pour réclamer on ne sait quoi. Ils avaient bloqué toute la place Stalingrad, et vous pouvez imaginez ma fureur lorsque j’ai compris que je venais de passer une demi-heure dans un embouteillage à cause d’eux, alors que l’avenue de Flandre est ordinairement une des dernières qui roule à peu-près dans Paris. Cette manifestation spontanée était évidemment encadrée par des gauchistes et les migrants qui semblaient la mener avaient plutôt le type afghan – ils semblent que les Afghan soient nettement plus enclins à l’action souvent violente, et c’est d’eux que bien souvent se plaignent les autres migrants. Des supplétifs idéaux pour les gauchistes. Les flics, au lieu de dégager cette racaille qui faisait entrave à la liberté de circulation, faisaient diligemment circuler les automobilistes furieux et, pour certains, prêts à en découdre avec les importuns.

La suite est connu de tous : ce sont trois camps distincts qui se sont installés, les Afghans ayant élu domicile du côté du quai de Jemmapes, alors que les Érythréens sont directement sous le métro aérien et que les Soudanais occupent le terre-plein de l’avenue de Flandres. La société multiculturelle du futur ressemblent déjà plutôt à un patchwork communautariste hostile, et vous pourrez écoutez la très instructive interview du journaliste Rémy Buisine par Sptunik tv à ce sujet. À ce stade, tous avaient des tentes, et quelque chose me dit qu’ils n’étaient pas aller les acheté au magasin de camping le plus proche. Si j’étais mauvaises langue, je dirais qu’il a bien fallu que quelqu’un les leurs fournissent, et je pointerais discrètement d’un petit coup de menton en direction de ces mêmes gauchistes qui les nourrissent et attisent leurs velléités revendicatrices.

Il semblerait depuis que les migrants aient été évacués, mais je ne le croirais que le jour où j’aurais l’occasion de repasser par Stalingrad, quartier que je préfère éviter si je ne suis pas obligé d’y aller, je l’avoue. Je note cependant que les migrants, quels qu’ils soient, ne se sont pas installés quai de Loire ou quai de Seine, alors que la place n’y manque pas. J’ose une explication : il y a là quelques bars à bobo, notamment côté quai de la Loire, et des cinémas MK2 de chaque côté du canal. Peut-être aussi l’influence de la racaille locale qui tient le quartier au nord de la ligne de métro, notamment côté quai de la Loire, s’est elle faite sentir. On sait que ce genre de personne n’aime pas trop qu’on vienne s’installer sur son turf, c’est mauvais pour le business, et que face à un empiètement trop flagrant, la racaille ne s’embarrasse pas vraiment de déontologie et de droits de l’homme pour faire fuir les intrus. Cela reste une hypothèse, mais elle ne me semble pas absurde.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas bien Paris, ils peuvent aller voir un plan pour mieux comprendre la situation, et la magie de gougueule streetview leur permettra de se rendre compte de l’environnement.