Géographie humaine

Les hommes s’installent invariablement là où ils peuvent trouver des ressources, et tous les peuples cherchent d’abord la terre qui pourra les nourrir. Les migrants de Stalingrad n’ont pas procédé autrement, car les ressources précédaient leur installation.

Voyez-vous, il m’arrive régulièrement de passer le long de l’avenue de Flandres. Avant l’été et depuis plusieurs mois, sinon depuis plusieurs années, une association caritative gauchiste, reconnaissable à ce que son personnel était quasi-exclusivement constitué de femmes à la trentaine très tassée pour les moins vieilles (et par forcément les moins moches et les moins mal habillées), distribuait régulièrement des repas. Ces gens se plaçaient au bout du terre-plein central de l’avenue de Flandres, dos à la place Stalingrad, et installaient quelques tables pour distribuer leur manne amenée en camionnette. On pouvait alors voir un bloc compact de demi-clochards se tenir en rang d’oignons à distance respectueuse, laissant ainsi un no-man’s-land entre eux et les associatifs, attendant patiemment dans une relative discipline que sonne le moment de la distribution. Cette masse d’individus étaient quasi-exclusivement constituée, déjà, d’allogènes et on y aurait pour autant que je m’en souvienne, difficilement trouvé un blanc. Ce rituel quotidien attirait à chaque fois que j’ai pu l’observer une centaine de personnes qui se dispersaient aussitôt la distribution terminée.

C’est à l’été que les choses ont commencé à changer. On vit apparaître les premiers résidents permanents du terre-plein, justement là où les gauchiste venaient faire leur bonne action. C’était une petite centaine de noirs nonchalants qui vivaient presque à même le sol, dormant sur des cartons ou des matelas en mousse dont l’état méritait tout juste la poubelle. Je les voyaient traîner leur ennui sous la chaleur de l’été et seuls deux ou trois d’entre eux avaient des tentes en fort mauvais état. Ils furent au moins une fois délogés par la police, pour revenir aussitôt. C’est aussi durant l’été que se produisit la première manifestation « spontanée » de ces migrants pour réclamer on ne sait quoi. Ils avaient bloqué toute la place Stalingrad, et vous pouvez imaginez ma fureur lorsque j’ai compris que je venais de passer une demi-heure dans un embouteillage à cause d’eux, alors que l’avenue de Flandre est ordinairement une des dernières qui roule à peu-près dans Paris. Cette manifestation spontanée était évidemment encadrée par des gauchistes et les migrants qui semblaient la mener avaient plutôt le type afghan – ils semblent que les Afghan soient nettement plus enclins à l’action souvent violente, et c’est d’eux que bien souvent se plaignent les autres migrants. Des supplétifs idéaux pour les gauchistes. Les flics, au lieu de dégager cette racaille qui faisait entrave à la liberté de circulation, faisaient diligemment circuler les automobilistes furieux et, pour certains, prêts à en découdre avec les importuns.

La suite est connu de tous : ce sont trois camps distincts qui se sont installés, les Afghans ayant élu domicile du côté du quai de Jemmapes, alors que les Érythréens sont directement sous le métro aérien et que les Soudanais occupent le terre-plein de l’avenue de Flandres. La société multiculturelle du futur ressemblent déjà plutôt à un patchwork communautariste hostile, et vous pourrez écoutez la très instructive interview du journaliste Rémy Buisine par Sptunik tv à ce sujet. À ce stade, tous avaient des tentes, et quelque chose me dit qu’ils n’étaient pas aller les acheté au magasin de camping le plus proche. Si j’étais mauvaises langue, je dirais qu’il a bien fallu que quelqu’un les leurs fournissent, et je pointerais discrètement d’un petit coup de menton en direction de ces mêmes gauchistes qui les nourrissent et attisent leurs velléités revendicatrices.

Il semblerait depuis que les migrants aient été évacués, mais je ne le croirais que le jour où j’aurais l’occasion de repasser par Stalingrad, quartier que je préfère éviter si je ne suis pas obligé d’y aller, je l’avoue. Je note cependant que les migrants, quels qu’ils soient, ne se sont pas installés quai de Loire ou quai de Seine, alors que la place n’y manque pas. J’ose une explication : il y a là quelques bars à bobo, notamment côté quai de la Loire, et des cinémas MK2 de chaque côté du canal. Peut-être aussi l’influence de la racaille locale qui tient le quartier au nord de la ligne de métro, notamment côté quai de la Loire, s’est elle faite sentir. On sait que ce genre de personne n’aime pas trop qu’on vienne s’installer sur son turf, c’est mauvais pour le business, et que face à un empiètement trop flagrant, la racaille ne s’embarrasse pas vraiment de déontologie et de droits de l’homme pour faire fuir les intrus. Cela reste une hypothèse, mais elle ne me semble pas absurde.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas bien Paris, ils peuvent aller voir un plan pour mieux comprendre la situation, et la magie de gougueule streetview leur permettra de se rendre compte de l’environnement.

 

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