Sat Cong !

« Fidel ! Fidel ! Mais qu’est-ce qui s’est passé avec Fidel ? » C’est par ce tweet proprement abracadabrantesque que le calamiteux Mélenchon a salué la mort du lider maximo. On se demande d’ailleurs s’il s’agissait de déplorer la catastrophe communiste qu’avait imposé Castro à Cuba (peu probable de la part d’un socialo-communiste convaincu) ou de s’étonner de la disparition d’un héros que ledit Mélenchon considérait apparemment comme immortel. Hypothèse finalement assez probable, tant les gauchistes ne sont que des curés en mal de paradis et de dieux.

Passons sur l’obscène choeur de pleureuses qu’a aussitôt formé toute la gauche française pour encenser un des pires dictateurs communistes de toute l’histoire, qui non content d’affamer son peuple, se complaisait dans le confort d’une vie digne d’un pétromonarque. Esquissons un petit sourire à la pensée de ces gens qui n’ont que la démocratie à la bouche mais se pâment et se lamentent à la mort d’un tyran resté inamovible pendant cinquante années et qui n’a quitté le pouvoir que pour le confier à son frère. L’aveuglement et la mauvaise foi des socialo-communistes n’a décidément aucune limite, et le romantisme révolutionnaire n’est plus une excuse en 2016. En 1920 on pouvait encore dire qu’on ne savait pas, mais dès 1930 il suffisait de lire Tintin au pays des soviets pour savoir à quoi s’en tenir. En 1959, croire à Fidel et au Che relevait déjà d’une position hautement partisane. En 2016, c’est tout simplement un mensonge impardonnable.

Fidel Castro aura quand même eu ceci d’intéressant qu’il a prouvé dans des conditions  chimiquement pures que le communisme est voué non seulement à l’échec économique mais à la tyrannie politique. Le communisme à Cuba fait figure de test grandeur nature. Voila une île dominée par un autocrate communiste doté de tous les pouvoirs. On croirait une situation imaginée par quelque philosophe du XVIIIème siècle. Ce pourrait même être une fable platonicienne. Sur cette île, l’autocrate peut faire ce qu’il veut quand il veut, et possède une doctrine complète de justice et d’équité sociale, réputée parfaite et libératrice, qu’il peut appliquer à loisir. Le résultat, nous le connaissons tous : misère, pénurie, peur, répression. Un goulag tropical où l’on manque de tout et où le seul désir est de fuir. Une île sur laquelle les habitants ont peur de parler du régime même dans l’intimité de leur foyer. Bref, l’enfer. Et à ceux qui osait la moindre critique, la réponse fusait aussitôt : les problèmes de Cuba étaient causés par l’embargo américain. Réponse dérisoire et suicidaire par laquelle on avouait ainsi implicitement qu’un pays communiste ne pouvait finalement prospérer qu’en commerçant librement avec la nation la plus capitaliste du monde.

Soyons honnêtes et réalistes : sans le communisme, Cuba ne serait pas devenue un modèle de liberté et de développement économique, mais peut-être plutôt une nation sous-développée comme une autre dont l’activité principale aurait été de fournir infrastructures touristiques et personnel docile aux springbreakers américains en quête d’alcool pas cher et de putes encore moins chères. Mais gageons qu’au moins le peuple cubain aurait pu y tirer un peu plus son épingle du jeu et n’aurait pas eu à y redouter la police à chaque instant. Et qui sait, Cuba aurait peut-être pu nous étonner et faire mieux. Nous ne le saurons jamais.

La seule réussite de Cuba, ça a finalement été sa musique, dont on peut légitimement penser qu’elle a moins été inspirée par le socialisme triomphant que par la nécessité de trouver un antidote à la misère et à la peur. Rappelons-nous

 

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2 commentaires pour Sat Cong !

  1. kobus van cleef dit :

    c’est le même merluchon, qui , allant en pélerinage sur la tombe de simon bolivar ( que j’aime bien pour ma part , à cause des cigares) avait écrit sur son blogueu « à mi chemin, je m’aperçût que mon visage était trempé de larmes , ignacio ramonet (le dirlo du diplo) à coté de moi ne faisait pas une autre figure »

    ho putain, le visage mouillé de larmes?
    trop sensible , la merluche

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  2. Pangloss dit :

    Vous avez raison: l’expérience cubaine a prouvé « scientifiquement » que le communisme ne peut déboucher que sur un échec. C’est sans doute cet échec « romantique » qui émeut le sensible Mélenchon.

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