Le pouvoir des juges

Hollande, avant que de se faire éjecter en beauté, profite encore un peu du pouvoir présidentiel. Il a décidé de gracier totalement Jacqueline Sauvage, au mépris d’une décision de justice appuyée par deux fois sur le verdict de jurys populaires. Belle image de l’État de droit. J’avoue n’avoir que très peu suivi cette affaire, et je pense que ce bourgeois repu de Hollande ne cherche qu’un moyen de plus de se faire mousser avant la débâcle finale.

Évidemment, on ne peut qu’être pris dans un dilemme de détestation. Faut-il donner raison à un président honni qui se comporte en monarque contre une magistrature qui n’a que trop tendance à condamner lourdement les citoyens honnêtes qui ont le malheur de se défendre contre la racaille, tout en faisant preuve d’une mansuétude criminelle face à des multirécidivistes de toutes sortes ? Au contraire, faut-il soutenir la justice contre un pouvoir présidentiel qui prend des airs d’arbitraire, par peur de voir un jour un président demander l’emprisonnement pur et simple de tel ou tel sous quelque prétexte plus ou moins valable, revenant ainsi aux heures les plus sombres des lettres de cachets (et je verrais assez bien Valls le Blancos dans ce genre de rôle, allez savoir pourquoi…) ?

En tout état de cause, je crois modérément au fameux « pouvoir des juges », et l’affaire Lagarde semble me donner raison. Il n’y a rien de plus servile que la magistrature, qui condamne toujours, étrangement, dans le sens que souhaite le pouvoir. Un article sur un blog peut vous valoir une condamnation à de la prison ferme alors qu’un criminel qui vient d’égorger trois personnes dans la Drôme avait été libéré récemment malgré un parcours criminel avéré, pour ne rien dire d’un Somalien qui écope de 15 mois fermes (peine qu’il n’exécutera pas, toute condamnation à moins de 2 ans ne donnant pas lieu à un emprisonnement effectif) pour avoir violé à plusieurs reprises sa belle-fille de 12 ans.

Le pouvoir des juges est une escroquerie de plus. Les magistrats font partie de la caste dirigeante et appliquent sa politique. Il paraît d’ailleurs qu’il s’agit du corps de métier qui n’a fourni aucun résistant pendant l’occupation. Si cela est vrai, ce n’est guère à leur honneur. Mais comme les autres, ils obéissent.

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Encore un auteur qui me laisse perplexe

Je suis en train de lire Masse et Puissance, ouvrage considéré comme l’oeuvre majeure de Elias Canetti. J’avoue ne pas bien comprendre où il veut en venir. Je ne connaissais rien de lui sinon son nom, et je crois qu’il mérite bien le qualificatif d’intellectuel, au pire sens du mot. Son livre est celui d’un touche-à-tout sans véritable rigueur, qui n’est pas sans rappeler le cabotinage érudit d’un Umberto Ecco. Il est d’ailleurs amusant de voir que l’oeuvre la plus volumineuse de Canetti est son autobiographie. Je ne crois pas savoir qu’il ait marqué l’Histoire à ce point.

J’ai pour habitude de lire les livres jusqu’au bout, par respect pour le travail qu’ils ont coûté à leurs auteurs. Encore une fois, je vais tenter l’effort jusqu’au bout. Il est cependant probable que Canetti rejoigne Kafka, Zweig et Arendt au rayon des auteurs surfaits dont je revends les livres le plus vite possible.

Si quelqu’un peut m’expliquer ce qu’il y a de si génial chez Canetti, je suis tout ouïe.

Le terrorisme pour les nuls

Les fêtes approchent et l’on sait combien ces rassemblements familiaux peuvent parfois tourner à la foire d’empoigne lorsqu’on évoque les sujets qui fâchent, comme, au hasard, le lien entre migrants, musulmans et terrorisme. Voici une petite méthode simple et amusante pour expliquer à ceux qui refusent de « faire l’amalgame » comment on fait le tri entre terroristes et braves gars sympas.

Il suffit d’avoir un paquet de M&M’s. Vous l’ouvrez et vous expliquez à votre interlocuteur que toutes ces cacahuètes colorées sont des migrants. Vous en prenez quelques-uns dans votre main et, sous les yeux ébahis de votre auditoire, vous les fourrez quelques instants dans votre caleçon. Vous les ressortez et vous les mélangez au reste des M&M’s, puis vous proposez à la ronde le paquet. Voila, c’est tout simple. Plus personne n’en veut, même si seulement quelques-uns sont contaminés. Le terrorisme, c’est pareil. On n’a pas envie de tenter sa chance. Et si il y a quelqu’un pour vous dire « ça n’a rien à voir », offrez les M&M’s à ses enfants. Vous verrez bien si ça n’a rien à voir.

À ne faire que passé un certain stade d’ébriété, on peut avoir des surprises avec des imbéciles dont le courage est proportionnel à l’imprégnation alcoolique.

 

L’ennemi d’en haut

Ce qui m’effraie le plus dans les attentats multiples commis par les musulmans sur nos terre ou ailleurs, c’est l’attitude des dirigeants européens et de leurs journalistes de cour qui continuent inexorablement à plier devant l’ennemi, qui refusent de nommer les choses et qui, par là même, sont les complices actifs de toute cette horreur. D’Alep à Berlin, c’est toujours le même parti-pris maintenant ouvertement pro-terroriste, pro-islam et anti-peuples européens. Ils luttent contre les crèches, proposent de fermer les marchés de Noël, refusent même d’employer le mot de Noël. Ils tentent par tous les moyens d’éradiquer nos traditions et dans le même temps se répandent en salamalecs pompeux et obscènes à chaque fête musulmane. Ils condamnent sans pitié celui qui ose élever la voix devant leur tribunaux de républiques bananières mais font tous pour protéger les voleurs, fraudeurs, violeurs et assassins dès lors que ceux-ci font partie de ces hordes hostiles qui, pour notre malheur, sont les protégées choyées et chéries des puissants. Jamais auparavant ces élites dépravées n’avaient osé nous dire aussi frontalement qu’ils veulent notre peau. C’est à désespérer de trouver une solution. Tout ce que nous proposent ces dirigeants indignes, c’est finalement de rester chez nous et de fermer nos gueules bien gentiment, en attendant que le remplacement de population arrive à son terme. Le pire, c’est qu’ils s’en tireront probablement à bon compte.

La seul chose positive, c’est que nous vivons une époque tout-à-fait intéressante. Nous sommes les acteurs et les témoins d’un moment de l’histoire qui sera examiné avec intérêt par les historiens du futur – sauf si bien sûr l’islam l’emporte, qui éradiquera jusqu’à l’idée même d’histoire.

Les Russes sont de retour

Décidément, les « élites » françaises ne comprennent rien à rien et sont à contre-courant de tout. La diplomatie française coule à pic. Depuis le sinistre Fabius, « responsable mais pas coupable », qui affirmait en toute simplicité la nécessité d’éliminer physiquement Assad, jusqu’à la mise en deuil de la tour Eiffel par l’inénarrable et hautement nuisible Anne Hidalgo à l’occasion de la libération d’Alep, la France peut se targuer d’être le moins visionnaire de tous les pays. C’est une honte et une catastrophe, et c’est d’autant plus navrant qu’on peut voir depuis plusieurs année que la Russie revient sur le devant de la scène et que le conflit syrien, ultime avatar d’une lutte entre les USA et la Russie, vient de tourner à la faveur de cette dernière.

Souvenons-nous : en 2008 déjà, les États-Unis avaient vaguement fait croire à la Géorgie qu’elle pouvait se permettre de défier la Russie sur la question du séparatisme ossète. Il n’a pas fallu trois semaines pour que les Russes fassent bien comprendre aux Géorgiens qui faisait la loi dans la région. Première reculade des Américains qui n’allaient pas risquer un conflit pour un pecno corrompu. Plus proche de nous, l’affaire ukrainienne a plutôt mal tournée pour les USA. Malgré les efforts de Soros pour imposer ses révolutions colorées dont la plus marquante fut la révolution orange en Ukraine, qui accoucha comme on pouvait s’y attendre d’un régime pro-américain ultra-corrompu, l’Ukraine a fini par échapper à tout contrôle. Les Russes en ont profité pour assurer leur emprise  sur la Crimée, et là encore il a bien fallu se rendre à l’évidence : les USA sont restés plutôt calme sur le sujet.

La Syrie est le dernier enjeu en date de cet affrontement. Les Russes sont les seuls a être allé franchement sur le terrain, et surtout à avoir pris une position tranchée. Le résultat est là : Assad, soutenu par Poutine, s’est maintenu malgré tous les efforts bien tordus qui ont été fait contre lui, depuis le financement de groupes djihadistes jusqu’à la propagande journalistique habituelle.

Notons aussi que les avions de chasse russes de dernière génération semblent nettement plus performants que leurs homologues américains. Il paraîtrait même, sous réserve de vérification, que quatre navires américains croisant dans la zone des détroits du Bosphore et des Dardanelles auraient subit un blackout total inexpliqué pendant une quinzaine de minutes. Les Russes n’ont apparemment pas chômé sur le plan technologique non plus.

Il semble que les Américains aient pris acte de ce retour en force de la Russie, et l’élection de Trump vient clairement marquer cet état de fait. Il est possible que l’État profond américain ait vu d’un mauvais oeil le bellicisme outrancier d’Hillary Clinton, bellicisme dont il est probable que les Américains n’ont plus les moyens, même s’ils ne peuvent l’avouer publiquement. Donc Trump. Qui outre son intention affichée de dialoguer avec Poutine, va probablement renouer, dans une certaine mesure, avec la tendance isolationniste qui a longtemps prévalue aux États-Unis. Dans une certaine mesure uniquement, car le deuxième défi des États-Unis, c’est la Chine, qui vient justement de capturer un drone sous-marin américain dans ses eaux territoriales. Avec les Russes d’un côté et les Chinois de l’autre, on comprend que les Américains soient gênés aux entournures.

Fatalement, l’Europe va vite passer au second plan des préoccupations américaines en terme de défense, et c’est là que nous risquons fort de nous retrouver à poil. Situation d’autant plus inquiétante que nos « élites » ne semblent pas comprendre qu’il serait sage de ménager un peu les Russes. Car si l’Europe venait à expérimenter des troubles internes de grande envergure, il serait plutôt avantageux d’avoir des alliés puissants. À force de nager à contre-courant, on risque fort de finir noyé.