La brèche

Dupont-Aignan a franchi le pas. Par conviction peut-être autant que par calcul, et aussi probablement parce qu’il était un peu lassé de se faire traiter comme un moins que rien par les journalistes. Quitte à recevoir des coups, autant que ce soit parce qu’on est vu comme menaçant plutôt que comme minable. En s’alliant résolument au FN, il a ouvert une petite brèche dans le fameux front républicain qui d’ailleurs commence à manquer sérieusement de tonus. C’est peut-être même parce que ce fameux front républicain est en phase terminale que Dupont-Aignan s’est senti pousser des ailes. Tant mieux. Ont suivis Marie-France Garaud, caution inattaquable question fascisme, puis Jean-Paul Brighelli. Nous voyons là les symptômes évidents que le chantage au fascisme a fait son temps.

De leur côté, Guaino et Pierre Lellouche rejettent résolument Macron. Il n’en sont pas encore à voter Le Pen, mais on sent bien qu’ils vont malgré eux être amené à choisir leur camp. Et il n’y a au fond que deux camps : celui de la mondialisation heureuse qui considère la France comme un territoire à administrer, camps vers lequel se sont rués tous ceux qui de droite ou de gauche veulent sauver leur peau et continuer à profiter du système, et le camp de ceux qui sont attachés à la France et pour qui une réussite économique hypothétique ne suffira pas à compenser les dommages collatéraux massifs sur leur identité, leur mode de vie, leur façon d’être.

Macron a été fabriqué en quelques mois, comme un vulgaire candidat de télé-réalité. C’est effrayant, car on sent bien ici que la politique a perdu ses droits. On est réduit à élire une sorte de miss France hystérique pour représenter le pays dans une compétition orchestrée par l’Union Européenne. Avec Macron, la politique devient aussi dérisoire que l’Eurovision. Il est là pour que la machine continue à tourner, et rien d’autre. Il n’y a plus ni droite ni gauche. Juste les euro-mondialiste et les autres. La ribambelle hétéroclite des soutiens de Macron parle d’elle-même. Tout ce qui a peu ou prou intérêt à ce que le système continue à tourner l’a rejoint.

La bonne nouvelle, c’est que la digue est enfin tombée. Il faut juste espérer qu’il sorte quelque chose de cette situation nouvelle, et cela ne sera possible évidemment que si le FN est prêt à évoluer sérieusement, à laisser derrière lui son côté PME familiale un brin sectaire. Pour l’instant, l’alliance qui se dessin sous nos yeux n’a rien d’idéal et ne présente aucune garantie de survie à moyen terme, et le FN porte toujours en lui la possibilité d’un cataclysme autant que d’une bonne surprise. Ceux qui ne s’occupe que d’économie, et de leurs économies, s’en méfient à juste titre. Mais au-dela du portefeuille, il y a aussi ce que nous sommes, ce que nous voulons être. Et pour beaucoup, cela compte au moins autant, sinon plus.

Cette élection présidentielle est effrayante et fascinante.

L’impasse

Jacques Attali représente à peu près tout ce que je déteste mais son arrogance qui le rend cynique presque malgré lui touche parfois juste. Son « anecdote »  à propos de Whirlpool est une lourde erreur de communication mais révèle tout de la situation dans une candeur effrayante. La vérité brute c’est que toute une partie de la population devient progressivement inutile.

Le monde de Macron est fait de cadres habitant les centres-ville et de la myriade de larbins qui leurs fournissent les services dont ils ont besoin ou envie, depuis la nounou africaine jusqu’au chauffeur uber en passant par le livreur de chez Foodora et le fameux plombier polonais, payé si possible au black. C’est un monde de services qui ressemble fort à un hôtel, selon une autre formule attalienne pleine de morgue, dans lequel les femmes de chambres risquent parfois de faire une mauvaise rencontre en la personne d’un politicien lubrique pendant que des hordes de cadres supérieurs s’absorbent dans la contemplation de diaporamas au sein des salles de meeting pourvues en bouteilles d’eau et en machine à café Nespresso. What else ?

Dans tout cela, l’industrie et les produits manufacturés comptent pour pas grand-chose, et ce n’est pas nouveau. Whirlpool n’est que le dernier avatar en date d’une longue série qui remonte peut-être à Manufrance et à la sidérurgie lorraine. Les ouvriers deviennent inutiles car d’autres peuvent faire au moins aussi bien et pour beaucoup, beaucoup moins cher dans un pays lointain. C’est tout le drame du prolétaire français : il coûte trop cher mais n’est pas riche pour autant. Et quand il devient chômeur, il coûte un peu moins cher et se transforme en vrai pauvre. Car il n’y a rien pour lui, et il lui faudra plusieurs génération pour se transformer en cadre qui profite de la mondialisation. Si tant est que la société tiennent tout ce temps. Quant à savoir si un pays pourvu uniquement de jobs hors-sol est viable, c’est une autre question qui ne semble pour l’instant avoir été résolue avec succès que par la cité-État de Singapour, et je ne crois pas que la France puisse l’imiter.

Il n’y a aucune solution à ce problème. Un produit manufacturé sera toujours moins cher s’il est produit en Chine, et le plus terrible est que le consommateur français lui-même, surtout le plus modeste, aura tout intérêt à choisir de faire tourner l’économie chinoise. Si nous délocalisons, c’est paradoxalement pour que les gens qui en sont victimes ici puissent continuer à pouvoir s’acheter les produits qu’on délocalise. Macron et Attali, eux, ils s’en fichent. Ils ont suffisamment d’argent pour se payer 50 machines à laver de luxe s’il en ont envie.

C’est une nouvelle forme de révolution industrielle. Comme d’habitude, c’est le peuple qui ramasse. Il n’y a qu’une seule loi qui vaille en histoire : ce sont toujours les petits qui payent. Marine Le Pen peut bien aller jouer la compassion auprès des futurs chômeurs, elle y gagnera quelques voix, mais cela n’y changera rien. Il y a là quelque chose qui nous glisse entre les mains. Vae victis.

 

Produit marketing

Ce qu’il y a de fascinant avec Macron, c’est que c’est un produit marketing intégral, parfait. Avec lui, la politique se vide de tout son sens, de ce qu’elle était depuis Platon et Aristote, pour devenir un segment de marché. Le problème n’est plus l’organisation de la communauté politique, mais d’être élu. Et ça marche. Ce qui doit nous intéresser au plus haut point car en dépend la façon dont nous allons vivre en tant que communauté politique s’est dissout avec une facilité déconcertante dans un plan de communication vide mais bien conçu. Macron, c’est la politique façon présentation power point : une suite de phrases creuses et d’images bidon.

Ce produit était destiné aux CSP+, à ces classes urbaines jeunes et un peu moins jeunes pourvues de bons jobs et qui, s’ils n’étaient pas les gagnants de la mondialisation, en touchait au moins quelques dividendes. Je ne les blâme pas : ils ont voté pour leur intérêt de classe, c’est bien normal. Et leur intérêt de classe, c’est justement de ne pas faire de politique. De ne pas prendre parti, de ne pas avoir de ligne tranchée. Juste de continuer le business, de s’assurer que les plans marketing fonctionnent. Pas de vagues, on est chez les gentils.

Je les ai vu, d’ailleurs, un peu par hasard. J’avais un rendez-vous dans un immeuble du 15ème arrondissement de Paris, et en arrivant, je me suis tout de suite demandé pourquoi il y avait autant de jeunes gars dans les couloirs qui ressemblaient à des étudiants d’école de commerce. Je me croyais vraiment tombé dans une ESC. Renseignement pris, le bâtiment abritait le QG de campagne de Macron.

Le problème avec tous ces jeunes gens bien propres sur eux, c’est que si vous leur êtes inutile, vous n’existez plus. Ils sont très heureux d’avoir des larbins dans les restaurants, les Franprix de proximité, les clubs de fitness et les bar à cocktails, ils aiment les chauffeurs Uber et les cycliste Deliveroo. Si cependant vous n’êtes rien de tout cela, vous pouvez bien crever, ils ne se doutent même pas de votre existence.

Et les inutiles, dans la vision macronnienne, c’est beaucoup de monde. Si vous n’êtes pas convocable sur le champ par appli smartphone interposée, vos jours sont comptés.

À moins que…

 

Petite mise au point

Certains lecteurs se sont peut-être étonnés de la rage avec laquelle j’ai fustigé les Français au soir du premier tour, et se demandent parfois ce que je propose. Je vais l’avouer : pas grand-chose. Je fais moi-même, que je le veuille ou non, partie de ce peuple de cons.

Con moi-même, je n’en sais pas moins ce que je veux et ce que je ne veux pas. Les Français sont profondément étatistes et le socialisme rampant de la totalité des partis et candidats en est à mon avis la preuve. Mais comme disait je crois Eric Zemmour, les Français ne sont pas des Anglais et il ne sert pas à grand-chose de le déplorer. Je vais donc mettre de côté mon admiration pour la mentalité britannique et admettre qu’après tout, si le peuple français souhaite du socialisme, je n’ai aucune légitimité à décider du contraire à sa place. Mieux encore, dans ce pays où quasiment tout le monde touche la manne de l’État, je ne suis pas le plus mal placé en la matière. Au fond, quelle importance ? En 40 années, j’ai pu voir l’économie avoir des hauts et des bas, j’ai pu voir l’étatisme morbide gonfler toujours plus, et les Français en redemander. Je pourrais même accorder que la France se dissolve progressivement dans l’Europe, si tel est le voeu du peuple français – voeu qui semble avoir été nettement exprimé par les électeurs de Macron, soit dit en passant.

Ce sur quoi je ne cèderai jamais est l’exigence de liberté, à commencer par la liberté de penser, de s’exprimer et de circuler, et il faut bien constater que ces libertés, comme d’autres, sont peu à peu rognées par l’implacable système qui nous mène.

Surtout, il me semble que le problème fondamental, le seul qui vaille, est celui du grand remplacement. Et sur ce point, j’ai vu la situation s’aggraver au fil des décennies, et sans jamais aucune amélioration. À titre personnel, l’implantation de populations et de moeurs venues du sud de la méditerranée  me répugne. Qu’il s’agisse du terrorisme musulman ou des immondes kebabs qui prolifèrent dans une odeur de graisse hallal, tout cela me semble atrocement insupportable. Peut-être est-ce juste un problème passager, et que dans mille ans tout cela paraîtra dérisoire, mais je vis ici et maintenant. Le peuple français n’est pas exempte de défauts, loin de là, à commencer par son indiscipline et son incapacité chronique à tenir une ville propre, mais ce n’est pas une raison pour en rajouter avec des hordes de sous-développés qui ne feront jamais que nous tirer vers le bas dans absolument tous les domaines. Et sur ce point, je ne crois pas que quiconque en France souhaite réellement le remplacement de population. Je n’ai du moins jamais rencontré quelqu’un qui s’en réjouisse, à part les menteurs professionnels du style Mélenchon, qui lui-même n’y croit pas une seule seconde.

Je ne nourris aucune envie ni jalousie envers les riches pas plus que je ne pense que la pauvreté est une vertu, mais il est évidemment insupportable de voir les classes supérieures nous expliquer depuis leur nid douillet que nos emmerdes quotidiennes sont en fait une bénédiction que nous sommes trop stupides pour reconnaître, à commencer par cette saloperie qu’ils recouvrent du mot orwellien de vivre-ensemble

Tout ce que je demande, au fond, c’est qu’on nous rende la fierté d’être français, avec nos défauts comme avec nos qualités, et qu’on arrête de nous dire que tout le monde est français – sauf bien sûr lorsqu’il s’agit de nous expliquer que nous ne sommes qu’une bande de crétins racistes coupables d’à-peu près tout. Et quand bien même nous serions effectivement coupables de tous les maux de la terre depuis les 7 plaies d’Égypte, je réclame juste le droit de dire : oui, on est coupable et on vous emmerde.

Je ne crois pas vraiment que la solution se trouve dans les urnes. Je ne crois pas vraiment que Marine Le Pen soit la solution. Elle ne serait au mieux qu’un électrochoc dont on ne peut dire s’il serai salutaire ou dévastateur. De toute façon, le FN ne gagnera probablement jamais. Il n’y a pas de miracle ni d’homme ou de femme providentielle. Juste la ténacité de ceux qui comprennent que les victoires culturelles précèdent de plusieurs dizaines d’années les victoires politiques.  Mais allez faire comprendre quelque chose aux Français…

 

Bande de cons

Français, vous êtes une bande de cons. De Gaulle avait bien raison de vous traiter de veaux et il était encore très en-dessous de la vérité. Vous méritez votre sort. Ne venez plus jamais vous plaindre des impôts, de l’urssaf, de la criminalité, du terrorisme, de l’arrogance des journalistes et du parasitisme des fonctionnaires, de l’école catastrophique, du mensonge, de la crasse, des camps de migrants, des loyers hors de prix, des trains en retards, des hôpitaux bondés, des politiciens véreux et satisfaits, de l’union européenne et de tout le reste.

Tout ce qui vous arrive, vous l’avez voulu, encore et encore, et je n’espère plus qu’une chose : que vous en bouffiez encore plus. Encore plus de remplacement, de crimes, d’impôts et d’abrutissement médiatique. J’espère bien que les mosquées vont se répandre tel des métastases partout en France, jusque dans les plus petits villages, et qu’en plus vous deviez payer pour ça, dire merci et baisser les yeux. J’espère que le gouvernement va vous voler votre épargne jusqu’au dernier centime, j’espère qu’on vous forcera à cracher et cracher encore pour entretenir une armée de fonctionnaire toujours plus grosse, pour payer toujours plus d’allocations et de politique de la ville. J’espère que vous allez crever de votre connerie, parce que vous le méritez. Parce qu’à ce stade, ça ne s’appelle plus se tromper, ça s’appelle tendre son cul et en redemander.

Vous êtes bien les héritier de ces quarante millions de pétainistes qui écrivaient des lettres de dénonciation, mouillaient leur froc devant les boches et se lâchaient honteusement à la libération une fois que les ricains et les brits avaient fait le boulot. Ne vous en déplaise, vous donnez raison aux BHL, Attali et autres Minc. Vous êtes un putain de peuple de collabos et d’abrutis, et ils ont bien raison de vouloir vous faire ramper parce que vous vous y prêter avec la docilité d’une putain qui a tellement fait le trottoir qu’elle ne se souvient même plus que « non » existe. Non, c’est d’ailleurs un mot qu’il faudrait retirer du dictionnaire tellement vous semblez l’avoir oublié.

Alors du terrorisme, de l’islam, de la banque européenne, du fmi et tout le reste, vous allez en prendre plein la gueule. Et ne venez pas chialer quand il faudra passer à la caisse. Vous avez voté pour un connard qui va vous faire danser, et la musique n’est pas près de s’arrêter.

Allez tous vous faire foutre.

Impardonnables

Français, vous êtes impardonnables. Impardonnables d’avoir amené Macron au second tour. Vous êtes des imbéciles. La guerre civile tant fantasmée par certains aura bien lieu, mais ce ne sera pas entre Français et allogènes musulmans, ce sera entre bon Français, bien cons. Une vraie discorde interne à l’ancienne, comme on sait si bien les faire, depuis la saint Barthélémy jusqu’à Vichy en passant par la révolution. Plus que jamais il y a deux camps. Les divisions sont profondes. Ce ne sera pas une guerre civile de piques et de fourches, de couteaux et de guillotine, mais tout simplement un ressentiment permanent, une détestation sociale qui n’ira qu’en grandissant. Mais vous l’avez bien cherché.

 

Nostradamus

Allez, je me lance. Pronostic évidemment vital et engagé.

Marine 28%

Fillon 19%

Macron 18%

Mélenchon 15%

Hamon 8%

Dupont-Aignan 5%

Asselineau 2,5%

Poutou 2%

Arthaud 1%

Lassale 1%

Cheminade 0,5%

Vous pouvez recompter, ça fait 100%. Le tout garantit non-scientifique, les seconds couteaux ventilés pour tomber juste. Bon, bien sûr, ça nous donne Fillon président, ce qui serait nettement moins horrible que Macron. Si par impossible c’était Mélenchon qui raflait la mise, l’élection deviendrait intéressante. Bref, j’en sais foutre rien, mais j’aime faire partager mon ignorance.

 

Ce sont toujours les mêmes

Fusillade sur les Champs-Élysées. Un mort, deux blessés. Tous flics. Rien qu’avec ces informations, vous pouvez deviner la tranche d’âge, l’origine ethnique, la religion, le parcours judiciaire et pénal et même la nationalité (de papier) de l’auteur des faits. Et même l’arme dont il s’est servi. Ben ouais. Pas besoin d’être Nostradamus. Suffit d’avoir des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, comme disait l’autre. Le pire, c’est qu’en effet, on s’habitue. On a déjà oublié, même.

Au fond, je crois que c’est pour ça que je me fatigue à écrire. Et à enfoncer des portes ouvertes plus qu’à mon tour. Juste pour ne pas tout-à-fait m’habituer. Juste pour garder la rage en marche. Juste pour ne pas plier complètement. Un jour peut-être, on finira bien par tous leur faire la peau. Dans une ambiance bien glauque, comme à la libération. On sera pas glorieux, mais on se fera du bien. Ou peut-être bien que non. Mais putain qu’est-ce que je les déteste. Et je les déteste d’autant plus qu’ils me font éprouver des sentiments sacrément laids. Je devrais les remercier. Grâce à eux, je connais en moi la part de la bête.

Psychologie du communiste

J’ai l’immense déplaisir de devoir côtoyer professionnellement un con qui, de plus, est un fervent défenseur de Mélenchon, mais j’ai pu ainsi observer de près le fonctionnement  psychologique de ce genre d’individu. Et il n’y a pas de mystère : comme on pouvait s’y attendre, le mélenchonien se caractérise par un ressentiment permanent envers et contre tout, et surtout contre les riches. Le communiste est un envieux. Il a le défaut le plus bas et le plus mesquin qui se puisse imaginer.

Le type dont je vous parle ne peut voir une Audi ou une Mercedes sans supposer que son propriétaire est un sale type qui se croit tout permis (ce qui au demeurant n’est pas toujours faux). Lorsqu’il passe devant une maison bourgeoise il déclare aussitôt que « de telles inégalités ne devraient pas exister ». Il récrimine sans cesse contre ses chefs et son employeur, trouvant que l’un est un incapable et que l’autre ne le paye pas assez, mais lui-même se garde bien de prendre une quelconque responsabilité, sans cependant se priver de dire abondamment aux autres ce qu’ils devraient faire. Son rêve était de se faire embaucher en CDI comme technicien chez France 3 dans sa région. Autant dire que son idée de carrière était de trouver une planque payée par le contribuable. Mais il faut croire qu’il est aussi suffisamment médiocre  dans son travail pour s’être fait blackbouler. Bref, c’est un nul envieux qui se plaît à emmerder le monde.

Physiquement, il se néglige. Cheveux en bataille, bedaine, habits informes. Tout respire en lui l’absence de dignité intérieure, que même la pratique d’un travail physique ne réussit pas à venir compenser. Il n’est même pas marqué du sceau douloureux du labeur.

Bien évidemment, il pense que Mélenchon est le seul candidat à avoir un vrai projet de société et lorsqu’on lui fait gentiment remarquer (avec un peu de provoc’ quand même, on a l’esprit taquin chez les anars de droite) que ce projet ressemble beaucoup au Venezuela de Chavez, le voila qui s’emporte et accuse son interlocuteur de s’être fait intoxiquer par… l’Express ! À ce stade, on ne peut qu’éclater intérieurement de rire face à un type pour qui le summum de la subversion droitarde réside chez Christophe Barbier et son écharpe rouge.

Notons enfin que le communiste est aussi un imbécile : pour croire Mélenchon sur parole, il faut soit être sourd soit complètement abruti.

Le Mans 1

Magnifique. C’est le premier mot qui s’est imposé à mon esprit pour décrire ce que je vois. Les motos passe à fond en hurlant à la fin de la ligne droite des stands et s’engagent dans la courbe Dunlop presque sans ralentir. Il y a quelque chose de mystique dans la vitesse, dans la précision de la trajectoire, dans l’angle d’attaque. L’homme porté par la machine offre un spectacle saisissant, celui du dépassement des capacités réflexes du mortel ordinaire. On se croirait presque dans un laboratoire à observer des particules lancées à la vitesse de la lumière, insaisissables, toujours déjà plus loin que là où on croit les voir. Voici de la poésie en mouvement. Soudain, on ne veut plus rien d’autre que d’être à la place de ces pilotes qui sont littéralement dans un autre espace-temps.

Pendant 24 heures les pilotes vont se relayer pour tourner et tourner encore, enchaîner les virages et les lignes droites. Le bruit est incessant, les moteurs sifflent et déchirent l’air à chaque passage de vitesse. Ce son fait partie de la course, sans lequel elle ne serait rien. Le moteur à explosion 4 temps est la plus pure merveille d’ingénierie jamais conçue par l’homme. C’est la perfection à 12000 tours/minutes. Rien n’égale cette invention, et la preuve se joue devant moi, 24 heures durant. Le meilleur équipage réussira plus de 800 tours alors que le plus malchanceux n’en fera que 7 avant de devoir abandonner.

Le sport mécanique, et tout particulièrement l’endurance moto, réunit dans le superflu tout ce qui fait la supériorité de l’occident, en met les valeurs au pinacle. Génie technique, esprit sportif, courage, ténacité, individualisme du pilote soutenu cependant par son écurie, enthousiasme de la foule pour qui tout cela n’est pas qu’un spectacle mais une inspiration, et réussite esthétique de la courbe parfaite. Tout cela est d’une inutilité magnifique et inspirante. Dépassement individuel pour le plaisir de la performance. Rendu possible par les 2500 ans d’abnégation et de génie en haut desquels nous nous tenons parfois maladroitement. Et aussi un peu, il faut le dire, grâce au machines japonaises.

Four wheels move the body, two wheels move the soul.