Indépendance ou pas ?

J’ai suivi distraitement les événements brutaux de ce dimanche en Catalogne. Il est vrai que je ne m’intéresse pas beaucoup à l’Espagne et à ce qui s’y passe, et que je ne comprends probablement pas tous les enjeux. Après tout, je ne vois Barcelone que comme une destination de week-end pour bobos qui vont y manger des tapas en s’enfilant des mojitos, et où les plus dévergondés peuvent aller acheter quelques grammes de coke avant d’aller se faire sucer par des travelos sur les ramblas. À l’occasion, les Catalans sont d’ailleurs des gens qui ne craignent pas d’affirmer leur amour de l’islam, surtout après quelques attentats bien meurtriers de la part des sectateurs de la religion de paix et de tolérance que nous ne connaissons que trop bien.

À ce que j’ai cru comprendre, les Catalans avaient organisé un referendum sur l’indépendance alors qu’ils n’en avaient pas le droit, et le gouvernement espagnol a tenté d’en empêcher la tenue, ce qui est compréhensible et légitime, en envoyant ses flics cogner, ce qui n’est pas très diplomatique. Et on sait que les flics espagnols ont tendance à avoir la main lourde.

J’y vois la réaction paniquée d’un État central menacé par un séparatisme sérieux. Si l’Espagne laisse filer la Catalogne, c’est la porte ouverte à toute une série de revendications régionalistes, à commencer par celle des Basques. À terme, c’est l’effondrement de l’État-nation espagnol qui menace. Bien évidemment, ce séparatisme ne manquera pas de faire tâche d’huile ici et là en Europe, et on voit poindre chez nous les revendications corses et, qui sait, basques ou bretonnes.

Je suis assez partagé sur la chose. Tout en étant attaché à la forme de l’État-nation telle que nous le connaissons et qui me semble une garantie de puissance potentielle, je reconnais que je ne me sens pas la légitimité pour imposer à des peuples de rester dans le giron d’un État s’ils ne le souhaitent pas. Si on s’en tient au critère du Grand Remplacement, on pourrait croire que de petites entités régionalistes puissent compter sur une fibre identitaire forte pour lutter contre le changement de population plus efficacement que les élites technocratiques des États-nation, mais les faits ne semblent pas plaider en faveur des séparatistes. En effet, les mouvements séparatistes sont encore plus soumis à Bruxelles, si la chose est possible, que nos gouvernements actuels. Il semble que l’Union européenne, en favorisant les séparatismes, creuse aussi sa tombe puisqu’il faudra bien que quelqu’un paye à un moment, et que les États-nations, gros contributeurs, se verront affaiblis d’autant. De plus, les mouvements séparatistes sont souvent incurablement gauchistes et favorisent stupidement l’invasion plus qu’ils ne la contiennent. Occitans et Bretons en France en sont des exemples caricaturaux, et les indépendantistes corses récemment arrivés aux responsabilités ont été assez frileux sur la question quand il a fallu affronter des problèmes concrets d’abus musulmans dans leur île.

Pour ne parler que de la Catalogne, il faut se souvenir que pendant la guerre d’Espagne c’était un repaire de rouges de tous poils, pudiquement appelés « républicains ». La Catalogne nous a par la suite donné des gens aussi nuisibles que Ricardo Bofill, architecte socialiste dont le goût néo-classique cheap a propagé la laideur architecturale jusqu’à Paris – la hideuse place de Catalogne dans le 14ème arrondissement, derrière Montparnasse – et sa banlieue – l’horrible ensemble Abraxas de Noisy le Grand. Citons aussi l’inénarrable Manuel Valls, qui a par bonheur disparu de la circulation, ou encore Antonio Gaudi, architecte de la monstrueuse Sagrada Familia. Bref, la Catalogne est certainement un endroit magnifique, mais si j’avais le portable personnel de Kim Jong-Un, je serai tenté de lui envoyer les coordonnées GPS exactes de Barcelone, juste au cas où il manquerait d’idées pour tester ses jouets.

Blague à part, tout cela ne me dit rien qui vaille et ce n’est pas comme ça qu’on prendra le chemin de la reconquista.

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5 commentaires pour Indépendance ou pas ?

  1. Pangloss dit :

    Les Catalans ont sans doute leurs raisons. Indépendants, seraient-ils plus heureux? Ils le croient et ce n’est pas à nous, Français, de prendre position sur la question. Ou alors, nous jugeons selon les critères de notre propre idéologie ou de nos propres intérêts, comme le roi d’Espagne et Rajoy. Et c’est justement ce que les Catalans refusent.

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  2. kobus van cleef dit :

    ce qui est jouissif dans cette histoire c’est de voir et d’entendre le silence embarassé de la grosse kommission , la commission européenne, le parlement européen et les autres, tous les autres

    ça moufte pas, c’est sûr!

    personne ne bouge ne serait ce qu’une oreille ( d’ailleurs moi même, je ne sais bouger que les deux en même temps)

    mais l’europe qui a encouragé toutes ces niaiseries de langues régionales dans un premier temps , avec charte à l’appui , qu’on se devait de respecter, puis parlements régionaux, l’europe se rend bien compte qu’elle a joué avec le feu

    d’ailleurs, on note que si certains ont plutôt bonne presse dans la revendication infantile pour une autonomie substantielle , d’autres n’ont que le droit de la fermer , à savoir les écossais, les italiens du nord et les flamands

    moi même , pièce rapportée parmi mes mécontemporains celtiques , j’évite de trop l’ouvrir ces temps ci , des fois qu’ils me flanquent dehors

    j’aurais pourtant une réplique célèbre à leur opposer , dérivée de celle d’un catalan assez peu apprécié en france « par ma femme ,je suis attaché de façon éternelle à la bretagne , quand même , merde! »

    me femme , justement , classe la catalogne au rang des nations de peu d’intérêt

    essentiellement au regard de leurs piètres performances gastronomiques

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  3. Oncle Jo dit :

    La Catalogne sera-t-elle à l’ Espagne, ce que l’ Ukraine est à la Russie?

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  4. Popeye dit :

    la constitution espagnole est pas trop mal faite : un de ces articles prévoit une autodétermination éventuelle de l’une ou l’autre des communautés autonomes. Mais pour ce faire, les consultations électorales éventuelles doivent être menées à l’échelon national.
    Le référendum du 1er octobre n’est donc rien d’autre d’un coup de force institutionnel, un quasi coup d’état de la bande de raclures gauchistes qui n’ont pas digéré d’avoir perdu la guerre d’Espagne.
    Ils ne sont indépendantistes que par haine d’eux même.

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    • kobus van cleef dit :

      comment refuser un jour aux hongrois de roumanie ( de transylvanie) et d’autriche ( du burgenland ,mas cousins très éloignés ) , aux italiens de padanie, aux flamands de belgique , ce qu’on a accordé aux catalans?

      lorsque vous dites « raclures gauchistes » vous devriez ajouter « mondialistes et islamophiles » ,car ces cons là sont d’authentiques lèche-babouches

      logique puisque de gauche

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