Habitude

Un an. Cela fait un an, et même un peu plus, qu’on nous impose ces masques stupides et ces restrictions inutiles. J’ai du mal à croire que le délire covidiste s’arrêtera un jour. Je suis prêt à parier que nos dirigeants vont essayer de nous enfermer à nouveau à l’automne. Ils vont lâcher un peu la pression l’été, exactement comme il y a un an, puis nous inventer une enième vague. Le procédé commence à être rodé.

Ceux qui croient que le vaccin va nous libérer s’illusionnent. Désormais, déclarer une urgence sanitaire sera facile. Les gens sont habitués et ils réagiront comme on le leur demande. Tout ceci est la plus grand expérience d’ingénierie sociale jamais tentée, et elle fonctionne plutôt bien. Cela me rappelle les ordres en apparence absurdes que je devais exécuter pendant mes classes durant mon service militaire. Ces ordres avaient un but précis : nous dresser. Nous habituer à obéir, quelle que soit la situation, quelle que soit l’absurdité du commandement. Et par la même occasion, cela flattait l’ego de nos petits chefs. J’ai d’ailleurs eu maintes fois par la suite l’occasion de rencontrer le profil du petit chef. En général, c’est quelqu’un qui aime donner des ordres pour le plaisir, même, et surtout, quand c’est inutile. Ce genre de personne ne supporte pas de voir quelqu’un qui n’est pas en train d’exécuter un ordre. Alors il en donne, pour avoir la satisfaction d’en contempler l’exécution.

Vous comprenez aisément que le covid est à la fois l’occasion de nous dresser et d’assouvir le désir de puissance de gens qui n’ont pas de vrai contrôle sur les événements mais qui peuvent se lâcher sur notre dos pour compenser.

Reste le vaccin et les vaccinés. Je suis très étonné de voir le nombre de gens qui sont très contents d’aller se faire vacciner et qui s’en vantent. Pire encore, il s’agit souvent de gens relativement éduqués. Je dirais même que nous en sommes arrivés à un point où un bon niveau d’éducation est la garantie d’une soumission aux injonctions du pouvoir, pour peu qu’elles soient enrobées d’un discours pseudo-rationnel et accompagnées d’une offensive médiatique continue. Il fut une époque où l’on imaginait, et parfois à raison, que l’éducation d’un peuple pouvait le faire accéder à l’exercice raisonné de la démocratie. Il est vrai qu’il est facile de régner sur une masse de paysans illettrés et superstitieux, pourvu qu’on ait le concours d’hommes d’armes sans scrupules et d’un clergé complice. Mais personnes n’avait imaginé que passé un certain niveau d’éducation,  une partie significative de la population se rallierait avec enthousiasme au pouvoir, même dans ses tentatives les plus liberticides.

J’espère un sursaut mais je dois avouer que je doute. La partie de la population qui a intérêt à se soumettre me semble plus nombreuse et plus influente que celle qui a intérêt à résister.

Ce qui m’inquiète le plus est la possibilité qu’un jour, le vaccin devienne une obligation. Pas forcément légale, mais sociale. Qu’on ne puisse presque plus rien faire sans être vacciné. J’en ai déjà parlé : c’est comme le smartphone. Il n’est pas obligatoire, et on peut s’en passer, mais tout est beaucoup plus simple si on en possède un. Plus il y aura de vaccinés, plus il sera difficile de refuser.

Notez bien que je ne suis pas contre le principe du vaccin en général. Je suis juste contre un vaccin qu’on nous annonce comme innovant et sur lequel nous n’avons pour l’instant aucun recul. Le fameux « principe de précaution » a totalement disparu au seul et unique moment où il aurait mérité d’entrer en jeu.

En bref, je crains que cela ne tourne au scandale sanitaire massif, dont l’issue sera inévitablement « responsable mais pas coupable ».

Puissé-je me tromper.

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Il y a les covicroyants et les covisceptiques. Les covisceptiques sont probablement les plus nombreux, mais ce sont des gens qui par définition ne s’affolent pas pour rien. Tous ceux que je rencontre se disent que tout ça finira par retomber car il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Les covicroyants sont par nature des gens qui s’effraient de tout et prennent tout très au sérieux, surtout ce que leur racontent les autorités. Ils sont donc beaucoup plus militants, beaucoup plus intraitables dans leurs opinions et leur vision du monde. Pour eux, il y a le covid et c’est très grave. Et si vous ne partagez pas leur vision, vous n’êtes pas simplement en désaccord avec eux, vous êtes un danger public. Un criminel en puissance. Une menace mortelle pour l’humanité. Littéralement. Alors fatalement, les covicroyants ont plus d’influence que les covisceptiques.

Le covicroyant a évidemment toujours la même excuse, celle de l’exécutant de tout régime tyrannique : il applique les textes. C’est mot pour mot la réponse que m’a fait un infirmier que j’interrogeais à ce sujet. Il trouvait légitime et acceptable d’avoir le droit de briser le secret médical pour prévenir publiquement des gens que tel de leur collègue était covipositif. Mais lorsque je lui demandais si sa conscience ne le pousserait pas à prévenir une personne sur le point d’avoir des relations sexuelles avec quelqu’un dont il saurait qu’il est séropositif, il m’objecta que c’était interdit par le secret médical et que le danger ne concernait qu’une seule personne, alors que le covidé pouvait infecter un grand nombre. Manifestement, il n’avait pas compris que dans certains milieux, des personnes peuvent avoir plusieurs centaines de partenaires par an.

Tout cela est évidemment une saloperie de grande envergure, activement alimentée par tous ceux qui « appliquent les textes » ou qui se fient aux recommandations officielles.

En attendant, si nous avions à faire à une véritable pandémie catastrophique, du genre peste noire à 30% de morts, croyez-vous vraiment que les privilégiés, les super-riches et les médecins en cheville avec le pouvoir passeraient leur temps à la télévison à nous expliquer ce que nous devons faire ? Ces gens seraient tous planqués chez eux, enfermés à double tour dans des bunkers et nous laisseraient nous débrouiller tout seuls. Et, petit détail sans importance, si vous faisiez partie des survivants, vous vous rendriez compte qu’une personne sur trois que vous connaissez serait morte.

Autant dire que vous n’auriez pas vraiment l’esprit à vous demander s’il faut ou non mettre un masque.