Les indépendantistes corses sont des politiciens français comme les autres

La Corse est une île décidément rigolote. Que ce soit la bêtise ou la trouille, les politiciens indépendantistes fraîchement élus se sont empressés d’expliquer qu’il fallait être gentil avec les musulmans, ne pas vouloir foutre les Arabes dehors, et surtout se rappeler que les Marocains avaient libérés la Corse. Tout est là. Y compris une petite saillie anti-FN, dont les électeurs ne peuvent être que de méchants continentaux.  C’est beau comme un discours de politiciens français républicains, ce pourrait être du Valls ou du Cazeneuve dans le texte. Bizarre quand même qu’il ne parle que d’Arabes et de Marocains, d’ailleurs. Il y a là comme un aveu. Parce que s’il accuse les continentaux, donc les Français présents en Corse de voter pour le FN, il n’a pas osé dire que ce sont de méchants Français qui ont attaqués de gentils pompiers corses. Comme quoi, il sait que les Corses ne sont pas complètement stupides et savent faire la différence entre une racaille muzz  qui caillasse des pompiers et un gendarme français qui leur colle un pv pour excès de vitesse.

Pas de chance pour les Corses : il semble bien que le jour de l’indépendance, les Français seront mis à la porte, mais pas les racailles. Je ne suis pas sûr qu’ils y gagnent vraiment.

 

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Encore les Corses !

Les Corses aiment bien faire parler d’eux ces derniers temps. Ça chauffe du côté d’Ajaccio : ils n’ont pas apprécié que la racaille tende une embuscade aux pompiers, et ils ont décidé d’aller le faire savoir sur place aux voyous. Comme un seul homme, sans la moindre hésitation, Valls en tête, la caste politicienne s’est rangée du côté des musulmans. Nos politiciens ont clairement choisi leur camp, et ce choix est sans surprise aucune.

Il faut bien dire que l’agression de pompiers est une chose tellement banale dans la France socialiste de 2015 qu’elle n’émeut plus grand-monde. Par contre, le saccage d’une mosquée illégale installée dans une salle de sport semble être un cas d’indignation prioritaire pour les membres du gouvernement. Surtout si elle est le fait de citoyens qui commencent un peu à en avoir marre et qui ne font plus confiance au régime pour régler les problèmes de criminalité. Du coup, la seule réponse de la république, c’est d’envoyer ses flics pour faire tampon entre deux populations qui ne s’apprécient guère, et surtout pour protéger la racaille de la colère des Corses, dont on commence à comprendre les velléités indépendantistes. Belle image du vivre-ensemble socialiste républicain.

La réaction des Corses est saine et déplorable à la fois. Saine, parce que la racaille ne connaît que le langage de la force, et qu’il ne faut pas se laisser faire par des minables qui ne prospèrent que parce que la république les nourrit et les laisse agir. Déplorable, car on ne peut vraiment se réjouir de ce que la faillite de l’État soit aussi avancée, à tel point qu’on ne puisse compter ni sur la police ni sur la justice pour mettre hors d’état de nuire des gens qui sont des criminels – rien que l’incendie volontaire en réunion est un crime puni, théoriquement, de 20 ans d’emprisonnement.

Tout cela n’augure rien de bon. Lentement mais sûrement, nous allons vers une libanisation de la France, et il n’y a pas lieu de s’en réjouir. Une fois de plus, nous avons la preuve que la république et ceux qui l’incarnent ne sont pas de notre côté, trop pressés qu’ils sont de donner des gages à une clientèle électorale en laquelle ils mettent apparemment beaucoup d’espoirs. Cela est très, très inquiétant. La république est en train de couler, et elle compte bien nous entraîner avec elle dans son naufrage.